Algérie en quasi-état de siège : Alger quadrillée par la police

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mardi 18 janvier 2011

le régime qui craint une révolte populaire, a considérablement renforcé, de manière visible, le dispositif de sécurité dans la capitale. Les rues d’Alger sont quadrillées depuis vendredi dernier par un important dispositif sécuritaire.

Les dizaines de ces derniers sont postés en différents lieux sensibles de la capitale. Sur la place du 1er Mai, plus précisément devant le siège de la centrale syndicale, un nombre important de camions des brigades antiémeute attendent un éventuel mouvement de rue. Aux Trois-Horloges, à Bab El Oued, et non loin du commissariat du 5e arrondissement, le même dispositif a été mis en place avec, en tête de peloton, le fameux blindé antiémeute appelé « moustache ». Devant le siège de la Direction générale de la Sûreté nationale (DGSN), la même exhibition de force est constatée. Le palais d’El Mouradia, siège de la présidence de la République, demeure sous l’œil vigilant d’un ensemble de véhicules policiers dirigés par des officiers.

Le pays en quasi-état de siège

Il était difficile pour les Algérois, hier, de communiquer par SMS. Le réseau téléphonique a été perturbé avec l’impossibilité d’envoi de texto, en particulier Mobilis rapporte le quotidien El Watan. Le réseau social facebook subit aussi des perturbations interminables. Par ailleurs, sur le plan sportif, la trêve footballistique a été inhabituellement avancée, ce qui dénote la crainte de voir tout rassemblement populaire se transformer en manifestation. Les activités culturelles ont, elles aussi, été suspendues jusqu’à nouvel ordre.

Radio Kalima

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