Maroc: une femme âgée, miséreuse et malade, abandonnée à son triste sort

Chronique du mépris souverain et terriblement ordinaire envers la grande pauvreté et la détresse des plus vulnérables, la scène moyenâgeuse a pour cadre la ville de Larache au Maroc (...)

Maroc: une femme âgée, miséreuse et malade, abandonnée à son triste sort

Chronique du mépris souverain et terriblement ordinaire envers la grande pauvreté et la détresse des plus vulnérables, la scène moyenâgeuse a pour cadre la ville de Larache au Maroc, et met en pleine lumière une tragédie humaine, celle de Fatna, une vieille dame qui vit recluse au beau milieu des détritus, face à l’indifférence coupable des autorités, en la personne du caïd du district, insensible au sort de cette aînée sans ressources et sans famille.

Fatna a un toit sur sa tête, mais c’est un trou à rat grouillant de rongeurs de la même espèce, dont l’un l’a mordue. Alerté par les voisins de la vieille dame dont l’état de santé s’est subitement aggravé, le caïd, dans un élan de magnanimité, a daigné contacter l’antenne locale de la Protection civile pour envoyer une ambulance sur place. Ce dernier se gardant bien de se déplacer, certainement de peur de se frotter à une réalité occultée : la misère sociale qui, contrairement à la chanson d’Aznavour, est encore plus pénible au soleil marocain…

Mais le pire restait à venir. Les ambulanciers de la Protection civile sont repartis comme ils étaient venus, sans Fatna, après avoir constaté qu’elle respirait encore. Abandonnée dans son logis sordide, sans soins, la malheureuse femme gît là, comme l’illustre la vidéo ci-dessous, l'oeil enflé et risquant de sombrer dans le coma à tout instant, alors qu’une hospitalisation s’impose de toute urgence.

L’histoire relatée par le site demainonlinesemble tout droit sortie de la féodalité la plus inhumaine, à ce petit détail près qu’elle se passe au cœur d’un royaume chérifien, très prisé pour ses riyads somptueux par la jet-set internationale, plus enclin à faire briller sa belle vitrine touristique qu'à veiller au bien-être de ses sujets.

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