L’ambassadeur en Israël nommé par Trump veut prendre ses quartiers à... Jérusalem !

« Amoureux inconditionnel d’Israël », tel qu’il se définit lui-m

lundi 19 décembre 2016

L’ambassadeur en Israël nommé par Trump veut prendre ses quartiers à... Jérusalem !

« Amoureux inconditionnel d’Israël », tel qu’il se définit lui-même, militant ardemment pour la poursuite de la colonisation forcenée de la Cisjordanie dont il nie l’illégalité, et plus farouchement encore pour que l’ambassade US prenne ses quartiers à Jérusalem, loin de Tel Aviv, David Friedman, 57 ans, ce néophyte en matière de diplomatie sur lequel Donald Trump a jeté son dévolu pour représenter la grande Amérique sur le sol de la « terre promise », n’appartient pas au camp des gentils mais des méchants américains pro-sionistes à l’extrême.

On l’aura compris, avec ce sinistre personnage, très controversé de l’autre côté de l’Atlantique, comme ambassadeur de la première puissance mondiale en Israël, le rouleau compresseur du colonialisme a encore de beaux jours devant lui, quant au fragile processus de paix, déjà maintes fois torpillé par le criminel de guerre Netanyahou, il a sacrément du plomb dans l’aile !

Rien de tel qu’un avocat spécialisé dans les faillites, proche parmi les proches du nouveau président des Etats-Unis auquel il a prodigué de précieux conseils lors du dépôt de bilan de ses casinos, pour provoquer la faillite de la « solution à deux Etats » !

Une solution dont David Friedman, ce juif décrit comme pratiquant et maîtrisant parfaitement l’hébreu, se fait le fervent adversaire, allant même jusqu’à préconiser l’annexion de la Cisjordanie avec l’assentiment de son mentor en politique, le milliardaire devenu roi, Donald Trump. Ce dernier n’a même pas sourcillé en l’entendant appeler à l’installation de l’ambassade américaine à Jérusalem, c’est tout dire !

Pour être un diplomate débutant, David Friedman n’en est pas moins le président de l'association des Amis américains de Beit El, du nom d'une colonie israélienne située à la sortie de Ramallah, au sein de laquelle est implanté le siège du gouvernement militaire qui gère les Territoires occupés. Pour couronner le tout, Jared Kushner, l’époux de Ivanka, la fille de Donald Trump, s’avère être l’un des généreux mécènes de cette association, à coup de milliers de dollars injectés annuellement. Une belle affaire de famille, en somme !

  

Friedman, Trump et sa fille Ivanka : un joli portrait de famille !

Nul besoin de dire combien l’émoi est grand en Palestine et au-delà, dans l’ensemble du monde musulman, à l’annonce de cette nomination infâme qui transpire le népotisme « trumpien », mais aussi aux Etats-Unis, cet allié indéfectible de l’Etat hébreu, où les colonies sont, en théorie, considérées comme un obstacle à la paix.

Le premier coup de semonce a été donné par le secrétaire général de l’OLP, Saeb Erekat, qui a averti, le 16 décembre, que si jamais le vœu de Donald Trump de déménager l'ambassade américaine à Jérusalem était exaucé, cela anéantirait toute perspective de paix avec Israël. « La question du statut définitif de Jérusalem est une question à négocier entre Israël et les Palestiniens», a-t-il martelé, avant d’interpeller fermement les deux dangereux fauteurs de guerre américains :  «Si vous deviez prendre ces mesures de déménagement de l'ambassade et d'annexer les colonies en Cisjordanie, vous envoyez cette région à plus de chaos, d'anarchie et d'extrémisme.»

La deuxième mise en garde a émané d’une partie des juifs américains, littéralement atterrés par cette nomination, par le truchement du groupe J Street, classé à gauche, partisan d’Israël et de la paix, qui a fustigé un « choix irresponsable », risquant «  d'entacher la réputation et la crédibilité de l'Amérique dans la région et dans le monde». «La nomination de Friedman est inacceptable et J street luttera pour persuader les sénateurs américains de ne pas confirmer sa nomination », ont dénoncé ses membres, en prophétisant des lendemains qui déchantent si « Israël annexait des colonies construites sur des terres occupées ».

La balle est à présent dans le camp du Sénat, seul à même d’approuver ou non la promotion indigne de David Friedman à un poste clé au Proche-Orient, dont chacun sait qu'elle relève du fait du prince…

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