Mercredi 27 August 2014
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Appel d'intellectuels et d'universitaires algériens à la solidarité avec l'Egypte

Appel d'intellectuels et d'universitaires algériens à la solidarité avec l'Egypte
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Il ne s'agit pas pour nous de soutenir un parti contre un autre, une partie de la société égyptienne contre une autre, mais d'une position avant tout morale, celle du respect du principe intangible de la souveraineté populaire, celle du respect de la démocratie et de ses règles.

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Nous, soussignés, avons jugé nécessaire, face à notre conscience, d'exprimer notre opinion sur la situation actuelle en Egypte.

Nous voulons tout d'abord exprimer notre horreur devant les massacres répétés commis par les autorités égyptiennes actuelles contre des foules innocentes, coupables à leurs yeux d'exprimer leur opinion et leur refus du coup d'Etat militaire.

Ces boucheries ne sont que le prolongement de la violence qui a consisté à renverser par la force un pouvoir qui bénéficiait de la légitimité constitutionnelle et elles font craindre le pire pour l'avenir.

Il ne s'agit pas pour nous de soutenir un parti contre un autre, une partie de la société égyptienne contre une autre, mais d'une position avant tout morale, celle du respect du principe intangible de la souveraineté populaire, celle du respect de la démocratie et de ses règles.

Nous voulons dire, ici, haut et fort, qu'aucune raison ne peut et ne saurait justifier qu'on puisse remettre en cause le résultat d'un scrutin populaire légitime. Nous voulons exprimer, à ce propos, notre tristesse de voir certaines élites arabes se déconsidérer en soutenant un pouvoir putschiste, en s'efforçant idéologiquement de lui construire une légitimité et d'aller jusqu'à tenter d'expliquer les crimes qu'il commet.

Notre attachement à la démocratie est notre conviction qu'elle est la seule voie pour le progrès, la renaissance des pays arabes et leur cohésion nationale. Nous exprimons notre conviction que les problèmes des pays arabes ne peuvent se régler que par le dialogue, de façon pacifique, en dehors de toute violence. Nous exprimons aussi notre profonde angoisse devant le danger terrible de guerre civile que le coup d'Etat fait courir à l'Egypte.

Nous demandons le retour à la légitimité démocratique et constitutionnelle en Egypte, la fin de la répression contre les opposants au coup d'Etat, le respect du droit à manifester pacifiquement ses opinions, que la lumière soit faite sur les récents massacres, sur l'usage de sévices et de la torture et que les coupables soient jugés.

Nous considérons que l'attitude des Etats Unis, des principales puissances occidentales vis-à-vis du coup de force en Egypte est en contradiction avec les règles de la communauté internationale concernant l'illégalité des coups d'Etat militaire, et qu'elle est donc une politique de deux poids deux mesures, marquée par l'ambiguïté, et qu'elle ne fait pas honneur aux principes de la démocratie dont ils se réclament.

Nous appelons enfin l'opinion arabe et dans le monde à dénoncer la répression en Egypte et à exprimer sa solidarité avec les luttes démocratiques du peuple égyptien.

REJOIGNEZ CET APPEL :   email:   egyptesolidarite@gmail.com

Premières signatures: Pr Djamel LABIDI, Université d'Alger2; Pr Zoubir AROUS, Université d'Alger2;Pr Ahmed Redouane CHEREFDDINE, Université d'Alger2; Dr. Mohamed HENNAD, Ecole nationale supérieure des sciences politiques, Alger; Hmida AYACHI, journaliste et écrivain; Me Mustapha BOUCHACHI, avocat et parlementaire; Dr Mustapha NOUICER, Université d'Alger 2; Dr Mohamed AREZKI, Historien; Dr Khaled BENSMAINE, politologue; Sohil ELKHALDI, journaliste et écrivain;

Dr Fouad DJEMAI, Université d'Alger 2; Dr. Djilali ELMESTIRI, Chercheur au CRASC Oran;Dr Mehdi Lotfi, Université de Strasbourg (France); Dr. Abderrezak MEKKAOUI, Ingénieur, Berkeley, USA; Dr Fadila BOUAMRANE, Faculté de médecine d'Alger; Pr Kamel TAIBI, USTHB Algérie; Abdelaziz HARITI, directeur du Centre "Amel el OUMMA" d'études et de recherches; Ahmed BENYAGHZAR, Maitre Assistant, Université d'Alger2 ;Farouk Abou Seradj ADHAHAB écrivain et enseignant à l'Université d'Alger, Dr Abdelhaq MAHI, université de Constantine; Dr Mohamed El Arbi FELLAH, écrivain et universitaire , Université de Bechar; Dr Abdallah LATRECHE, Université de Tlemcen; Dr Tahar BELKHEIR, Université d'Oran; Dr El Arbi ALLALI, Université d'Oran; Dr Ayoub SELMI, Université d'Alger; Dr Abdallah HAWADEF, Université de Msila; Dr Ahmed SENNANI, Université de Biskra; Dr Youssef ZAAF, Centre universitaire de Relizane; Dr Abdelkader BERRICHE, Ecole supérieure de commerce, Université d'Alger; Dr Abdeladhim BENSAGHIR, Université de Biskra; Dr Djemila MOHAMEDI, Université d'Alger; Pr Kamel GERGOUR Université d'Oum El Bouaghi; Dr Dahmen ACHOUR, Université de Msila; Dr Ahmed GHRABI, Université de Msila; Dr Said MELLAH, Université de Msila; Dr Abdessadok ABDELAZIZ Centre universitaire de Relizane; Dr El Arbi BENSMAINE, Université de Bechar; Dr Bouabdallah BENSLIMANE, Université de Bechar; Redouane BENATALLAH, homme politique; Dr Belkacem ZAKDOUD, Université d’Oum Bouaghi; Dr Yassine LOQMAN, Université d'Oum Bouaghi; Dr Salah Djadid, Université d'EL TARF; Dr Ramdhane ABED, Université El Tarf; Dr Hussein TOUMI, Sociologue, Université d'Alger 2; Dr Ahmed BEKKA, Département de Chimie,  Université d'Oran ; Dr Kasmi BAKHTAOUI, Université de Chlef; Dr Hussein BOUMEDIENE, Université de Tlemcen; Dr Khelifi  ECHEIKH, Université de Tlemcen; Dr Mohamed LATI, Université de Tlemcen; Dr Miloud BOURDECH, Université d'Oran; Pr Omar BOUFELDJA, Chercheur en psychologie, Université de Tlemcen; Dr El Habib  AZZAZ, Université de Mascara; Dr Cherfi MOULAY IDRISS, Université de Mascara; Dr BELARBI IBN OMAR, Université de Mascara; Dr Aicha DEBIB, Université de Blida; Elhafnaoui BENAMAR GHOUL, journaliste; Mohamed Farouk  BENBEDRA, ingénieur d'Etat; Salim CHETOUH, écrivain; Dahman BAGHDALI, Ingénieur d'Etat, Bouira; Ahmed GHAMIT; journaliste; Abdelhamid OTHMANI, journaliste; Mohamed BELALIA, journaliste; Amine ZEROUATI, journaliste; Walid El AQUEL ; journaliste; Mohamed BOUAZOUZ, enseignant à l'université de Khemis Miliana; Dr Nacer KASMI, Université de Blida; Mohamed GHAZI, professeur à l'Ecole normale supérieure, Bouzareah, Alger; Fares BOUHADJILA, écrivain et enseignant; Abderachid HADJEB, conteur et romancier, Oran; Riadh BOUHADJILA, poète; Youssef DJIRAH, historien; Aissa BRAHIMI, avocat et ex vice-président de l'Assemblée nationale populaire; Mahmoud BENSAID, enseignant à l'Université de Laghouat; Abdelaziz BOUCHKHOU, ingénieur d'Etat; Naserdine BOUHAMIDA , enseignant à l'Université de Khemis Miliana; Sadek REBAI, enseignant du secondaire, Alger; Dr Hmidate RARBOU, Chirurgien dentiste; Dr Wahib BOUSSAADIYA, Université de Msila; Dr Abdenour MANSOURI, Université de Msila; Zohra MILIANI, professeur  dans le secondaire, Alger; Rachid BOUSBAA, professeur de l'enseignement moyen, Alger; Dr Kacimi BOUDRAA, département informatique, Université de Msila; Zineddine TOBAL, ingénieur.  Ahcene Cherif ABDELALI, ex députe. Naima SALHI, présidente de l'Union nationale des "cadres pourl'Algérie", Abdelkader BERRICHE, professeur à l'Ecole normale supérieure; Abderrahmane TOUMI, Professeur à l'Université de Boumerdés, Ahmed CHERIT, professeur à l'Université de Blida.Youssef GIRARD,  historien;  Yahia MEKHIOUBA, journaliste présentateur sur ALASR TV;Khaled LAROUSSI   MEFTAH, ingénieur. Tawfik TOUDERT, administrateur;Pr Brahim BOUDERAH, département d'informatique, Université de Msila.Brahim HADDAD, chercheur  en unité de développement des équipements solaires.  Ahmed MESSAOUDI, inspecteur primaire, Wilaya de Djelfa. Lamria AZZEDINE, maître-assistante, Université d’Alger. Pr Ali BOUAFIA, professeur d'enseignement supérieur Faculté de Technologie, Université Saâd Dahleb de Blida. Abderezak BOUSSALEM, Ingénieur, Constantine. Fawzi HAKIKI, Bibliothécaire, Montpellier, France.Dr Toufik DIDI Pneumologue, Centre Hospitalier d'Annecy. Dr Badia BENJELLOUN médecin Paris. Abdelkader BENBRIK, journaliste Alger. Dr Mohammed DJABALLAH ophtalmologiste. Ali MEBROUKINE, avocat,professeur àl'Ecole Supérieure algérienne des affaires. Ferhat MAGHLAOUI, ingénieur agronome.Dr. Youcef MAHDI, Université de Médéa. Zine CHERFAOUI, journaliste. Badia HAMZA-CHERIF GAOUAR, avocate. Soufiane GASSIS, enseignant à l’Ecole Nationale Supérieure des Travaux Publics (Alger).Bouzid KHIREDINE, Professeur de Physique. SeifddineTABCHOUCHE, doctorant en génie civil à l'université de Biskra.Gamal ABINA, président  de l’ََAssociation AMAL Association pour la Mémoire algérienne. Dr Mohammed DJERRAR médecin spécialiste Bordj Menaiel. Abderrahmane BOUZID Expert consultant , LYON France.Mustapha AKACEM, maitre-assistant, Université d'Adrar. Pr Chems Eddine CHITOUR, Ecole polytechnique, Alger.HADDAD BRAHIM attaché de recherche, Bou Ismail. Dr Mohammed DJABALLAH, médecin ophtalmologiste, El Oued. Bousaid BENAOUDA, ingénieur d'Etat , Relizane. Mohamed TINE, président de l'Association culturelle "El Djahidhia" et enseignant à l'Université.

 

 

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Commentaires

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Djamila
519 points

Où étaient ces intellectuels lorsque l'Algérie a connu exactement la même situation en 1991, lorsque le FIS a gagné les élections et que les militaires ont fait le même "coup d'état" ??? Où étaient ces intellectuels lorsque l'état algérien a mis dans des camps des centaines "d'islamistes" dans le sud du pays ?
Les algériens feraient mieux de balyer devant leur porte !
Ils parlent de démocratie mais est-ce que l'Algérie est une démocratie ?
Un pays musulman n'a pas besoin de démocratie, il a déjà la meilleure des Constitutions, celle de Dieu. Qu'ils commencent tous par l'appliquer à la lettre et le monde ne s'en portera que mieux !
La démocratie est le summum de l'athéisme...

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Yannick Laude
-1127 points

"La démocratie est le summum de l'athéisme..." C'est beau comme du Maurras! Mais qui s'étonnera de cette proximité "intellectuelle" entre les diverses tendances obscurantistes du nationalisme bigot? Et quelle joie de voir les masses arabes, aussi rétives que tous les autres hommes épris de liberté sur cette planète, rejeter la théocratie et ses suppôts.

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michel75200
-1710 points

Djamila,

Après vos quatre premières phrases, auxquelles j'adhère, les trois dernières soulèvent des objections historiques autant que théologiques :

1) « La démocratie est le summum de l'athéisme. »
C'est historiquement FAUX, aussi bien dans le cas de ses inventeurs — les athéniens polythéistes — que dans ceux de leurs continuateurs, occidentaux ou non (par exemple l'Inde et l'Afrique du Sud, mais aussi presque tous les pays d'Amérique du Sud).

2) « Un pays musulman n'a pas besoin de démocratie, il a déjà la meilleure des Constitutions, celle de Dieu. »
Je vous invite à prendre connaissance du POINT DE VUE DES PROTESTANTS, en lisant qelques passages d'un article d'Olivier Abel : « L'interdit et les protestants » (publié dans la revue « Panoramiques » de Septembre 1993).

« Il n'y pas de législation juridique, ni de projet politique, qui puissent se donner pour fondés sur la Loi de Dieu. C'est là peut–être le grand "interdit" luthérien...
(à suivre)

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michel75200
-1710 points

(suite 1)
... Il est jeté contre toute prétention à faire la synthèse entre le politique et le religieux, contre toute sacralisation.
Le scandale, c'est lorsqu'on ne demande à la religion que de sacraliser une morale, dont l'élaboration hiérarchique ou démocratique, peu importe ici, est toujours le fait des hommes, et dont ceux–ci restent de part en part responsables. Dire "cette morale est divine" est un énoncé ridicule (mais parfois meurtrier). »

« Calvin ne cherche pas à percer les mystères de la foi mais à organiser une communauté d'écoute ou de lecture, et ce qui l'intéresse c'est le partage équitable des tâches et des biens entre les membres de la communauté. Le calvinisme inaugure l'histoire des révolutions, c'est à dire l'organisation d'un groupe d'individus ayant la même utopie révolutionnaire, et ce que les calvinistes ont dit du "saint", d'autres plus tard l'ont dit du "citoyen", vertueux et discipliné. »

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michel75200
-1710 points

(suite 2)
« A la fin de "L’Institution de la religion chrétienne" (chapitre 16), Calvin argumente contre les Anabaptistes, qui "nient qu'une République soit bien ordonnée si, en délaissant la police de Moïse, elle est gouvernée par les communes Lois des autres nations". Et il établit une séparation à l'intérieur de la Loi de Dieu entre "moeurs, cérémonies et jugements" (p. 216). Cette distinction entre les lois morales (aimer Dieu et son prochain), cérémoniales (comment honorer Dieu) et juridiques (comment vivre paisiblement avec son prochain), vient surdéterminer la distinction entre la puissance ecclésiastique et le gouvernement civil : les lois cérémoniales furent "une pédagogie des juifs", et n'ont donc qu'un valeur transitoire dans le temps ; les lois judiciales n'ont qu'une valeur relative dans l'espace....

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michel75200
-1710 points

(suite 3 et fin)
... Bref, tant pour les lois religieuses que civiles, s'il fallait savoir quelles sont les meilleures lois, la dispute serait infinie, et "vu que jamais n'adviendrait qu'une même sentence plût à tous, si les choses étaient laissées incertaines au vouloir de chacun", "nous avons à suivre la coutume et les loix du pays où nous vivons et une certaine règle de modestie" (p. 194). Mais aussi bien on peut abroger et changer les lois cérémonielles et juridiques, sans toucher à la loi morale, qui est celle de la liberté chrétienne, et du sujet éthique. »

(Extraits reproduits avec l'autorisation de l'auteur, voir le texte intégral sur son site :
http://olivierabel.fr/supplement/l-interdit-et-les-protestants.html)

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Djamila
519 points

@michel750 : je parle de la Constitution, c'est à dire la Loi de Dieu contenue dans le CORAN et non de vos protestants et de leur point de vue !
Le Coran est complet et les musulmans n'ont besoin de rien d'autre.

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michel75200
-1710 points

Djamila,

Ne prenez pas ainsi la mouche !

Pourquoi ne répondez-vous rien à mon premier argument, d'ordre historique, pas même par un acquiescement ?

Quant à mon deuxième argument, d'ordre théologique, j'insiste : les musulmans ne sont pas seuls à réfléchir à la meilleure manière de respecter la loi de leur Dieu. Il vous serait certainement utile de confronter votre manière de penser cette question et d'y répondre, à la manière élaborée par d'autres humains qui partagent avec vous notre planète commune. D'autant que celle que je vous ai proposée émane de "gens du Livre", et que le Coran vous commande de parler avec eux "de la meilleure manière"... sauf bien-sûr s'ils sont injustes !

Cordialement.

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AyCiMo
-1 points

Il etait bien temps . J'appelle tous Les internautes epris de justice et de paix à joindre cet appel . C'est vraiment la moindre des choses à faire .
Chère DJamila ton vœu est très pieux et nous prions tous pour le voir se réaliser mais soyons réalistes et , usons des moyens de bord en attendant . Cette pétition est un moyen honorable parmi d'autres .

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homdejustice
-150 points

Merci à tous

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homdejustice
-150 points

Bonjour
@ Michel 7520
Pourquoi dites vous que dans la loi de dieu l'Islam en l'occurrence, il n'y a pas de projet politique, ni de législation politique, comment s'est alors construite, bâtie la civilisation musulmane au tant des khalifes et pendant les 8 siècles en Espagne avant que certains ne se détournent de la foi et de la religion pour ne laisser place qu'à l'assouvissement de leurs désirs et les conséquences étaient vous le connaissez bien, désastreuses?

Je ne suis pas historien mais je vous invite à consulter les spécialistes en la matière.
Une loi de dieu ne peut être qu'intemporelle et de ce fait tenir compte de tous les paramètres pour réussir et prétendre à une civilisation complète et efficiente.
Merci à vous