L’Algérie aux avant-postes du soutien aux détenus palestiniens

"L’Algérie ne sera pas un terrain de normalisation avec l’ennemi sioniste", cette

mardi 7 décembre 2010

"L’Algérie ne sera pas un terrain de normalisation avec l’ennemi sioniste", cette entrée en matière qui s’affranchit haut et fort de tous les petits arrangements entre ennemis, on la doit au président du Centre arabe international de communication, M. Maan Bechour, à l’occasion de la tenue à Alger du colloque arabe international de soutien aux détenus palestiniens.

Fer de lance d’une révolution inscrite dans les annales mondiales des grands mouvements de résistance, l’Algérie a donné le ton, hier, d’un rassemblement sur le thème de "l’existence et la liberté de l’individu", qui se veut être aux avant-postes d’un combat en faveur de la souveraineté palestinienne, et de la libération de l’enfer carcéral, qu’il soit à ciel ouvert, Gaza, ou à l’ombre de geôles israéliennes.

Tranchant avec la duplicité et la lâcheté dont sont coutumiers les rois du pétrole arabes, le cri de ralliement algérien était aux couleurs de la Palestine délivrée de son oppresseur, dans un contexte alarmant marqué par la violation aggravée des droits de l’homme. Ce fut également la rampe de lancement d’une vaste campagne de soutien aux quelque 7 000 prisonniers, dont 270 âgés de moins de 18 ans, qui croupissent en prison, tout en apportant la touche finale à un ambitieux projet de développement civilisationnel, historique et humanitaire.

Figures emblématiques de prisonniers martyrs, les noms de Hassam Laoui, mis aux fers israéliens pendant des dizaines d’années, et de Marouane Barghouti, condamné plusieurs fois à perpétuité, étaient mis à l’honneur, tandis que le président du comité de préparation du colloque, M. Abdelaziz Sayed, formulait un vœu qui n’aspire pas à rester pieux : "la libération de la Palestine ne sera possible qu’avec la libération du dernier détenu palestinien".

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