Des policiers allemands se déchaînent contre des jeunes musulmans au sortir de la prière de Tarawih

C’est en plein mois de la Miséricorde et au sortir de la mosquée de la ville d’Offenbach, après avoir communié lors de la prière de Tarawih, qu’un groupe de jeunes allemands a été violemment pris à partie par 13 policiers, dont des femmes, démangés par leur racisme primaire.

Des policiers allemands se déchaînent contre des jeunes musulmans au sortir de la prière de Tarawih

Le regard que porte l’Allemagne sur la présence musulmane en son sein serait encore plus noir que celui de ses proches voisins européens, selon un récent sondage réalisé par l’Université de Munster, voilà un sombre constat qui renvoie un pâle reflet de l’herbe verte que l’on croit toujours trouver ailleurs.

Le poids lourd européen verrait donc d’un plus mauvais œil que la France ses concitoyens musulmans, un vrai tour de force en soi, et si certains doutaient de ce durcissement des mentalités Outre-Rhin, l’odieux excès de zèle commis par des policiers, mercredi dernier, contre des jeunes musulmans inoffensifs, révèle la noirceur des préjugés qui contamine les esprits et fait de certains représentants des forces de l’ordre le bras armé de l’islamophobie, de part et d’autre du Rhin...

C’est en plein mois de la Miséricorde et au sortir de la mosquée de la ville d’Offenbach, après avoir communié lors de la prière de Tarawih, qu’un groupe de jeunes allemands a été violemment pris à partie par 13 policiers, dont des femmes, démangés par leur racisme primaire. Ces derniers se sont livrés à une vérification d’identité que rien ne justifiait avec l’intention de nuire, le contrôle tournant au délit de faciès brutal, avant de dégénérer dans un abus de pouvoir scandaleux et illégal qui s’est autorisé à violer les droits civiques de ces jeunes allemands de confession musulmane sans état d’âme.

Menacés, malmenés, battus, l’un d’entre eux ayant été menotté à seulement 13 ans et roué de coups, les jeunes musulmans sans défense ont subi, sidérés et effrayés, ce déchaînement de violences policières, avant qu’il ne cesse, faute d’avoir trouvé un motif légal pour les jeter en prison. On imagine aisément la frustration des policiers qui ont été contraints de libérer leurs victimes expiatoires après leur avoir fait endurer un calvaire, et c’est en les aspergeant de poivre et en évoquant des représailles si jamais ils alertaient les médias qu’ils ont enfin relâché les jeunes musulmans traumatisés.

"Nous leur avons demandé leurs noms et papiers, mais ils ont refusé de nous les montrer et n’ont répondu à aucune de nos questions, au contraire l’un d’entre nous a reçu une raclée pour toute réponse", s'est indigné Soufian D., l'une des victimes, dans une interview au DeutschTürkisches Journal.

Faisant fi des intimidations des fonctionnaires de police, les jeunes musulmans ont porté plainte en espérant que la balance de la justice penchera de leur côté pour sanctionner ce grave dérapage islamophobe qui salit l’institution policière: "Nous n'avions pas d'armes avec nous, rien dans notre comportement justifiait un tel contrôle et cette violence policière. Toutefois, nous avons été battus et maltraités," a insisté l’un des garçons, en ajoutant un détail sur le comportement des femmes policiers particulièrement choquant : "En tant que musulmans, nous sommes considérés comme des criminels potentiels. Nous ne nous attendions pas à ça, et en plus ce sont les femmes, officiers de police, qui ont été les plus haineuses et brutales envers nous. Nous sommes déterminés à saisir la justice et nous réclamons justice."  

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