Vendredi 25 July 2014
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L’échec des médiations internationales fait craindre le pire en Egypte

L’échec des médiations internationales fait craindre le pire en Egypte
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En imputant l’échec de ces médiations diplomatiques aux Frères Musulmans, le pouvoir militaire cherche-t-il à préparer l’opinion publique aux mesures qu’il compte prendre pour briser la résistance pacifique des millions de personnes qui manifestent depuis plus d’un mois contre le coup d’Etat et pour le rétablissement de la légitimité constitutionnelle ?

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En annonçant de manière spectaculaire l’échec des médiations internationales qui ont tenté ces derniers jours de débloquer la dangereuse situation née du coup d’Etat militaire du 3 juillet, la présidence intérimaire égyptienne, qui n’est que la façade civile de la junte militaire qui dirige de fait le pays, a-t-elle voulu forcer la main à ses partenaires diplomatiques pour les amener à accepter sa politique du fait accompli ? En imputant l’échec de ces médiations diplomatiques aux Frères Musulmans, le pouvoir militaire cherche-t-il à préparer l’opinion publique aux mesures qu’il compte prendre pour briser la résistance pacifique des millions de personnes qui manifestent depuis plus d’un mois contre le coup d’Etat et pour le rétablissement de la légitimité constitutionnelle ?

Dans une première réaction à ce communiqué inquiétant, Michael Mann,  porte-parole de la commissaire européenne aux affaires étrangères, Catherine Ashton, ne s’y est pas trompé lorsqu’il a exprimé l’inquiétude de l’Europe quant aux conséquences qui pourraient découler de l’échec annoncé des médiations diplomatiques. En effet, l’annonce par le pouvoir égyptien de l’échec des médiations diplomatiques cache un plan des plus scélérats décidé bien avant l’arrivée des délégations étrangères et qui consiste à provoquer un bras de fer violent avec les manifestants pour justifier la répression et peut-être la mise hors-la loi des Frères Musulmans. 

Confirmant les craintes de nombreux observateurs, le pouvoir vient de donner un ultimatum aux organisateurs des sit-in des places Al Adawiya et Al Nahda en vue de se disperser rapidement sans quoi il serait obligé de recourir à la force pour y parvenir. Les menaces brandies par un des hommes forts du nouveau pouvoir, le ministre de l’intérieur et général de police Mohamed Ibrahim, sont accompagnées d’une campagne médiatique hystérique d’une rare violence qui appelle ouvertement au meurtre des islamistes et ce, au mépris des règles déontologiques les plus élémentaires.

La fuite en avant du pouvoir militaire

A la grave imprévoyance politique de leur geste, les auteurs du coup d’Etat militaire, qui ne s’attendaient sans doute pas à une protestation  populaire de cette ampleur, vont-ils ajouter un aventurisme aux conséquences incalculables en se lançant dans une opération répressive de grande ampleur qui risque de déboucher sur un  bain de sang avec toutes les caractéristiques d’un crime contre l’humanité passible de poursuites pénales devant des juridictions internationales ?

En cherchant à faire endosser à ses adversaires islamistes la responsabilité des conséquences qui pourraient résulter de la dispersion par la force des sit-in populaires, le pouvoir égyptien tente de répondre par avance aux critiques et condamnations qui ne manqueraient pas de suivre un éventuel carnage. Mais il y a des faits tangibles qui ne sauraient passer inaperçus aux yeux des observateurs attentifs. Comment expliquer la fin de non-recevoir opposée par le  pouvoir militaire aux différents médiateurs égyptiens qui ont proposé des initiatives de sortie de crise avec comme point commun le souci de sauver la légitimité constitutionnelle tout en prenant acte de la difficulté d’un retour pur et simple à la situation antérieure au 30 juin ?

Durant les deux dernières semaines, outre l’initiative du chef de gouvernement destitué Hicham Qandil, au moins trois initiatives ont vu le jour émanant de personnalités civiles et politiques. Elles s’accordent toutes sur deux principes fondamentaux : 1. Le retour à l’ordre constitutionnel, 2. L’ouverture d’un processus de transition démocratique constitutionnel sans le président Morsi. Comme on peut le constater, les deux principes ont le mérite de satisfaire les revendications contradictoires des deux parties en conflit. Les initiatives en question qui ont été tour à tour proposées dans des versions légèrement différentes par des personnalités civiles, religieuses et politiques, concilient les deux principes en apparence contradictoires par une mesure provisoire intelligente. Le président Morsi revient le temps d’annoncer sa démission qui sera suivie de mesures politiques apaisantes.

Dans la première initiative, qui fut l’œuvre d’un groupe de penseurs respectés comprenant notamment Mohamed Selim Al Aoua, Tarek Al Bichri, Mohamed Amara et Fahmi Houeidi, la démission du président Morsi sera accompagnée de la délégation de ses pouvoirs constitutionnels à un premier ministre consensuel auquel reviendra la mission de lancer le processus de transition constitutionnel lequel comprendra des élections législatives et présidentielles anticipées et ce, en vertu des articles 141 et 142 de la Constitution de 2012. Des théologiens proches de la mouvance salafiste, avec à leur tête le célèbre prédicateur Mohammed Hassan, ont également proposé leurs bons offices sans qu’on sache les détails de leur plan. De son côté, le leader du parti de l’Egypte forte, Abdelmouneim Abdelfettouh, qui s’est classé quatrième avec plus de 4 millions de voix au premier tour de l’élection présidentielle de juin 2012 et qui a participé au processus ayant amené à la destitution du président Morsi, a rendu publique une initiative politique qui propose le retour à la constitution de 2012 ainsi que le retour provisoire du président Morsi, le temps d’appeler à une élection présidentielle anticipée.

Premières fissures dans le camp putschiste

L’initiative de Abdelmouneim Abdelfettouh mérite d’être particulièrement citée dans la mesure où elle émane d’une personnalité politique qui fut jusqu’à un  passé proche un dirigeant de l’aile modérée des Frères Musulmans avant d’en être exclu et qui a malheureusement participé aux tractations qui ont conduit au coup d’Etat mais que les dérapages sanglants du nouveau pouvoir militaire ont fini par convaincre que loin de constituer un « redressement » dans le cours de la révolution, l’éviction du président Morsi a permis aux représentants de l’ancien régime de Moubarak de revenir progressivement au-devant de la scène. C’est donc en toute logique qu’il a pris ses distances avec le nouveau pouvoir issu du coup d’Etat, après avoir dénoncé la répression qui a fauché plusieurs dizaines de manifestants pacifiques, et a commencé à réclamer le retour à la constitution de 2012, la libération des prisonniers politiques et la démission du ministre de l’intérieur et de tous les responsables de la sûreté de l’Etat qui ont été réintégrés dans leurs postes depuis le coup d’Etat.

La volte-face de Abdelmouneim Abdelfettouh a sans doute affecté sérieusement le camp du nouveau pouvoir militaire qui voit ainsi s’éloigner un de ses soutiens politiques les plus crédibles. Mais il est  loin d’être le seul. Par opportunisme ou par conscience, la direction du parti salafiste Al Nour a également pris ses distances avec ses alliés militaires et laïcs. Il lui était difficile de faire autrement quand on sait qu’une partie importante de ses bases a rejoint la résistance pacifique au coup d’Etat.

De leur côté, les responsables du mouvement du 6 avril et de Tamarrod, tout en continuant à soutenir ce qu’ils appellent pompeusement la « révolution » du 30 juin, n’hésitent plus à dénoncer la répression et à montrer leur inquiétude devant la multiplication des signes d’un retour au régime Moubarak. Enfin, un des piliers politiques et diplomatiques du nouveau pouvoir militaire, Mohamed Al Baradei, n’a pas hésité à exprimer publiquement son rejet de la décision du chef du gouvernement de mandater le ministère de l’intérieur pour disperser par la force les sit-in populaires de la même manière qu’il a condamné les massacres qui ont fait des dizaines de victimes devant le cercle de la Garde républicaine et la place Adawiya. Ces prises de position lui ont valu une campagne hostile et virulente dans les médias publics et privés.

Ces rebondissements imprévus et ces fissures dans le camp anti-Morsi ne peuvent laisser indifférents le noyau dur des auteurs du coup d’Etat et c’est ce qui explique peut-être leur nervosité et l’impression qu’ils veulent mettre leurs partenaires diplomatiques occidentaux devant le fait accompli en prétextant après coup qu’ils n’avaient pas le choix de la méthode pour amener leurs coriaces adversaires à la raison.

Premiers signes d’une déconvenue diplomatique

Ces développements internes sont d’autant plus inquiétants qu’ils ont été de fait confortés par les missions diplomatiques qui se sont succédé au Caire depuis deux semaines en vue de faciliter l’ouverture d’une négociation politique. Derrière la langue de bois diplomatique des émissaires envoyés au Caire par leurs gouvernements respectifs, il n’est pas difficile de déceler la déception et l’amertume.  Même si officiellement, il ne faut pas s’attendre à autre chose qu’à des déclarations regrettant le manque de bonne volonté des parties concernées sans autre précision, il est difficile de ne pas reconnaître que c’est l’intransigeance du pouvoir militaire qui a empêché toute avancée dans le sens d’un compromis politique comme l’a laissé entendre le ministre néerlandais des affaires étrangères, Frans Timmermans. Le fait qu’il n’ait même pas accédé à la demande de ses partenaires diplomatiques qui l’appellent à libérer le président Morsi, ses collaborateurs ainsi que les dirigeants islamistes arrêtés depuis le coup d’Etat ne peut qu’irriter les responsables occidentaux qui semblaient pourtant acquis au fait accompli des militaires.

Mais la goutte d’eau qui a fait déverser le vase est sans doute l’intervention franche et directe du sénateur américain John McCain qui a osé, au Caire, désigner par son nom le coup d’Etat du 3 juillet et à l’adresse des journalistes égyptiens qui font semblant de ne pas comprendre, il s’est permis une petite leçon de choses : « les gens qui sont actuellement au pouvoir n’ont pas été élus et ceux qui ont été élus sont en prison ». Difficile après cela de définir plus clairement ce qu’est un coup d’Etat. Certes, McCain a bien précisé que le passé appartient à l’histoire et que le plus important est d’avancer vers un règlement politique de la crise mais c’était assez pour irriter le pouvoir militaire qui a réagi par la bouche du porte-parole de la présidence intérimaire en dénonçant ce qu’il a appelé « un dépassement des usages diplomatiques » et « une ingérence inadmissible dans les affaires intérieures de l’Egypte ».

Le recours à ce genre de discours pseudo-nationaliste à usage interne est complètement anachronique quand on sait que les généraux putschistes ont averti les dirigeants israéliens de leur coup trois jours à l’avance et leur ont promis toute leur coopération dans la sécurisation du Sinaï, l’étranglement de la bande de Gaza et la mise au pas du Hamas sans parler de  la coordination avec les régimes saoudien, émirati et jordanien qui sont connus pour leur rôle contre-révolutionnaire de premier plan dans la région.

Les atermoiements de l’Administration Obama ont coûté cher à l’Egypte et à la région dans la mesure où les généraux putschistes ont cru y voir une sorte de laisser-faire. Les derniers développements laissent espérer un petit changement. Dans un communiqué commun rendu public le jour même où la présidence égyptienne a proclamé que la voie diplomatique a échoué et que les manifestants doivent se disperser, les chefs des diplomatie américaine et européenne, John Kerry et Catherine Ashton ont pris acte de cet échec :« Alors que d'autres affrontements violents ont été évités jusqu'à maintenant, nous sommes toujours préoccupés et nous inquiétons du fait que le gouvernement et les dirigeants de l'opposition ne soient pas parvenus à trouver une issue pour sortir de l'impasse dangereuse, et à accepter de mettre en place des mesures concrètes pour construire la confiance » mais ils n’ont pas hésité à situer clairement les responsabilités  en cas de dérapage :  « Le gouvernement égyptien a une responsabilité particulière dans. la sécurité et le bien-être de ses citoyens… Ce n'est pas le moment de porter des accusations, mais de prendre des mesures qui peuvent faciliter le lancement d'un dialogue et faire avancer la transition.»

 Cette mise en garde à peine voilée peut être comprise comme un avertissement traçant une ligne rouge au-delà de laquelle l’allié peut être lâché. Et c’est ce qui explique sans doute les signes de nervosité et de trouble chez les dirigeants égyptiens qui tentent de jouer leur dernière carte politique : chercher à mobiliser autour d’un discours belliciste, qui sied plus à une milice qu’à un Etat, une partie de l’opinion  publique en jouant sur la fibre patriotique et en cherchant à faire passer les Frères Musulmans pour une sorte de cinquième colonne soutenue par l’étranger. Mais connaissant l’importance qu’accordent les Américains et les Européens au statut de l’Egypte dans l’architecture géopolitique régionale et notamment aux Accords de Camp David, les putschistes peuvent aussi jouer la carte du chantage pour essayer de forcer la main à leurs partenaires occidentaux dont il est attendu, sinon un franc soutien difficile à obtenir dans les conditions actuelles, au moins une certaine compréhension qui ferait que les condamnations politiques des prévisibles dérapages sanglants n’aillent pas jusqu’à la rupture diplomatique.

Dans un  jeu politico-diplomatique où la marge de manœuvre de tous les protagonistes se rétrécit dangereusement, il n’est pas dit que la politique de chantage à laquelle recourent les putschistes et leurs alliés arabes du Golfe soit de nature à peser plus lourd que les craintes que commence à inspirer aux Américains un développement dangereux dont personne ne peut a priori mesurer les conséquences sur la stabilité et la sécurité de la région.

Quelle sera la réaction de l’armée égyptienne ?

Si les généraux faisant partie du petit carré putschiste peuvent se permettre de continuer à rester sourds aux appels de l’allié américain tant ils semblent enfermés dans une tour d’ivoire renforcée par les milliards de dollars promis par les Saoudiens et les Emiratis et un matraquage médiatique étourdissant, il en va autrement des chefs des forces armées qui n’ignorent pas qu’outre les dangers qui pèsent sur la paix civile et la cohésion nationale, l’armée égyptienne ne supportera pas une rupture radicale de la coopération américaine.

Si la efforts diplomatiques échouent à faire entendre raison aux putschistes et si ces derniers ne reculent pas devant la folie qui consiste à lancer une armée de policiers en uniforme ou en civil appuyés par des milliers de nervis et de repris de justice à la solde du pouvoir contre les manifestants pacifiques au risque d’un bain de sang, personne ne pourra prévoir ce qu’il adviendra de l’Egypte. 

En tout état de cause et quel que soit l’impact des médiations diplomatiques qui vont continuer dans les coulisses, le règlement de la crise dépendra avant tout des acteurs égyptiens. Le mouvement populaire en faveur de la légitimité constitutionnelle restera un élément déterminant et aucune répression ne pourra faire revenir l’Egypte aux années de dictature et de plomb. La détermination admirable du mouvement populaire pourrait même accélérer des décantations au sein du camp adverse et ne pas laisser indifférente l’institution militaire.

En effet, l’armée qui s’est laissé entraîner dans une aventure déshonorante par une poignée de généraux félons et une clique de politiciens cupides et aventuriers soutenus par les appareils de l’ancien régime et quelques oligarques mafieux, mais en laquelle les forces populaires continuent malgré tout d’espérer, a devant  elle une occasion en  or de se racheter, d’arrêter les mains criminelles qui cherchent à précipiter l’Egypte dans l’abime et de permettre enfin aux différentes composantes du peuple égyptien de se réconcilier dans le cadre d’une légitimité constitutionnelle inclusive et renouvelée par toutes les parties prenantes dans la révolution du 25 janvier sur la base des enseignements tirés de cette dure épreuve.

Le courageux peuple égyptien, fort de sa foi et de sa patience, qui est en train de donner au monde une formidable leçon d’endurance et de résistance pacifique, mérite vraiment des chefs militaires courageux capables de répondre présents dans un moment aussi décisif de l’histoire de l’Egypte. L’avenir proche nous dira si ces chefs militaires méritent vraiment ce grand peuple.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                                                 

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Commentaires

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Mercredi
21 points

John McCain (un excité pro-israelien) soutient Morsi tout comme le Qatar (où se trouve la plus grande base US au Moyen-Orient) et la Turquie (membre de l'OTAN) !
Quel drôle d'amis ont les Fréres Musulmans !
Israel soutient les Fréres Musulamns car ce sont les fauteurs de troubles dans le monde arabo-musumamn, pas parce que ils sont pro-israelien !
Regardez la Tunisie, la Lybie, l'Egypte, la Syrie : c'est le chaos partout de leur fautes !
Le Hamas est un traitre à la cause palestinienne en trahissant la Syrie qui le protégait depuis 25 ans (Cf les articles de René Naba)

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Abdelkader Dehbi
22 points

أخي محمد الطاهر، عيد سعيد وتقبل الله مناٌ ومن كل أفراد هذه الأمة، آمين...
Cher Si Mohamed-Tahar,
Il se peut que je me trompe, mais je n'accorde personnellement aucun crédit aux gesticulations diplomatiques de pure façade, déployés par les divers plénipotentiaires Occidentaux. Bien entendu je ne veux même pas mentionner les misérables clowns des entités pétrolières du Golfe…
Les Occidentaux ont en effet les moyens – tous les moyens – de faire pression sur la junte militaire corrompue qui a trahi son Chef – le président Morsi – en foulant au pied, une Constitution votée par près des 2/3 du peuple égyptien.
Le ballet diplomatique déployé par l'Occident n'a pas d'autre but que de tromper l'opinion publique, tant égyptienne qu'occidentale, tout en donnant bonne conscience aux citoyens de ce même Occident, qui est le VRAI commanditaire – sous la pression des lobbies et de l'Etat sioniste – du Coup d'Etat contre le pouvoir légitime des Frères Musulmans.

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TarekD
-4 points

Tres bon article. Juste pour ajouter qu'on ne peut parler de la volonte DU PEUPLE EGYPTIEN car la société egyptienne est totalement divisee, ceux qui sont contre le gouvernement issu des elections et dit "des freres musulmans" representeront, j'en ai bien peur, la majorite. La raison en est aussi mentionnee dans l'article: Un matraquage mediatique continuel et de desinformation et pas de medias pour retablir la verite, sauf Aljeseera en live en arabe qui emettent de Londres, les seuls a montrer les places occupees et le pacifisme de ces courageux manifestants. A noter que la place Tahrir est elle desertee...

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Easy
-81 points

Les puhistes depuis leur coup d'état ont opté pour la desinformation et le mensonge et ceux parmi les révolutionnaires qui ont soutenu le coup d'état ont commencé à réviser leurs positions, et aujourd'hui les places occupées par les manifestants pro-mursi regorgent de plusieurs courants

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Yannick Laude
-1127 points

La dernière fois que M. Bensaada nous parlait l'Egypte, c'était pour fustiger les Occidentaux qui soutiendraient le coup d'Etat militaire alors que l'UE et les Etats-Unis appelaient déjà ouvertement à libérer Morsi et à l'ouverture d'un dialogue national. Ca lui permet maintenant de passer directement à l'épisode suivant où la médiation occidentale a échoué. Félicitations pour ce tour de passe-passe qui lui permettra bientôt d'accuser les Américains et les Européens d'être responsables du bain de sang selon lui en préparation. La boucle sera bouclée et une fois de plus on expliquera cette haine entre deux parties de la population égyptienne par un complot international, sans se poser une seule fois la question purement nationale et politique de savoir pourquoi 15 à 18 millions de personnes sont descendus dans la rue pour réclamer le départ de Morsi.

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Rachid Zani
-302 points

15 à 18 millions d'habitants qui vivent misérablement,sans logement et qui sont affamés.

Le peuple quand il a faim,est prêt à tout, même à écouter le plus fourbe d'entre les fourbes(sauf à offusquer les athéistes)et le suivre stupidement, presque docilement(Au formol René).18 millions d'âmes qui donneraient jusqu'à leur vie pour vivre différemment.Pour vivre comme vous.18 millions d'êtres humains qui cherchent désespérément à sortir de la misère sont capable du pire.Bouffer ou être bouffé quoi!

Israël doit se retirer des frontières 67 et se conformer au retour des réfugiés et leur enfants(nés après en exil)qui vivaient en Palestine bien avant lui.C'est une condition sine qua non sinon qu'à réveiller les pages sombres de l'Histoire.Ce n'est pas moi qui menace ceux sont les mots.S'ils existent c'est la pensée qui les dicte.La pensée unique.

Des guerriers ,des valeureux,il en restera toujours pour écrire les pages de l'Histoire sinon qu'en les lisant on y découvre la force..et la Foi.

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Abdelkader Dehbi
22 points

@ -- Yannick Laude :

"""....sans se poser une seule fois la question purement nationale et politique de savoir pourquoi 15 à 18 millions de personnes sont descendus dans la rue pour réclamer le départ de Morsi."""

Les images télévisées en boucle sur les Chaînes égyptiennes durant les journées du 30 Juin au 5 Juillet sont des faux ! Il a été clairement établi en effet, que ces images sont celles des manifestants contre le Coup d'Etat et qu'elles ont été prises par l'armée égyptienne et autres médias stipendiés par le clan des Moubarak et leurs alliés de la bourgeoisie compradore et corrompue, générée par les honteux Accords de Camp David. Or, ces images ont été présentées comme étant celles des manifestants contre les Frères Musulmans.

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Rachid Zani
-302 points

C'est dingue,chai plus ou j'ai vu ça mais je crois que c'est au States,une stèle commémorant l'athéisme a été érigée "près d'un monument célébrant les dix commandements chrétiens,sur la pelouse du palais de justice dans la ville de Starke,en Floride."

Une stèle comptant pour rien,qui sert à rien sinon qu'à lui demander ouallo,nothing,nada.Une stèle pour bon à rien,quid des "veaux"riens,des "sots"riens venus geindre pour rien.

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bouhbouh
3 points

15 à 18 millions ? Tout est gigantesque chez vous . Vous contez en euro - dollar - dirham ou en rial ?

La place Tahrir qu'occupe l'opposition ne peut contenir avec les rues adjacente pas plus d'un million .

Mais je crois que vous vous êtes trompé . En effet le chiffre que vous citez , et celui des pros Morsi qui sont descendu par millions dans toute l'Egypte pour réclamer le retour de Morsi , le seul président légitime sorti des urnes .

Mais c'est vrais que les masses médias occidentaux ne s'intéressent qu'aux opposants de la place Attahrir .

C'est du déjà vu . On Iran , on nous a montré les même images de quelques dizaines , allez disons quelques centaines pour faire large, des opposants pro-occident en passant sous silence les manifs de millions d'iraniens pro-gouvernement de Ahmadinjad .

Tiens , on nous ne parle plus de l'Iran ! et pourtant c'est la même politique qui est suivi par nouveau gouvernement!!!

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Yannick Laude
-1127 points

Les 15 à 18 millions concernent les anti-Morsi, qui débordaient dans toute la ville, les pro parvenant difficilement à mobiliser quelques centaines de milliers de personnes, comme le montrent toutes les images de Google Map (sûrement manipulées par le Mossad et la NSA). Quant à l'Iran, on en parle beaucoup, en bien, surtout depuis le discours d'intronisation du président Rohani qui a rompu avec la folie sectaire de son prédécesseur. Enfin, parlons Tunisie, puisque M. Bensaada s'interrogeait perfidement il n'y a pas longtemps pour savoir à qui profitait le crime de Brahmi, après Chouckri: eh bien aux salafistes qu'on vient d'arrêter pour meurtre, dont un franco-tunisien. Un saint homme que ce terroriste, n'est ce pas M. BouhBouh, KoutKout, TicTac et autres alias du même acabit?

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psika1970
57 points

<>(tariq ramadan)je suis entièrement d'accord avec cette lecture et avec l'article, Cependant, je reste très optimiste pour l'avenir prometteur des pays arabes et musulmans.A bon entendeur salam

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Rachid Zani
-302 points

Et voilà j'ai Farida sur les "zépoles".

Tu connais le dicton Farida:"si tu bois à Ain Fouara,tu reviendras à Sétif"

C'est mon kdo d'excuses très chère sœur(et en plus t'es pas blonde)

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alice
-2167 points

Merci, Rachid!
J´accepte ce cadeau et tes excuses et te demande d´accepter les miennes en retour.
J´avais promis de ne plus intervenir et n´ai toujours pas tenu ma promesse.

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bouhbouh
3 points

Je ne sais pas où ce monsieur Y Laude va chercher ses informations toutes erronées les unes que les autres ?

Il est 1 h 30 du matin , et je suis en directe sur Aljazeera les manifestations qui se déroulent en directe dans plusieurs villes d'Egypte , et tous ces manifestants hommes et femmes, à pieds et en voitures , brandissent les drapeaux égyptiens et les portraits du président Morsi et réclament son retour!

Alors que la place Attahrir lieu symbolique des opposants à Moubarek jadis et pros militaires aujourd'hui est déserte .

Mais les masses médias occidentaux vont encore inondées les écrans avec les images d'archives , pratique bien rodée des média-mensonges formule oh combien juste et chère à Monsieur Michel Collon .

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Yannick Laude
-1127 points

@ Bouhbouh: Je parlais evidemment des manifestations du début de l'été et notamment de la manifestation fleuve qui n'était qu'un seating géant dans tout le Caire du 30 juin dernier et qui a conduit à la destitution de Morsi par l'armée. Depuis les pro-Morsi n'ont jamais réussi à mobiliser autant de monde. Mais l'armée si, contre elle. Car les manifestants qui se joignent maintenant aux pro-Morsi menacés par les soldats, ont eux-mêmes manifesté contre le président destitué. Simplement, ils ne veulent pas non plus de l'armée et d'une dictature militaire. Ils veulent un gouvernement civil où les Frères joueront un rôle majeur mais pas unique et qui s'occupe des vrais problèmes du pays et non de son islamisation. Ce qu'Ennadah a compris en Tunisie voisine, semble-t-il.