Jeudi 24 July 2014
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Être chiite aujourd’hui ou la légitimité du chiisme ? (1/2)

Être chiite aujourd’hui ou la légitimité du chiisme ? (1/2)
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Il faudrait peut-être commencer par l’histoire d’un courant qui s’est constitué au fil des péripéties liées à la succession du Prophète Muhammad et à l’établissement de l’empire musulman.

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De l’érudition des spécialistes nous plongeant dans l’univers éclaté d’une confession née de maintes influences exogènes, jusqu’au simplisme des pourfendeurs d’une secte homogénéisée pour les besoins de la cause et dont l’hérésie est jugée plus menaçante encore que le kufrlui-même, le chiisme n’est guère facile à appréhender. Il faudrait peut-être commencer par l’histoire d’un courant qui s’est constitué au fil des péripéties liées à la succession du Prophète Muhammad et à l’établissement de l’empire musulman.

Les identités chiites en question

En effet, on devrait d’abord distinguer la dimension politique qui, à tout dire, est à l’origine du chiisme. Ce chiisme politiquepermet de prêter à certains fondateurs du sunnisme, comme Abû Hanifa, des sympathies chiites. Et même avant cela, les Compagnons et leurs disciples ayant soutenu le quatrième calife contre le clan umayyade se reconstituant, peuvent, à juste titre et sans anachronisme, être qualifiés de shi‘i. Libre ensuite à chacun de se positionner sur ce conflit fondateur, et outre la troisième option plutôt commode du i’tizal(neutralité), il fallait jadis se situer du côté de l’armée emmenée par le cousin et gendre du Prophète ou de celle du fils de l’ancien chef de La Mecque.

C’est donc à la suite de ce conflit fondateur que le chiisme va apparaître historiquement comme un mouvement qui aura besoin de construire son originalité et sa raison d’être religieuse. Il fabriquera une théologie et développera de façon relativement autonome ses doctrines philosophiques, mystiques et juridiques. Sur la base de ces positions théologiques et doctrinales, une jurisprudence va se constituer à partir de l’élaboration sélective d’un corpus scripturaire. L’ensemble de ces initiatives instaure un chiisme religieuxqui va ainsi s’institutionnaliser et entrer en débat avec le reste de la pensée théologique et juridique en Islam.

Mais beaucoup de chiites aujourd’hui le sont par héritage, avant de l’être par conviction ou confession religieuse. Il est ici question d’un chiisme culturelqui, en situation minoritaire, va même être le produit d’une certaine ethnicisation. L’identité chiite sera dès lors facilement soumise à une instrumentalisation politique qui visera, en affirmant précisément le contraire, à asseoir un pouvoir et à défendre des intérêts tout sauf religieux. On revient ainsi au conflit politique post-prophétique comme source de légitimité du chiisme.

Un produit umayyade ?

Après le bref califat de Hasan ibn ‘Alî, Mu‘awiyya au pouvoir, une situation de faits s’imposait, et la résignation avec. La force devait l’emporter – et elle a encore continué à le faire. Il ne peut en être autrement lorsque le pouvoir s’acquière par les armes. Mu‘awiyya, dans son élan victorieux, imposa son fils à sa propre succession. Yazîd ibn Mu‘awiyya s’est vu refuser de nombreux actes d’allégeance qui l’ont conduit à sévir et à réprimer plusieurs oppositions pour asseoir son autorité.

Ce furent son fils Mu‘awîya et son successeur Marwân qui eurent à faire face à la révolte de ‘Abd-Allâh ibn Zubayr. Celui-ci avait obtenu de nombreux ralliements à sa cause, jusqu’à ce que ‘Abd-al-Malik ibn Marwân remportait de successifs succès, rétablissant ainsi l’unité de la dynastie des Umayyades, au prix notamment d’un épisode troublant en 73/693 à La Mecque. L’illustre artisan de l’ordre umayyade, Al-Hajjâj ibn Yusûf, assiégea la ville sainte six mois durant.

Ce personnage à la réputation d’impitoyable sanguinaire incarne bien la nécessité du recours à la force, en lieu et place d’une légitimité acquise par le droit, pour instaurer l’autorité de la première dynastie musulmane. L’emploi de la brutalité est l’aveu même d’un défaut de légitimité, ce que le kharijisme de l’époque et ce qui allait devenir le chiisme avaient bien compris. Mais ce fut avec le massacre de Karbala en 61/680 et la mort tragique du petit-fils du Prophète, le frère de Hasan, que le chiisme fit racine. Son grand frère décédé, Husayn ibn ‘Alîconcentrait en lui les espérances de redonner au califat une légitimité spirituelle. Mais avec Karbala, les vengeurs de l’assassinat de ‘Uthman allaient dorénavant devoir affronter les vengeurs du massacre de Husayn.

Une reconnaissance sunnite ?

Sans nous appesantir sur le développement du chiisme originel qui donna ensuite de nombreuses et diverses voies s’en réclamant, retenons qu’indépendamment des révoltes emmenées par d’ambitieux partisans, les premiers successeurs de Husayn n’avaient pas d’ambitions politiques manifestes et qu’ils ne furent guère inquiétés par le régime umayyade.

Remarquons même que la tradition sunnite n’est pas avare d’éloges à leurs égards. ‘Alî ibn Husayn, Muhammad al-Bâqir et Ja‘far as-Sâdiq (éponyme de l’école de droit chiite majoritaire), s’illustrèrent par la sagesse, la science et la piété de leurs enseignements. Le rite ja’farite fut même reconnu par certaines autorités religieuses du sunnisme, d’aucuns le considérant comme la cinquième école de pensée juridique (madh-hab).

On peut également signaler que certains auteurs chiites récupèrent les maîtres à penser du sunnisme, inscrivant leur apport dans la lignée loyaliste des ahl al-bayt. Ainsi en est-il par exemple de Chérif Muhammad Ali Aïdara qui cherche à réunir sous la bannière du chiisme, les fondateurs de madh-habsunnites ou de tariqasoufis. Ce qu’il ne peut d’ailleurs entreprendre sans faire l’impasse sur la succession directe du Prophète par les trois premiers Califes. Intitulant pourtant son ouvrage Les vérités de la succession du Prophète, il passe directement de la mort de Muhammad au Califat de ‘Alî et à la succession des imâms des ahl al-bayt.

Un légitimisme institutionnalisé

La transmission de l’héritage dans le chiisme premier, comme pour la monarchie des banû umayya, se fera de père en fils, excepté entre Muhammad et ‘Alî ou entre Hasan et son frère – d’où l’importance de Fâtima az-zahrala fille du Prophète, épouse de ‘Alî et mère de Hasan et Husayn. Cela étant, ce qui confère son caractère propre au chiisme, c’est son obsession de la légitimité de l’autorité à laquelle le fidèle doit se référer, et ce d’une façon telle que cela s’institutionnalisa sous la forme d’un certain cléricalisme.

La référence à celui que la communauté place devant elle (imam) n’est pas uniquement politique comme dans le cas des rois musulmans, l’imamse doit également d’orienter la ummahvers Dieu, et représente ainsi une direction spirituelle. Outre une légitimité religieuse que les monarques sunnites notamment ont su solliciter auprès d’érudits à leur solde, c’est une légitimité spirituelle qui est au cœur de la doctrine chiite avec les préceptes de imâmatet wilâyat.

Et si, au regard du désordre sociopolitique qui régnait à l’époque, il n’était pas bien difficile de contester politiquement la légitimité de la première dynastie qui prit le califat des mains de Hasan ibn ‘Alî ibn Abî Talib, le chiisme poussa ce légitimisme jusqu’à des positions extrêmes, lui assignant des prérogatives spirituelles et mystiques.

La spirale du légitimisme

En effet, d’aucuns ont été remettre en question les trois premiers califes que ‘Alî lui-même n’avait pas désavoué. Certains sont allés plus loin encore en présentant ‘Alî comme le seul successeur légitime, authentique et direct du Prophète. D’autres sont allés trop loin en le désignant comme prophète lui-même, l’Archange Jibril n’ayant pas destiné le Message divin à la bonne personne. Et les plus zélés sont allés beaucoup trop loin en attribuant à ‘Alî des qualités de Dieu qu’il aurait ainsi incarné, à l’instar du Christ chrétien.

Il importe de bien noter que le chiisme trouve cette soif inassouvie de légitimité dans la propension au mystère et dans le goût du secret que l’humanité a toujours entretenu dans sa quête de vérité. Emporté par cette logique de surenchère légitimiste, le chiisme a fini par ne trouver plus personne qui puisse légitimementprétendre à exercer l’autorité suprême de la communauté de Muhammad tout entière. Chacune des multiples ambitions chiites dont l’histoire nous conte l’avortement, se clôt par des mahdis ou des imâms occultés.

Ainsi acculé, c’est tout le chiisme qui clôtura le cycle de la imâmaten s’enfonçant dans le mystère, annonçant alors que l’imâm est dorénavant caché, et qu’il faudra faire avec sa grande occultation (al-ghayba l-kubrâ).

 

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Commentaires

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Mouhibollah
-33 points

Salam,

L'article traite d'un sujet crucial mais avec des généralités et des imprécisions déconcertantes. Ce qui s'explique probablement par l'absence d'objectivité de l'auteur.

Ce qui pousse certains chercheurs à croire que le phénomène chiit serait apparu tardivement ou qu'il ne serait que le fruit d'une construction social-historique exceptionnelle est la faiblesse avérée de l'effectif chiit à l'aube de l'Islam.
Cet artefact statistique, pris en considération, ne doit pas faire oublier à ces mêmes chercheurs que lorsqu'on veut étudier un phénomène religieux, comme les divergences au sein d'une même école, on ne traite alors pas l'émergence des avis controversés sur le plan de l'effectif des partisans. A moins que le chercheur soit conditionné par son adhésion à un avis particulier, autrement dit, à moins que le chercheur ait oublié sa neutralité axiologique.

Finalement, à lire cet article, les invectives hâtives à l'égard du phénomène chiit sont à cet égard révélatrices et ne me permettent donc pas en tant que chercheur de le prendre au sérieux : "positions extrêmes", "propension au mystère et dans le goût du secret" "logique de surenchère légitimiste", "des mahdis", etc.

Comme s'il y avait chez le sociologue une normalité à adopter.

Le normal est la norme exhibée dans les faits. A méditer profondément.

Mouhib

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cedric
34 points

Tout à fait d'accord avec Jaroui.
Encore un avis qui suinte la prise de position et la vue sunnite.

Si le Chiisme à mit du temps à se construire, n'est-ce pas le cas du "Sunnisme" qui s'est progressivement construit en se limitant à 4 écoles, des recueils autorisés ou non de hadiths, une vision et une lecture à peu près uniformisé ?

Faut arrêter de vouloir absolument voir le Chiite comme un "autre", un musulman pas tout à fait normal. Un Chiite n'est pas forcément plus différent de nous que peut l'être un wahabiste pour ma part.

D'ailleurs tout le long du texte les appeler chiites et jamais alides est la marque de cette vision "sunnie" de cette branche qui ne se plie pas aux règles qu'on voudrait.

Alors que les pays comme les USA et le Canada cherchent de plus en plus un moyen d'ouvrir les hostilités avec l'Iran, il serait temps de réaliser qu'on a plus en commun qu'en différences avec nos fères alides. Ne collaborons pas à la mise au banc.

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Abdelmadjid
-37 points

Je crois qu'il faut commencer à revoir vos classiques, MARWAN n'est pas le petit fils du Taliq, Mou'awiya Ibn Abî Soufyane, pour ne pas dire, Ibn Hind, puisque Abou Soufyane, n'a fait que le reconnaitre.
Marwan, est le petit fils d'AlHakim:
Marwān Ier ou ʾAbū ʿAbd Al-Malik Marwān ibn Al-Ḥakam (en arabe : أبو عبد الملك مروان بن الحكم), né en 623 et mort en 685, est le quatrième calife omeyyade. Il succède à Muʿāwiya II en 684. Marwān Ier descend d'une autre branche omeyyade, à laquelle il donne son nom. Marwān et son père Al-Ḥakam ibn ʾAbī Al-ʿĀṣ sont exilés à Taïf du temps de Mohamed, 'alayhi assalât wa âlihi wa salem. Lorsque ʿUṯmān ibn ʿAffān, qui est cousin d'Al-Ḥakam, devient calife, il leur demande de revenir à La Mecque, en VIOLATION flagrante avec le bannissement à jamais, de ces deux mounafiqins, par le Messager d'Allah.
Le BANNI Marwān profite du soutien de ʿUṯmān et devient gouverneur de la Mecque, le comble...

Vous rajoutez encore: "les premiers successeurs de Husayn n’avaient pas d’ambitions politiques manifestes et qu’ils ne furent guère inquiétés par le régime umayyade."
Savez-vous qui a empoisonné les successeurs des imams Al Hussein, as ?
Après l'empoisonnement de Sidna Al Hassan, as, sur ordre de Mou'awiya, et l'assassinat et la décapitation de Sidna Al Husseyn, as, à Kerbala, par l'ivrogne et débauché Yazid, seront empoisonnés successivement, Zeïn Al'abidin Ibn Al Husseyn, Al 'imam Assajâd,as, à Médine en 713 empoisonné, par le calife omeyade, Al Walid.
Son fils et successeur, Mohamad Al Bâqir, as, subira le même sort, il est mort empoisonné par Ibrahim ibn Walid ibn `Abd Allah, neveu du calife omeyyade Hichâm Ibn Abdelmalik, en 743.
Son fils et successeur, Dja'afer Assâdiq, as, subira le même sort, en 765, empoisonné par le second calife abasside, Abû Ja`far al-Mansûr `Abd Allah ben Muhammad al-Imâm, surnommé Al-Mansûr, mort en 775, après avoir succédé à son frère, Abû al-`Abbâs as-Saffah, . Il meurt à La Mecque au cours du pèlerinage le 7 octobre 775.

Tout ceci rappelé, le fondateur du chiisme, est bel et bien, l'imam Ali, as, et c'est justement, l'imam Dja'afer Assâdiq, as, qui fut le professeur des imams ahl es-souna.

"Mahmud Abu Zuhra, le doyen de l’université d’Al Azhar, préfaçant son livre al-Imam al-Sadiq, dit: { Nous, qu’Allah nous accorde le secours et le succès, avons déjà écrit à propos de 7 imams. Nous n’avons différé notre livre à son propos que parce qu’en fait, il en est le supérieur, il a un mérite particulier parmi les plus grands d’entre les savants, tel ABou Hanifa qui le cite souvent et le considère comme le plus instruit au sujet des différences d’opinions et le plus compétent en jurisprudence. L’imam Malik fréquentait sa classe en tant qu’étudiant et le citait en tant que narrateur. Il fut le professeur d’Abu Hanifa et de Malik, ce qui est suffisant pour prouver son grand mérite. Il ne peut être écarté pour cause de déficience quelconque, et personne ne peut le dépasser dans ses mérites. En outre, il est le petit-fils de Ali Zain al-Abidin, qui fut le plus honoré de la population de Médine en son temps, aussi loin que son mérite, son honneur, sa piété et son savoir furent concernés. Ibn Shihab Zahri et plusieurs autres ont également assisté à ses cours. Il est le fils de Muhammad al-Baqir, qui pourfendit le savoir pour en extraire son pur noyau. Il est donc celui à qui Allah accorda un honneur personnel outre l’honneur de sa noble lignée, la parenté des Hashimites et la progéniture de Mouhamad, aswaws. "
Abu Zuhra, Imam al-Sadiq, page 3

L'historien, Ya’qubi dit: "Il fut le meilleur et le plus instruit dans la religion d’Allah. Les hommes de science, en le citant, disaient: l’instruit nous a dit."
Ahmad ibn Abi Ya’qub ibn Ja’far ibn Wahab, Tarikh Ya’qubi, vol 2, p. 381

Hélas, la politique a fait des disciples de Dja'afer Assâdiq, as, des "mécréants", du fait de leur passion pour Ahl el Beyt, as., et pour être concret, pour avoir toujours été rebelles à l'ordre des Califes, auquel ils ont préféré Ahlou el Beyt, as, et leurs enseignements, et depuis l'hégémonie, US, le nationalisme.

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Abdelmadjid
-37 points

Assalamou 'alaïkoum wa Rahmatou Allâhi wa Barakâtouhou;

Vous osez écrire, dans un raccourci déconcertant de la part d'un universitaire, habitué à la rigueur, ce qui suit:

Quote: La spirale du légitimisme

En effet, d’aucuns ont été remettre en question les trois premiers califes que ‘Ali lui-même n’avait pas désavoué. Certains sont allés plus loin encore en présentant ‘Ali comme le seul successeur légitime, authentique et direct du Prophète. D’autres sont allés trop loin en le désignant comme prophète lui-même, l’Archange Jibril n’ayant pas destiné le Message divin à la bonne personne. Et les plus zélés sont allés beaucoup trop loin en attribuant à ‘Ali des qualités de Dieu qu’il aurait ainsi incarné, à l’instar du Christ chrétien.
Fin de citation:

L'imam Ali, as, a non seulement remis en cause le coup d'Etat de Saqfet Bani Sa'ad, mais la Dame des femmes du Paradis, Sayida Fâtima Ezzahra, as, est morte SANS AVOIR JAMAIS prêté allégeance au Calife Abou Bekr, dont la désignation fut une فلتة FILTA (soudaine, et imprévue) selon les propres termes de Omar, qui fut un des conjurés avec Abou Bekr. rapporté dans Boukhari.
قال عمر بن الخطاب: إنما كانت بيعة أبي بكر فلتة وتمت ألا وإنها قد كانت كذلك، ولكن الله وقى شرها، من بايع رجلا عن غير مشورة من المسلمين فلا يبايع هو ولا الذي بايعه تغرة أن يقتلا
فهذا الحديث صحيح متفق على صحته، ولفظه عند البخاري عن ابن عباس: ثم إنه بلغني قائل منكم يقول والله لو قد مات عمر بايعت فلانا فلا يغترن امرؤ أن يقول إنما كانت بيعة أبي بكر فلتة وتمت، ألا وإنها قد كانت كذلك، ولكن الله وقى شرها، وليس فيكم من تقطع الأعناق إليه مثل أبي بكر، من بايع رجلا من غير مشورة من المسلمين فلا يتابع هو ولا الذي تابعه تغرة أن يقتلا.

Devons-nous donc, considérer que Sayida Fâtima Ezzahra, as, serait en Enfer, pour n'avoir pas fait allégeance à Abou Bekr ?
Est-il concevable, que l'imam Ali, as, ait fait allégeance, dans ces conditions, alors que 86 jours plus tôt, à Ghadir KHUM, les mêmes Abou Bekr, et Omar, lui ont prêté allégeance et FIDELITE, devant Rassoulou Allah, aswaws ?
قال (صلى الله عليه وآله وسلم): ((ألا من كنت مولاه فهذا علي مولاه، اللهم وال من والاه وعاد من عاداه وانصر من نصره واخذل من خذله وأدر الحق معه كيفما دار))، آخذاً بيد علي ليقيم عليهم الحجّة.

وانطلق المسلمون يبايعون علياً (عليه السلام)، وكان أول المبايعين والمهنئين الخليفة عمر بن الخطاب الذي قال له: (بخٍ بخٍ لك يا علي، أصبحت مولاي ومولى كل مسلم ومسلمة)(أنظر صحيح مسلم، البخاري، تاريخ ابن كثير، تاريخ الطبري.

وانظر الأميني، الغدير في الكتاب والسنّة والأدب (12 جزءاً).).

وكان رسول الله (صلى الله عليه وآله وسلم) قبل غدير خمّ يتحرج من مسألة إعلان الولاية لأمير المؤمنين علي (عليه السلام) حتى لا يتهم بالتحيّز، مع أن الأمر إلهي.. حتى نزلت الآية الكريمة التي ترفع عنه الحرج، قال تعالى:

(يَا أَيّهَا الرّسُولُ بَلّغْ مَا أُنْزِلَ إِلَيْكَ مِن رَبّكَ وَإِن لَمْ تَفْعَلْ فَمَا بَلّغْتَ رِسَالَتَهُ وَاللّهُ يَعْصِمُكَ مِنَ النّاسِ إِنّ اللّهَ لاَ يَهْدِي الْقَوْمَ الْكَافِرِينَ) المائدة / 67.

وبعد البيعة والولاء لأمير المؤمنين (عليه السلام) نزلت الآية بقوله تعالى:

(الْيَوْمَ أَكْمَلْتُ لَكُمْ دِينَكُمْ وَأَتْمَمْتُ عَلَيْكُمْ نِعْمَتِي وَرَضِيتُ لَكُمُ الْإِسْلاَمَ دِيناً) المائدة /3.

ومعنى ذلك أن الدين اكتمل والنعمة تمت بهذه البيعة والولاية، وما حدث بعد ذلك لا ندخل في تفاصيله، ولكن يكفي أن نفسره كما فسّره عمر بن الخطاب لابن عباس (رضوان الله عليه)، حيث قال:

(إن قريشاً كرهت أن تجتمع النبوة والإمامة في بني هاشم)(تاريخ الطبري: 5/13.).
Tout ceci étant pris en considération, nous pouvons résumer le chiisme, comme l'attachement au SERMENT de GHADIR KHUM, d'une part, et au refus du fait accompli, et des EDITS des Califes, et ce, quelques soient leurs mérites par ailleurs.

La légitimité n'est qu'un attachement aux Commandements du Coran, et elle ne doit pas être prise en dérision, au motif que nous n'adhérons pas au chiisme, pour des raisons strictement HISTORIQUES et surtout, JAMAIS rationnelles ou religieuses.
Pour faire court, je dirai que le sounisme est l'acceptation du fait accompli, et l'imam Ali, as, a été le premier à avoir accepté ce "fait accompli", après le décès de Sayida Fatima, as, pour que l'ISLAM se développe dans l'UNITE, et le chiisme, n'est rien d'autre que l'attachement aux ENSEIGNEMENTS de ceux qui suivent Ahl el Beyt, as, et en particulier, Rassoulou Allah, aswaws, et les imams de sa progéniture.
Les divergences apparues au fil de l'histoire, sont les mêmes qui ont divisé les ahl es souna, eux-mêmes, au point d'avoir produit des doctrines très éloignées de l'Islam, tout comme les chiites, d'ailleurs.
En résumé, SOUNISME et CHIISME, sont les deux grandes traditions de l'Islam, et elles ne diffèrent que sur des points historiques, et en aucun cas, sur les fondements.

Les différences proviennent essentiellement des vicissitudes historiques, et si le chiisme a semblé se radicaliser, c'est parce qu'ils ont été persécutés pour leur attachement à la SEULE souna, enseignée par Rassoulou Allah, aswaws, à travers ses descendants ou leurs disciples.

Les fadaises de l'adoration des imams, est une INJURE à l'Islam, et non point aux chiites, tout comme l'adoration des mausolés, dans le monde souni ou chiite, ou l'adoration et la quasi déification des compagnons et des chouyoukhs du wahabisme.

L'Islam, c'est vant tout, le CORAN, et Rassoulou Allah, aswaws, et surtout, le comportement de ceux qui se prévalent de cet enseignement.

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hassan59
1 points

L'article manque assurément de rigueur. Marwan ibn al-Hakam n'est pas le petit-fils de Mu'awiya ( donc pas le fils de Yazid ). C'est un Omeyyade,qui appartient à la branche de Abū l-ʿĀṣ ( la même que 'Uthmân ibn 'Affân dont il est un cousin très proche ). Il est le fondateur de la branche marwanide des Omeyyades. De manière objective et sans remettre en question les pensées de l'auteur, il aurait été judicieux de s'appuyer sur des sources précises ( Tabari, Baladhuri,Masudi etc... ) et des travaux universitaires ( Madelung, Marshall hodgson etc ) pour traiter un tel sujet.

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Yassin
-285 points

Dans le Coran, Allah nous dit qu'Il s'adresse aux hommes par signes.
Il nous donne tellement de signes sur la primauté d'Ali par rapport aux 3 premiers califes que 1000 mots ne sont pas suffisants!
Ali a la meilleure descendance; Hassan, Hussein, Zain al Abidine, Jaffar as Saddiq, Imam Reza... jusqu'au Mahdi! (Abou Bakr a bien Aicha, mais sans descendance et son fils Mohamed ibn Abou Bakr qui lui, est CHIITE. OUI, LE FILS D'ABOU BAKR ETAIT CHIITE !!!) Ali a le meilleur père; Abou Talib qui éleva et protégea toujours le Prophète -AS. Ali a épousé une des 2 seules femmes parfaites de l'époque: Fatima, (le prophète avait épousé a Khadija, l'autre femme parfaite). Il est aussi le seul a porter un nom divin. Ali est né dans la Kaaba, ou sont nés Abou Bakr, Omar et Othman? nul ne le sait. Des 4, Ali est le seul a être mort pendant le ramadan. On connait le nom de son épée "zoulfiqar". Les 3 autres califes portaient quelle épée? Ali est a l'origine de l'immense majorité des tariqas soufis,Ali