Samedi 25 October 2014
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La politique de séparation

La politique de séparation
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Il va sans dire que la question de la remise en cause de la laïcité par l’islam ressort entièrement d’un faux-problème.

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Il va sans dire que la question de la remise en cause de la laïcité par l’islam ressort entièrement d’un faux-problème. Car, d’abord, si la laïcité est devenue un problème ; ni vous ni moi n’avions ce problème  en tête avant que la grande presse d’Argent ne nous l’y introduise de force tout le long de la décennie passée.

La loi de 1905 qui énonce le principe de la laïcité est magnifique dans son inspiration. Mais c’est aujourd’hui une loi en danger ; c’est une loi menacée en son âme ainsi qu’en ses fondements.

La menace n’a guère fait de bruit en arrivant. On a simplement commencé à lui faire dire haut et fort ce qu’elle ne disait pas. On a commencé à mentir comme ça, juste une fois. On a commencé par mentir une première fois pour prendre la température. Le premier mensonge passa comme une lettre à la poste, et les menteurs eurent tout loisir de tester la faisabilité de leur entreprise de séparation : tout le monde connaissait bien la loi de 1905 ; personne n’en avait jamais lu une seule ligne.

Acte fut ainsi pris en 2004 de ce que la conscience populaire n’avait retenu de cette loi que le seul intitulé : la séparation de l’Eglise et de l’Etat. Puis, au fil du temps, au cours des dix ans passés, l’intitulé fut à son tour pour part oublié, escamoté, tronqué ; jusqu’au point où il ne restât bientôt de lui qu’un seul mot, un seul mot en passe de devenir à présent un véritable mot d’ordre : la séparation.

Il était initialement question, à travers la loi de 1905, de libérer le politique. Il était question que la politique publique soit enfin libre de s’écrire à l’écart de toute dictée normative de l’Eglise. Il s’agissait en d’autres termes d’arracher aux mains du Pape le sort de la République en construction. L’enjeu de la loi de 1905 fût donc bien de séparer des pouvoirs politiques, des institutions collectivement structurées.

On avait là à l’œuvre, et de plus en plus à l’étroit, dans une même structure d’Etat, deux instruments juridiques, deux machines à produire le Droit. On avait là deux maisons rivales – l’Eglise et la République, se disputant le contrôle de l’appareil d’Etat. La séparation avait encore un sens quand elle s’appliquait à deux choses semblables entre elles. L’Eglise et la République étaient, chacune à sa manière, une science politique incarnée en organicité collective.

On a d’abord eu les grands hommes de la grande mystique républicaine, ceux pour qui la séparation était la noble affaire ; une empoignade à la loyale entre deux Léviathans ; le duel de deux sciences politiques se défiant à armes égales.

L’enjeu du combat était, pour ces grands hommes de la République, à la mesure du pouvoir politique dont disposait chacun des belligérants : l’enjeu était ni plus ni moins le monopole du politique. Les vainqueurs actèrent leur victoire dans une loi de séparation des pouvoirs.

La séparation était pour tous les républicains en ce temps une affaire d’Etat. C’était aussi et surtout l’affaire de l’Etat, un évènement historique. Une avancée politique ouvrant à une ère nouvelle. Une politique au service de l’homme. Une politique visant à mettre l’Etat au service du Peuple. Une politique de Bien commun inaugurant un projet universel : séparer ce qui doit l’être au sommet de l’Etat afin d’en mieux réunir la base. Une politique pour mieux vivre ensemble. La séparation fut une très violente déchirure. Une déchirure qui enfanta des peines et des douleurs semblables à celles qu’enfantent les ruptures par où se défont les plus longues vies communes.

Mais une fois le divorce consommé, une page était tournée, et une nouvelle page s’ouvrait. Et devant cette page, chacun se voyait libre d’inscrire, au registre de sa citoyenneté, sa propre croyance (ou son incroyance) individuelle. Chacun se voyait donc libre d’exprimer sa croyance à sa guise, sous réserve de ne pas troubler l’ordre public.

Les grands hommes de la grande mystique républicaine, les pères fondateurs de la liberté de conscience, tenait ce registre pour absolument sacré. Ils tenaient pour sacré le texte à écrire sur cette nouvelle page de liberté. Ils tenaient pour sacré la liberté de croire. Ils tenaient pour sacré la liberté de penser. Cette loi ils l’ont écrite, ils sont aussi les seuls, les premiers et les derniers, à l’avoir lue et comprise ; les seuls a en avoir saisi l’esprit de liberté.

Mais une fois tombée dans les mains de ceux qui ne la lisent pas mais la brandissent comme un totem en lui faisant dire n’importe quoi ; la séparation se fît à son tour elle-même complètement insensée. Elle se mît à séparer tout et n’importe quoi. Elle se mît à séparer ce qui n’avait besoin de l’être, et ce qui ne pouvait l’être. Elle se mît à séparer, toujours plus brutalement séparer, les croyances religieuses de l’espace public.   

On hérite ainsi aujourd’hui en guise de continuateurs de l’élan émancipateur de 1905, en guise de continuateurs de cet élan mystique de la République égalitaire, nul républicain laïque mais de zélés séparateurs. Nul combattant du droit et de la liberté, mais les idiots utiles d’une secte politique. Et qui au lieu de défendre, attaquent. Mais comment nos « défenseurs de la laïcité » entendraient-ils autrement qu’à l’envers un texte qu’ils n’ont pas lu ? Au lieu de défendre la laïcité – la laïcité, c’est-à-dire, très exactement : la libre expression des croyances individuelles – ils attaquent et traquent – pour l’exclure du champ de la vie et de la visibilité publique – la plus petite trace – le moindre signe de notre religieux.

Or, dans l’esprit de 1905, il est une seule chose que la République peut s’autoriser à prendre pour cible. Et c’est la volonté d’un clergé organiséde s’approprier les commandes de l’appareil d’Etat. On ne peut donc imaginer pire contresens que la République s’en prenant ainsi à sespropres croyances individuelles.

Et tel est bien pourtant ce qui se produit pour la peine. Et en y regardant de près, il se trouve même que la politique ; il se trouve même que toute la politique ; toute la belle politique du peuple ; toute la politique de la rue et des gens ; toute le glorieuse politique de la rue des gens ; toute la politique de la vie de la cité ; toute la politique de la démocratie, se trouve désormais, tout entièrement, et tout uniment, réduite à ne rien plus pouvoir produire d’autre que cette politique criminelle de séparation.

Mais à séparer ainsi la culture de la croyance religieuse, on finira tantôt par séparer l’homme de lui-même. On finira tantôt par séparer l’homme de l’homme dont la loi est de croire. Car la croyance religieuse depuis toujours est le substrat d’où émerge toute possibilité de croire au Bien commun. C’est-à-dire encore : toute possibilité de croire en son semblable. De croire en son voisin. De croire en son frère. De croire en l’homme. La politique de séparation est homicide.

Voilà pourquoi la gauche et la droite en passant par le milieu ; le milieu de la gauche et le milieu de la droite ; le milieucar en cette orientation précise de cette politique politicienne il n’est plus de droite ni de gauche qui tienne mais bien seulement une clique dirigeante entièrement vendue à la Mafia d’Argent.

Voilà pourquoi quand la politique de séparation passe à l’acte, quand elle tue, frappe et assassine les enfants de la République ; voilà pourquoi quand la politique de séparation dicte la barbarie à tous les coins de rue de la République, et que notre sœur de la République perd son enfant de la République sous les coups de la barbarie politique, loin de trouver de quoi se rassurer, loin de voir au lendemain du drame le scandale saturer l’ordre du jour, loin d’entendre la classe politique communiquer partout comme ils le savent et faire retentir d’une seule voix républicaine leur saine colère, leur saine indignation, et la résolution résolue de combattre la séparation ; loin de trouver partout le signe clair et massif de la reconnaissance républicaine de cet invraisemblable préjudice ; loin de trouver sous la main, déjà prêt, déjà servi, le geste de soutien d’une République solidaire et unie, les musulmans se sont mis à chercher, le lendemain du drame, les musulmans ont dû se mettre à chercher, par eux-mêmes, à épier, traquer, partout, la moindre parole, le moindre signe ; en dépouillant la presse et les communiqués ; ils se sont mis à chercher ; les musulmans, ainsi qu’on cherche, en désespoir de cause, après avoir retourné en vain la maison de fond en comble, un précieux document égaré, parmi les détritus, au fond de la poubelle.

On a donc fini par trouver, en cherchant bien au fond, en raclant bien le fond, un petit signe de l’Intérieur, un débris de geste de compassion politicienne avarié – un aveu rentré et putride de la politique de séparation.

Le musulman est (comme le juif autrefois) séparé de lui-même, séparé de son droit ; il est exclu de l’intérieur, parce qu’il a une loi.

Le Français (comme tout le monde aujourd’hui) est exclu de l’intérieur, séparé de lui-même : parce qu’il n’a plus de loi.

La politique visant à séparer le Français du musulman n’est pas illusoire. Elle est bel et bien réelle. Mais ce n’est justement plus une politique au sens propredu terme. C’est seulement un artifice grossier. Un alibi économique. Dissimulant en tout état de cause, une chose est certaine, ce que les Français français et les Français musulmans ont en commun – ce qui les rassemble. Ce qui les rassemble depuis toujours et les unira jusqu’à la Fin.  

Ce que le pouvoir de l’Argent dissimule si bien de son écran de fumée de la séparation, c’est que rien de ce qui les sépare, rien de ce qui sépare Français français et Français musulmans, ne sera jamais assez fort pour détruire ce qui en réalité ne cesse de les rassembler. La politique de séparation pourra au mieux la recouvrir : elle ne pourra jamais avoir raison de leur communauté de destin.

Quelles que soient leurs croyances, les individus contemporains sont tels qu’ils ne croient plus au collectif. Et la raison en est que tout autour d’eux conspire à les rendre incapables de penser à autre chose qu’à eux-mêmes. C’est-à-dire par là-même très exactement : tout conspire à les rendre incapables de penser tout court. Car ne penser qu’à soi, c’est déjà ne plus penser. Ne penser qu’à soi de nos jours, c’est dépenser.

La loi de l’islam est entièrement individuelle, en ce sens qu’elle n’a de sens qu’à régir l’existence de l’individu consentant. Mais que cette loi soit entièrement individuelle n’empêche en rien son intention d’être entièrement tournée vers le Collectif. L’islam est une prière. Mais prier Dieu ne saurait aller sans penser à l’Autre. La loi de l’homme est de croire en soi pour croire en l’autre.

Et la loi de l’islam ne dit pas autre chose : croire en Dieu en soi permet de croire toujours plus sincèrement à l’autre en soi-même.

C’est autour d’une croyance commune dans le Bien commun, que nous pourrions, – Français de toute origine et de toute confession, tous ensemble nous retrouver, pour écrire la nouvelle loi de séparation qui s’impose aujourd’hui : la loi dont l’effet serait de séparer le pouvoir de notre Etat du pouvoir de l’Argent.         

  

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Commentaires

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Guillaume Longue épée
-14 points

La croyance religieuse n'est pas le seul substrat d’où émerge toute possibilité de croire au Bien commun.

Le bien commun c'est une logique froide et mathématique : si j'aide mon voisin il me le rendra. Aucun besoin d'un Dieu, c'est du raisonnement objectif. Plus on fait de bien plus on en reçoit, puisqu'en dispensant l'entraide et la compréhension, je pousse ceux que j'ai aidés à faire de même. La société est pacifiée.

Cette logique a été formulée par Jean Jacques Rousseau dans "le contrat social".

L'économie : il est impossible de séparer l'état du pouvoir de l'argent puisqu'il est dépendant des rentrées budgétaires, il doit s'arranger avec les puissances économiques de son pays. L'état est un parasite, qui vit des entreprises privées.

La laïcité à la française interdit le trouble à l'ordre public : comme le voile ...

L'auteur est exalté, lyrique. Trop d'emphase. Il gagnerait à s'inspirer de Jules César : La guerre des Gaules, pour un style parfait, fluide et sans fioritures.

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michel75200
-1710 points

Ce récit n'est pas lyrique mais tragique, pas historique mais épique. C'est un mythe.

Il nous suffit pour le confirmer de nous demander ce que faisait l'auteur, Cédric Amine, en 2004.

Quelle position a-t-il pris ? Pourquoi n'a-t-il pas rompu lui-même cette prétendue unanimité des français qui n'ont "jamais lu une seule ligne" de la loi de 1905 et ont réduit sa dimension légale et libératrice au seul phénomène sociologique de la sécularisation, croissante tout au long du XXème siècle ?

A supposer qu'il ait été alors trop jeune pour cela, pourquoi, dans son récit de la dernière décennie, occulte-t-il les débats qui ont eu lieu en 2005 ? S'il y a eu un moment de lectures, mises en perspective, interprétations et commentaires de la loi de 1905, c'est bien à l'occasion de son bicentenaire. L'historien et sociologue des religions Jean Baubérot, en tant que spécialiste de l'histoire de la laïcité, y a engagé tout son prestige en faveur d'une lecture libératrice de la loi.
(à suivre)

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michel75200
-1710 points

(suite et fin)
Un dernier indice, qui s'ajoute à celui relevé par Guillaume Dupré ci-dessus :

"devant cette page, chacun se voyait libre d’inscrire, au registre de sa citoyenneté, sa propre croyance (ou son incroyance) individuelle. Chacun se voyait donc libre d’exprimer sa croyance à sa guise, sous réserve de ne pas troubler l’ordre public."

Dans la deuxième phrase, qui semble vouloir répéter la première, il manque pourtant un élément : la liberté d'exprimer son incroyance à sa guise (sous réserve de...).
Déjà dans la première phrase, cette liberté n'était mentionnée qu'entre parenthèses, comme si elle n'était pas à mettre sur le même plan que la liberté de croyance individuelle. Dans la deuxième, elle a totalement disparu.
[ou alors "Chacun..." aurait dû y être remplacé par "Chaque croyant..."].
Cédric Amine a réduit la liberté de conscience à la liberté de religion, qui en fait certes partie mais ne l'épuise pas. En cela, lui aussi trahit la lettre et l'esprit de la loi de 1905.

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oc12
9 points

l'islam qui met en danger la France est le même que l'islam qui permet aux séparatistes flamands de la NVA de ne pas être alignés sur le Vlaams Belang, le même islam qui permet de trouver normal de faire allégeance à la couronne britannique (ou canadienne ou australienne), accessoirement garante de l'Église Anglicane, le même islam qui permet de ne pas chialer le premier jour à Parris Island ou qui prouve que ledit musulman est un brésilien fier de son pays. Sans parler de ceux qui sont fiers d'être la seule ethnie au monde à être musulmane et de langue afrikaans (malheureusement, le traité de Lausanne à mis fin à l'existance de la seule ethnie musulmane de langue romane). Donc je me pose une question que j'ai déjà posée (normalement ça s'accorde): pourquoi nous sommes les seuls à avoir un problème avec l'islam?

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Pancole
-4221 points

D'où tenez-vous J-e que nous serions les seuls à avoir un problème avec l'islam (Allemagne, Suède, Angleterre...)?
En France nous avons une histoire particulière avec le fait religieux. Son point d'orgue fut la loi de 1905. Imaginez simplement que cette loi mis un terme à de véritables échauffourées violents entre les tenants d'une laïcité formelle et les catholiques attachés à leurs prérogatives séculaires.

La seule différence avec les temps actuels est que cette confrontation ne fut jamais taxée de raciste comme aujourd'hui l'est le seul fait de critiquer l'islam et cela est insupportable, car c'est exactement tout le contraire du racisme que de considérer les citoyens musulmans comme sujet à la critique de leur religion comme n'importe quel citoyen.

Le statut particulier qui est fait aux minorités est discriminatoire car en les faisant bénéficier d'une espèce de clause de protection on les met à l'écart du débat national.

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Yasser93
1 points

la question fondamentale est: a t-on le droit en France d'exercer sa liberté de penser ? existe t-il en France la liberté de penser???
Hé bien la réponse est non !!!
La preuve en est que des femmes voulant exercer leur liberté de penser et qui se sont vêtues conformément à leurs pensée ont été agressées sans que cela n'indigne ni les médias, ni les politiques, ni les philosophes, ni les artistes, ni les passants!!!!

La liberté de penser n'est pas effective en France!!! ces femmes courageuses l'ont démontré! elles qui sont l'objet de mépris et de stigmatisation de la part des politiques, des médias, des "artistes", et maintenant de passants ignares, tous adeptes de la dictature de la pensée !!!

Mais ces femmes mènent un grand combat pour la liberté de penser !!! et pour que chacun et chacune ne soit pas privé de l'exercice de sa liberté de penser!!! tout comme leurs aïeux se sont battus contre l'occupation nazi

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Michel THYS
-6 points

Bonjour Cédric Amine,
Permettez-moi d'exprimer - fermement mais courtoisement - un point de vue différent du vôtre.
Vous semblez perdre de vue que la loi de 1905 été conçue à une époque où seul le catholicisme était la religion dominante, au point d'imposer un dogmatisme et un cléricalisme intolérables.
Depuis lors, c'est surtout l'islam, plus politique que religieux, qui a la prétention de s'imposer à terme à toute la planète en profitant de la conception laxiste et électoraliste de la tolérance et de la neutralité laïques. De plus en plus de revendications inspirées par la charia sont en effet accordées.
La laïcité française (politique) favorise ainsi,paradoxalement, toutes les religions, mais surtout l'islam ! (à suivre).

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Michel THYS
-6 points

Suite de mon commentaire :
Tous les Etats démocratiques tolèrent hélas que l'islam impose dès la prime enfance aux musulmans (de chez eux) une soumission totale au coran, à la sunna, aux hadiths, à la charia et à d'autres traditions incompatibles avec les valeurs humanistes. Les autres options religieuses et surtout les options non confessionnelles leur sont totalement occultées. Cette soumission est même imposée à vie puisque l'apostasie leur est interdite, voire punie de mort. Les musulmans ne bénéficient donc pas de l'article 18 de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme de 1948 (« Toute personne a droit à la liberté de conscience et de religion ; ce droit implique la liberté de changer de religion ou de conviction (...) ». Des parents musulmans se permettent notamment de contester l'enseignement de l'évolutionnisme au cours de biologie, au nom du créationnisme qui n'est qu'une croyance religieuse ! Etc.

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Michel THYS
-6 points

Suite 2.
Contrairement aux religions, et donc à l'islam,la laïcité philosophique (à la belge) n'est pas prosélyte, parce qu'elle estime que chacun doit pouvoir se forger à son rythme sa « vérité » personnelle, partielle et donc provisoire, au contact de celles des autres. Elle est certes antidogmatique et antidogmatique, mais pas antireligieuse, puisqu'elle prône le libre choix (éclairé objectivement) entre croyance et incroyance.
Certes, la civilisation européenne est régie par « l'Argent », mais c'est une autre question.
Certes, elle est individualiste, ce qui « empêche de penser », mais les laïques, affranchis de la mainmise d'une religion sur leur conscience, ont la possibilité de découvrir l'existence de l'humanisme laïque, de la morale laïque, de la spiritualité laïque, etc. Il est faux de prétendre que « la croyance religieuse depuis toujours est le substrat d'où émerge toute possibilité de croire au Bien commun ».

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Michel THYS
-6 points

Suite et fin :
Je crains que tant que les musulmans de chez nous (mais aussi les évangéliques, notamment!) refuseront de s'intégrer, au point de faire prévaloir les valeurs théocratiques sur les valeurs démocratiques, aucun vivre ensemble harmonieux ne soit hélas possible.
Merci d'avance pour vos commentaires.
Michel THYS

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Rachid Zani
-302 points

"D'où tenez-vous J-e que nous serions les seuls à avoir un problème avec l'islam (Allemagne, Suède, Angleterre...)?"

Suffit d'écouter les propos tendancieux et nauséeux,proférés par un élu "bien blanc",le sieur Goasguen (sic) à l'endroit d'une personnalité issue de l'immigration, j'ai nommé Mme Dati,l'ex garde des sceaux pour s'en assurer.

Vous croyez pas Pancolino???

Et pis entre nous soi dit repensez la parabole de la poutre et la paille peut-être y verriez vous enfin toute l'hypocrisie qui vous anime:

" Pourquoi vois-tu la paille qui est dans l’œil de ton frère, et n'aperçois-tu pas la poutre qui est dans ton œil ? Ou comment peux-tu dire à ton frère : Laisse-moi ôter une paille de ton œil, toi qui as une poutre dans le tien ? Hypocrite, ôte premièrement la poutre de ton œil, et alors tu verras comment ôter la paille de l’œil de ton frère."

http://www.sudouest.fr/2013/02/20/ump-rachida-dati-goasguen-et-les-moeur...

"bon sang" ne saurait mentir,na!

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Pancole
-4221 points

Monsieur Zani, vous êtes décidemment impayable.

Me sortir la parabole un peu éculée de la paille et de la poutre pour illustrer le fait que madame Dati est maltraitée par ses homologues est pour le moins rigolo.
Surtout lorsque l'on sait la piètre estime dans laquelle elle est tenue par les musulmans de ce site et je suis sûr par vous-même.

Il est fréquent de qualifier ici même madame Dati, Bougrab ou Amara de harkis de service, ou de traitresses à la cause des musulmans et que dire du traitement réservé à l'imam de Drancy!

Je crois en effet que l'allégorie de la poutre et de la paille est bienvenue c'est simplement celui à laquelle vous l'adressez qui est mal choisi .

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Rachid Zani
-302 points

L'imam de Drancy est un fake ,je préfère M.Chalgoumi si vous n'y voyez pas d'objection.

J'ai avancé l'hypocrisie de votre pensée,hélas,ce plus grave que ça,vous faites dans le mépris,pire dans le déni suffit de vous relire:

"Dans la mesure où les musulmans ne représentent jamais qu'eux mêmes, je préfère la naïveté d'un Chalghoumi à la suffisance agressive et hautaine de certains." Citation qui vous a valu d'endosser cet habit de colon qui vous a si bien et à laquelle Sarah répondit si justement:

"Votre dernière phrase illustre parfaitement la pensée coloniale qui est celle de la majorité des médias français vis à vis des musulmans français...Vous savez pourquoi? Parce que Chalghoumi est un moyen pour vous de vous sentir supérieur:il confirme vos préjugés,si profondément ancrés et hérités de la colonisation."

Si vous aviez un tant soit peu de subtilité vous y auriez reconnu par cette formule citée auparavant toute la nuance qui vous caractérise:

"bon sang ne saurait mentir"

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Rachid Zani
-302 points

Pour ma part j'ai préféré ranger ce monsieur dans la catégorie béni oui-oui.Ce n'est pas une insulte et encore moins qu'elle participe d'un racisme latent c'est juste un fait.

"Pauvre homme!

J'aime bien Hicham Hamza mais bon les frasques "chalgoumesques" c'est lassant. Conjuguons plutôt nos efforts vers la consécration de notre religion.

Heureusement qu'il reste des propos bien meilleurs à entendre ou à lire et autrement moins risibles que les gesticulations hasardeuses de ce pantomime.

Pauvre homme!"

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michel75200
-1710 points

Palazzo et Michel This poussent le goût du paradoxe très très loin.

Palazzo : "Le statut particulier qui est fait aux minorités est discriminatoire car, en les faisant bénéficier d'une espèce de clause de protection, on les met à l'écart du débat national."

Michel This : "De plus en plus de revendications inspirées par la charia sont en effet accordées. La laïcité française (politique) favorise ainsi, paradoxalement, toutes les religions, mais surtout l'islam !"

Ces contre-vérités sont purement et simplement de la provocation. Je comprends que Rachid Zani évoque la parabole de la paille et de la poutre, même si, en répondant ainsi à Palazzo, il tombe dans le piège que celui-ci lui a tendu.

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michel75200
-1710 points

j-e,

Les français ne sont certes pas les seuls occidentaux à avoir un problème avec l'islam, cependant il est exact que ce problème prend en France une tournure, une profondeur particulières.

Il ne faut pas chercher très loin l'explication, elle crève les yeux. Quel autre Etat occidental a affirmé qu'un pays musulman - l'Algérie - était, bien plus qu'une colonie, une partie de son territoire national ? Quel autre a vécu comme un drame intérieur la guerre de libération et l'indépendance d'une telle colonie de peuplement ?

La tragédie vient de ce que la France - et au premier chef les européens d'Algérie - a refusé d'appliquer, dans les départements algériens, le droit des gens dans son intégralité, notamment l'égalité de toutes les personnes nées sur son territoire, citoyens français à part entière selon le droit du sol.

Le rapport de la France à l'islam est à examiner, depuis 1830, en étroit parallèle avec celle de son rapport au peuple algérien.

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oc12
9 points

pou ceux qui veulent vraiment savoir:je suis né en Belgique d'une mère aveyronnaise et d'un père demi pied noir, j'habite dans l'Aveyron,gros fournisseur de viande hallal et de lait de brebis. Les nanas voilées perdues dans Rodez ou Millau ne m'ont jamais empêché de manger, boire, rouler, faire mes canards gras ou de jouer à la megadrive ni de nager mes 2500 mètres hebdomadaires. La loi de 1905 n'est pas là pour faire chier les musulmans mais pour s'assurer que l'État a bien en mais les pouvoirs qui lui sont dévolus et jamais il n'a été question d'interdire des signes religieux.
L'Aveyron est un département situé dans la zone appelée Occitanie, zone géographique réputée pour sa liberté et son ouverture d'esprit:catholiques, cathares, juifs et quelques musulmans dans le Minervois et protestant quelques siècles plus tard.