Egypte : des sextapes attribuées à un Cheikh salafiste pour le discréditer sont l’œuvre d’un autre

Une ressemblance saisissante, exploitée sans vergogne par les médias égyptiens rang&eacut

jeudi 13 novembre 2014

Egypte : des sextapes attribuées à un Cheikh salafiste pour le discréditer sont l’œuvre d’un autre

Une ressemblance saisissante, exploitée sans vergogne par les médias égyptiens rangés inconditionnellement du côté du tyran Sissi, jette l’opprobre sur le très respecté Cheikh salafiste, Ahmed Khalil Khairallah (photo ci-dessus), lequel, depuis le 11 novembre, est pris dans une violente tourmente politico-médiatique balayant tout sur son passage, la réputation d’un homme comme celle de son parti Al Nour.

Pris inconsidérément pour Mamdouh Hijazi, un amateur invétéré de sextapes qui avait mémorisé sur son PC pas moins de 12 vidéos de ses ébats sexuels avec des femmes mariées et des jeunes filles résidant dans la banlieue d’Alexandrie, le prédicateur très en vue a été brutalement livré à la vindicte par des journalistes inféodés à la junte au pouvoir, après que son sosie ait confié son ordinateur en panne à un technicien.

Quelle belle aubaine pour le dictateur Sissi que ce scandale éclaboussant opportunément un membre éminent du parti Al Nour, cet allié d’hier qui a contribué à éradiquer les Frères musulmans, devenu aujourd’hui très encombrant au point d’œuvrer pour le faire tomber sur une affaire scabreuse montée de toutes pièces.

Alors que les Egyptiens visionnent sans modération les clips sordides diffusés sur le Net par des médias aux ordres, la direction du parti Al Nour a aussitôt publié un démenti qui ne laisse aucun doute quant à l’erreur flagrante sur la personne, une imposture derrière laquelle la main de fer du pouvoir peine à se cacher.

Quant aux organes de presse et de télévision qui ont pris une part active au lynchage médiatique de Ahmed Khalil Khairallah, ils font l’objet d’une plainte pour diffamation. Mais quelle suite judiciaire aura-t-elle donc dans des prétoires égyptiens, bras armé de la tyrannie, où se jouent et se rejouent à l'infini des mascarades de procès politiques ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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