La Suède autorise l’appel à la prière dans sa capitale

Fin mars, l’appel à la prière pourra désormais retentir depuis les hauts-parleurs positionnés sur le minaret de la mosquée Fittja et résonner dans les cœurs des fidèles (...)

La Suède autorise l’appel à la prière dans sa capitale

Dans un beau geste de tolérance religieuse qui fait déjà date en Suède, et dont il y a fort à parier qu'il ne fera guère d’émules dans nos contrées, notoirement plus frileuses en la matière qu'un pays nordique, les autorités de Stockholm ont répondu favorablement à la demande émise par la communauté musulmane locale au sujet de l’Adhan.

Fin mars, l’appel à la prière pourra désormais retentir depuis les hauts-parleurs positionnés sur le minaret de la mosquée Fittja et résonner dans les cœurs des fidèles, le volume sonore ayant été préalablement mesuré et réglé par la municipalité de concert avec les responsables musulmans, et ce dans l’intérêt général.

Ismail Okur, le président du Centre culturel islamique, se réjouit du formidable esprit d’ouverture dont a fait preuve la Ville de Stockholm. Un courage politique mêlé de respect envers une spécificité cultuelle suffisamment rares pour être salués, d’autant plus dans un contexte européen sclérosé par les préjugés anti-musulmans et miné par la résurgence d’un nationalisme revanchard, qui crie à la reddition devant le péril vert à la moindre requête soumise par les citoyens musulmans.

"Nous remercions les membres du conseil pour leur approbation et leur confiance", a déclaré le très reconnaissant Ismail Okur, avant de s’exclamer ému: "Nous sommes tous très heureux."

Seule mosquée de Suède à être flanquée d’un minaret qui, contrairement aux peurs montées de toutes pièces, ne fut ni le minaret de la discorde, ni le minaret de l’islamisation rampante, la mosquée Fittja écrit une nouvelle page dans l’histoire du culte musulman suédois et européen, au son des modulations nuancées, sensibles et virtuoses de l’Adhan.

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