27 femmes de rabbins signataires d’un manifeste anti-Arabe

Exhalant des effluves putrides, mais extraordinairement fédératrices, la haine raciale est un brasier incand

jeudi 30 décembre 2010

Exhalant des effluves putrides, mais extraordinairement fédératrices, la haine raciale est un brasier incandescent qui enflamme aussi certains esprits israéliens, parmi les plus dogmatiques, dont on nous cache l’ardeur du fanatisme, tant la vérité sans fard sonnerait le glas de la fabuleuse légende de la terre promise.

Sous la bannière de la détestation de l’altérité sémite, la gent féminine religieuse d’Israël est passée à l’action, à travers 27 figures de proue animées par un activisme fiévreux, toutes femmes de rabbins, et signataires d’un manifeste destiné à leurs congénères juives, qui appelle à une mobilisation massive contre leur « compatriote » arabe ciblé de toutes parts, ce frère en Dieu qu’il convient de fuir, d’exproprier, et de rayer de la carte…

La miséricorde et la fraternité ne sont pas au programme de ces « intégristes housewives », épouses de dignitaires juifs orthodoxes non moins exaltés, qui se sentent l’âme de prédicateurs portant la bonne parole, mais les mots ne sont pas ceux de l’apaisement.

Les médias israéliens se sont fait l’écho de ces nouvelles règles d’or de sinistre augure, qui préconisent de considérer l’Arabe comme un pestiféré, un traitement de faveur avant de le bouter hors d’Israël très certainement. "Les Juives d’Israël doivent éviter toute forme de relations avec les Arabes", elles "doivent s’abstenir de collaborer ou d’effectuer un service national" avec leurs compatriotes arabes, tout en stipulant « qu’il leur est fortement déconseillé d’avoir des relations sentimentales" avec ces derniers. Enfin, le manifeste acrimonieux des 27 semeuses de troubles met en garde les jeunes filles juives contre "les tromperies auxquelles les jeunes Arabes auraient recours pour les séduire, notamment l’hébraïsation de leurs patronymes ou une gentillesse affectée".

Connue des seuls initiés, la face sombre de l’idyllique démocratie du Proche-Orient nous est sciemment dissimulée, et pour cause ! Son racisme, loin d’être latent, peut aussi bien déverser son fiel dans des manifestes que faire parler les armes, quant à son arrogance, loin d’être une illusion, elle se manifeste crânement, du haut de son impunité, en refusant de présenter des excuses à la Turquie pour la tragédie de la flotille de Gaza, ou en maintenant son cap expansionniste en toute illégalité.

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