Trois Femen ont brûlé un drapeau salafiste devant la Grande Mosquée de Paris

On ne présente plus, hélas, les Femen, ce pseudo-féminisme spectacle venu d’Ukraine, qui a fait de toutes les transgressions son fonds de commerce (...)

Trois Femen ont brûlé un drapeau salafiste devant la Grande Mosquée de Paris

On ne présente plus, hélas, les Femen, ce pseudo-féminisme spectacle venu d’Ukraine, qui a fait de toutes les transgressions son fonds de commerce, enrôlant des inconnues pour incarner une génération « topless » prétendument engagée pour la bonne cause, mais qui n’a rien de spontané, ni de bien-intentionné.

Au royaume des amazones aux seins nus, chaque provocation est savamment orchestrée, et quand on apprend que parmi ses précieux soutiens figurent, entre autres, Caroline Fourest et l’Open Society de George Soros, le milliardaire aux faux airs de philanthrope, le doute est renforcé.

C’est devant la Grande Mosquée de Paris que le mouvement a choisi de se donner pitoyablement en spectacle, trois volontaires, deux Françaises et une Tunisienne, ayant poussé le bouchon jusqu’à brûler un drapeau sur lequel est écrit la shahada (attestation de foi) pour exprimer leur solidarité avec une militante tunisienne, Amina Tyler, et dénoncer les atteintes aux droits des femmes dans les pays arabo-musulmans.

Amina Tyler avait défrayé la chronique en Tunisie, en mars dernier, en s’exposant sur le Net la poitrine nue barrée des mots "mon corps m'appartient, il ne représente l'honneur de personne", ou encore "Fuck your morals". En théorie, en agissant de la sorte, elle s'exposait à des poursuites pour "atteinte aux bonnes moeurs", un délit passible de 6 mois de prison.

Sur le parvis de la Grande Mosquée, au coeur de la capitale, les Femen en mission ont déployé le drapeau noir des salafistes barré de la "chahada", avant d’y mettre le feu,  tandis que des membres du service de sécurité de l'édifice, alertés, tentèrent de les refouler à coups de pied. Dans leur tenue presque d’Eve, si télégénique et bien dans l'air du temps, on pouvait lire sur leurs torses qui s’offrent généreusement à tous les projecteurs : "Arab women against islamists", "Freedom for women", "Fuck your morals”.

Le mot de la fin revient aux fidèles, choqués par un tel outrage d'une rare indécence, où la dignité de la femme n'en ressort pas grandie, et c'est un euphémisme... "Pourquoi se mettre nue comme ça? C'est choquant! ", a réagi auprès de la presse une fidèle venue prier à la Grande Mosquée. "Pour parler du salafisme, il faut le connaître, et non pas montrer ses fesses", a condamné un autre fidèle, scandalisé.

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