Vendredi 22 August 2014
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Iran: une expédition punitive sur fond de compétition énergétique

Iran: une expédition punitive sur fond de compétition énergétique
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Au-delà du nucléaire, l’épreuve de force contre l’Iran est vécue du côté américain comme une expédition punitive visant les Gardiens de la Révolution Islamique, en représailles à la cascade d’avanies infligées à l’Amérique, en trente ans, depuis la prise d’otages de l’ambassade des Etats-Unis à Téhéran, en 1979, aux attentats contre la chaine de commandement occidental au Liban.

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Au-delà du nucléaire, l’épreuve de force contre l’Iran est vécue du côté américain comme une expédition punitive visant les Gardiens de la Révolution Islamique, en représailles à la cascade d’avanies infligées à l’Amérique, en trente ans, depuis la prise d’otages de l’ambassade des Etats-Unis à Téhéran, en 1979, aux attentats contre la chaine de commandement occidental au Liban. Le bilan de ces opérations, en 1983-1984, contre l’ambassade américaine à Beyrouth (1983), le QG des «marines» à l’aéroport de Beyrouth et le PC français du Drakkar (1983), s’est élevé à 350 morts, avec en prime la décapitation de l’Etat-Major de la CIA au Moyen orient opérant depuis la capitale libanaise.

La désarticulation de la Syrie par la guerre intestine, dans le droit fil de la Syrian Accountability Act de 2002, répond à cette stratégie d’étranglement menée depuis dix ans contre l’axe de la contestation.  De même que le harcèlement juridico-politique de l’allié libanais de l’Iran, le Hezbollah. De l’assassinat à Damas du chef militaire du Hezbollah, Imad Moughnieh, à l’assassinat d‘un haut gradé de l’armée syrienne depuis la mer à sa résidence balnéaire de Tartous, le général Mohamad Souleymane (49 ans), l’homme des contacts avec le Hezbollah, en août 2008, à la destruction d’un site nucléaire dans le nord de la Syrie, à l’implication fallacieuse du Hezbollah dans le raid du 11 septembre 2001 contre les symboles de l’hyperpuissance américaine, pourtant de notoriété publique œuvre de wahhabisme djihadiste, à l’implication non moins fallacieuse de quatre membres dirigeants de la formation chiite dans l’assassinat de l’ancien premier ministre sunnite libanais Rafic Hariri avec leur comparution subséquente devant le Tribunal Spécial sur le Liban, aux accusations de blanchiment d’argent par le trafic de drogue via le cartel latino-américain, la pression américaine est permanente et vise à la paralysie du Hezbollah voire à son implosion, de même que la Syrie.

Sur fond de compétition énergétique à l’échelon régional, mettant en concurrence le projet atlantiste Nabucco face au projet russe South Stream, la nouvelle opération israélienne contre Gaza, quinze jours après le ralliement spectaculaire du Hamas à l‘Islam pétro-monarchique atlantiste dans la foulée de la visite de l’Emir du Qatar à l’enclave palestinienne sous blocus, ressortit des coups de butoir réguliers portés au tandem syro iranien visant à réduire sa marge de manœuvre et à épuiser la Russie dans une interminable guerre d’usure.

Quatre projets gaziers sont en compétition en vue d’acheminer le pétrole et le gaz à bas prix en Europe occidentale, via la Méditerranée, en contournant en même temps, le Détroit d’Ormuz, à portée de tirs iraniens, et les deux principaux ravitailleurs gaziers de l’Europe, la Russie et l’Algérie, deux pays situés hors de la sphère de l’Otan mais plombés par deux abcès de fixation d’origine atlantiste: La Syrie pour la Russie, le Mali pour l’Algérie, par le raid opéré sur le septentrion malien par les islamistes pro-Qatar d’Ansar Eddine. Une compétition exacerbée par les convoitises occidentales sur les gisements énergétiques au large de Gaza et du Liban.

Toutefois, le tropisme belligène israélo-américain pourrait être tempéré, d’une part, par la surprenante riposte balistique du Hamas contre les villes israéliennes, ainsi que par les avatars du renseignement atlantiste, d’autre part, où en l’espace d’un an, les principaux chefs de file de la contre-révolution arabe, de même que leurs alliés occidentaux ont été éliminés de la scène publique.

Le Libanais Wissam al Hassan (octobre 2012), la dague sécuritaire saoudienne au Proche orient, et le Turc Hakan Fidan, chef du renseignement turc, ont tous les deux assassinés dans la foulée de la décapitation de l’appareil sécuritaire syrien , le 18 juillet 2012, alors que l’Egyptien Omar Souleymane, l’homme secret des négociations israélo-égypto-palestiniennes, décédait mystérieusement dans un hôpital américain une heure après son admission, l’été 2012 et que le chef de la CIA, le général David Petraeus, le plus prestigieux chef militaire américain, était emporté par le scandale des dérives de l’Embedded, une technique de couverture journalistique instaurée à l’occasion de la guerre d’Irak, en 2003.

Au plus fort de l’épreuve de force américano-iranienne, en 2008, les Etats unis avaient déployé une armada, sans pareille dans les annales maritimes internationales, dépassant, de loin, la Task force américaine face au Vietnam (1970-1975) et face à Beyrouth (1982-1984).

La plus importante concentration navale de l’histoire contemporaine s’est de nouveau déployée, fin 2012, dans la zone Golfe arabo-persique/Océan indien, dans une démonstration de force américaine sans précédent face à l’Iran. Trois porte-avions américains à propulsion nucléaire et d’une escouade de la Royal Navy, soutenus par une centaine de bâtiments d’escorte, et près d’une centaine d’appareils de l’aviation embarquée, ont été affectés à cette zone. Ils bénéficiaient et continuent de bénéficier de l’appui de la gigantesque infrastructure militaire américaine au sein des pétromonarchies du Golfe, le nouveau champ d’expérimentation de la guerre moderne américaine dans le Tiers-monde.

Iran-Israël-Etats Unis: Un cas type de guerre asymétrique

La guerre israélo-américaine contre l’Iran constitue, par excellence, un cas type de guerre asymétrique, du fait des dispositions des forces et des alliances respectives des belligérants. L’asymétrie constitue une mise en œuvre de la métaphore du faible au fort, une réappropriation moderne du mythe du combat de David contre Goliath. Elle se veut une compensation par l’ingéniosité et l’économie des moyens de la puissance de feu d’un adversaire supérieur sur le plan des équipements matériels et des moyens financiers.

La terminologie en est témoin. Là où une armée régulière se déploie, établit un campement, se dote d’une visibilité pour disposer d’une gamme de moyens et pour impressionner son adversaire, cet adversaire-là, en fait l’ennemi, réplique par la furtivité afin de masquer ses moyens et sa mobilité. Dans ce combat-là, le rapport de force fait l’objet d’une translation homothétique. Le terme peut parait complexe. Mais l’évolution du conflit libanais (1975-1990) constitue une parfaite illustration de cette notion en ce que la guerre inter confessionnelle libanaise a constitué la première guerre civile urbaine de l’histoire contemporaine, et, a fait, à ce titre, l’objet d’un enseignement dans les académies militaires.

Le Kalachnikov, le fusil d’assaut soviétique, symbole des luttes de libération du Tiers-monde dans les années 1950-1969 et son équivalent américain le «M-16» seront vite déclassés au profit des batteries de DCA transformées en mitrailleuse à tirs rapides. Aux chars de l’armée libanaise et à l’artillerie de campagne de l’armée libanaise, des lanceurs d’obus «Howitzer» à longue portée, les forces palestino-progressistes, une armée de bric et de broc, a trouvé la parade par les «Katiouchas», un lanceur multitubes de roquettes, plus communément appelé «les orgues de Staline» en raison du bruit tonitruant qu’il dégageait par le lancement simultané de douze roquettes à moyenne portée.
Les Katiouchas, plus économiques, étaient aussi redoutables que les Howitzer en ce qu’ils saturaient la cible de multiples projectiles. Il en été de même du Crotale, missile anti char, fourni par la France à l’armée libanaise et détourné au profit des forces libanaises.

La réplique en a été le Grad soviétique, plus économique. Elles-mêmes seront supplantées par les missiles, les bombes à fragmentation et les bombes à implosion lâchés lors du siège de Beyrouth, en juin-juillet 1982, par les Israéliens à la poursuite des dirigeants palestiniens, et, en 1983, par la terrifiante artillerie de marine du destroyer américains New Jersey. En février 1984, La plus importante armada de l’après-guerre se trouvait concentrée au large du Liban, témoignant de l’importance des enjeux stratégiques que ce petit pays de 10.400 km2 représente pour les grandes puissances. Près de 40 bâtiments des pays de l’Otan, dont trois porte-avions, et un nombre sensiblement égal de la flotte soviétique, croisaient en Méditerranée orientale, le long de la façade maritime du Liban, qui s’étend entre la Syrie et Israël, sur une centaine de kms (1).

Dans ce combat inégal, les milices chiites, peu après le retrait sans gloire des Israéliens et des Occidentaux, ont opéré une série d’attentats aussi spectaculaires que meurtriers, neutralisant, par la guérilla urbaine, Beyrouth des francs-tireurs, avant de s’emparer du secteur ouest de la capitale, siège du gouvernement et des principales administrations.

Bon nombre d’observateurs inclinent à penser que le président américain serait tenté par une démonstration de force contre l’Iran, pour «une sortie par le haut», selon le jargon en vigueur ans les cercles atlantistes, en vue de restaurer le prestige américain terni par l’échec irakien et de consacrer durablement la primauté occidentale dans la gestion des affaires du monde, alors que la bataille de Syrie marque le pas et que le leadership américain est ouvertement contesté par ses compétiteurs militaires et économiques, la Chine, la Russie, à un degré moindre par l’Inde et l’Afrique du sud, en ce qui concerne le leadership moral sur l’Afrique, ainsi que le Brésil et le Venezuela de Hugo Chavez, pour l’Amérique latine.«Quiconque atteindra la suprématie maritime dans l’océan Indien serait un joueur important sur la scène internationale”, soutenait déjà au siècle dernier le Contre-amiral Alfred Thayus Mahan (1840-1914), géostratège de la Marine des États-Unis, soulignant par là le véritable enjeu stratégique de la nouvelle guerre du Yémen. Le repositionnement du chef d’Al Qaida a été opéré dans cette optique-là.

Signe de l’importance stratégique de la zone, le Royaume Uni, du temps du protectorat britannique sur l’Arabie du sud, avait fait du port d’Aden, la grande ville du sud Yémen, la place forte de la présence britannique à l’Est de Suez pour la sécurisation de la route des Indes. Via les trois îles du Yémen, –Kamran, Perrin, et Socotra— Aden commande l’accès à la mer Rouge par le détroit de Bab el-Mandeb, et l’île de Socotra (la plus grande des îles) dans l’océan Indien et assure la jonction entre la Méditerranée et l’Océan indien via le canal de Suez et le Golfe arabo-persique.

Une zone de non droit absolu, la piraterie maritime dans la Corne de l’Afrique

La militarisation des voies maritimes figure d’ailleurs parmi les objectifs de Washington dans cette zone de non droit absolu qui relie la Méditerranée à l’Asie du Sud-est et à l’Extrême-Orient par le canal de Suez, la mer Rouge et le golfe d’Aden. Une base aéronavale américaine à Socotra pourrait être édifiée en vue de superviser le mouvement des navires du golfe d’Aden, dont des bâtiments de guerre, et contribuer à la lutte contre la piraterie maritime, corrosive pour l’image de l’Occident dans le tiers monde.

A lui seul, le Golfe d’Aden représente 660 000 kilomètres carrés, mais la zone de rayonnement des pirates s’étend désormais jusqu’aux Seychelles, soit deux millions de km2. Les côtes somaliennes courent sur 3700 kilomètres, relevant de trois Etats, mais le plus souvent hors de toute juridiction. Vingt mille navires empruntent cette autoroute maritime chaque année, transportant le tiers du ravitaillement énergétique de l’Europe.

L’Ethiopie, pays africain non musulman, a été désigné par les Etats-Unis pour faire office de «gendarme régional» dans la Corne de l’Afrique, à l’instar d’Israël pour le Proche orient. Mais l’échec de l’Ethiopie à mater la rébellion du régime des tribunaux islamiques a conduit l’alliance occidentale à mettre en place un dispositif de lutte contre la piraterie maritime s’articulant sur trois volets Etats-Unis, Union européenne et Otan.

En 2009, 168 actes de piraterie ont été recensés, dont douze navires et deux cents cinquante otages détenus sur la côte somalienne au 1er décembre dernier. Le dispositif international est déployé depuis Djibouti (Golfe d’Aden) et les Seychelles (sud océan Indien), qui constituent les principales bases de soutien des opérations maritimes et aériennes d’anti-piraterie. Une vingtaine de bâtiments de guerre croisent en permanence dans le Golfe d’Aden et patrouillent le long des côtes somaliennes (3). Près de quarante ans après l’indépendance de la côte des pirates et le redéploiement britannique à l’Est de Suez, en 1970, les principautés du Golfe vivent de nouveau sous protectorat de fait de leurs anciens tuteurs, en une sorte de «servitude volontaire».

Se superposant à la compétition inter régionale entre l’Iran et l’Arabie saoudite sur fond de rivalité religieuse entre les deux branches de l’Islam, le sunnisme et le chiisme, la nouvelle guerre du Yémen s’est greffée à la piraterie maritime aux larges de la Somalie ainsi qu’aux conflits tribaux endémiques du Yémen, au trafic des armes, du carburant et de la drogue, particulièrement lucratif dans la corne de l’Afrique en faisant une zone de non droit absolu, identique à celle prévalant dans le septentrion malien.

Références

1- Le déploiement occidental au large du Liban en 1982-1984
Selon le Pentagone, la flotte américaine au large du Liban se composait d’une vingtaine de bâtiments dont les plus importants étaient le porte-avions «John F. Kennedy», et le cuirassé «New Jersey». Le «Kennedy» à propulsion nucléaire, peut embarquer un total de 85 avions de combat, dont des avions d’appui A-6 «Intruder» et A-7 «Corsair» et des intercepteurs F14 «Tomcat». Le «New Jersey» souvent qualifié par la presse américaine de «plus puissant navire de guerre du monde», est équipé de neuf canons de 16 pouces, à raison de trois par tourelle, et de missiles surface/surface «Tomahawk», à capacité nucléaire.

Il sera utilisé en 2003 contre l’Irak, depuis le golfe arabo persique, lors de l’invasion américaine de l’Irak. Un autre bâtiment à propulsion nucléaire «The Independence» disposait de 70 avions de combat à son bord. Il a été dérouté de Turquie pour renforcer cette flottille ainsi que le destroyer «Claude V. Rickett» et le porte-hélicoptères «Nitro».
Deuxième par ordre d’importance de la flotte occidentale croisant au large de Beyrouth, la flotte française était regroupée autour du porte-avions «Clémenceau» au sein de la force «Olifant». Présente en soutien aux 1270 soldats français de la Force Multinationale, la Force Olifant comptait quelque trois mille marins embarqués sur une dizaine d’unités: Le porte-avions «Clemenceau» doté d’avions «super-étendards», la frégate «Duquesne», l’escorteur d’escadre «d’Estrées», le bâtiment de soutien logistique «La Rance», un transport de chalands de débarquement (BDC), deux bâtiments de débarquement d’infanterie et de chars (EDIC) 9070 et 0094 et le pétrolier «La Meuse». A ceux-là s’ajoutaient quatre unités de la marine italienne, un contre-torpilleur, un transport de troupes, et deux frégates, présents à Beyrouth en soutien aux 1.400 soldats italiens dont le repli graduel du Liban a été annoncé à Rome.
Le ministère britannique de la défense, lui, ne signalait au large du Liban que la présence du «Reliant», navire auxiliaire de la Flotte Royale sur lequel a été redéployé mercredi le contingent britannique de la Force Multinationale (115 hommes), des «Queens Royal Lancer’s». Le Reliant, porte-conteneurs commercial, de 22.000 tonnes, avait été aménagé pour recevoir 4 hélicoptères «Sea King». A quelques encablures du Liban, la Grande Bretagne disposait, d’autre part, de 2.300 hommes à Chypre sur ses deux bases d’Akrotiri et de Dekhelia, mais cela «n’a absolument aucun rapport avec le Liban», toujours selon le ministère.
En contrepoint, la flotte soviétique en Méditerranée comprenait douze navires de guerre de surface, deux bâtiments amphibies (transports de chalands de débarquement) et une vingtaine d’unités auxiliaires (ateliers, et pétroliers ravitailleurs), selon des indications recueillies de source militaire occidentale à Bruxelles, siège de l’Otan, où l’on ne signale aucun changement sensible dans son déploiement depuis plusieurs semaines notamment au large du Liban. Ces navires étaient assistés par de nombreux bateaux marchands et de pêche pour des missions d’observation et de surveillance. Ils appartiennent à la Flotte de la Mer Noire qui détache également certaines unités de ses 25 sous-marins tous types pour des missions en Méditerranée. Tous ces bâtiments disposent de points d’appui en Syrie et en Libye.
Sur terre, en complément à cette concentration navale, sans pareille même au plus fort de la Guerre du Vietnam, la Syrie alignait au Liban de 30.000 à 50.000 hommes, chiffre variable selon l’évolution de la situation sans toutefois descendre au-dessous de 30.000 soldats.
Selon les dirigeants américains, de 2000 à 3000 experts soviétiques se trouvaient au Liban et en Syrie pour assister l’armée syrienne à l’usage de missiles sophistiquées concentrées dans la Montagne Libanaise, selon une ligne allant du Mont Sannine à la route internationale Beyrouth-Damas, entre Bhamdoune et Chtaura. Le Mont Sannine (2.600 mètres d’altitude) domine toute la région de Beyrouth. C’est l’une des régions au Monde où il y avait la plus grosse concentration de missiles. La Syrie ne dispose pas d’aviation au Liban ni de marine, les côtes libanaises étant étroitement surveillées par Israël, dont vingt à trente mille soldats sont présents au sud du Liban, sur un tiers du territoire libanais.

2-Le déploiement américain face à l’Iran en 2008
Les trois porte-avions -Kennedy, Eisenhower et Nimitz-étaient encadrés par «L’Entreprise Strike Group», une flotte de 40 bâtiments d’escorte comprenant le croiseur lance-missiles Princeton, quatre destroyers lance-missiles (Higgins, Chafee, John Paul Jones et Pinckneyles), le destroyer U.S.S. McFoul, la frégate U.S.S. Nicholas, le croiseur cuirassé U.S.S. Leyte Gulf, le sous-marin d’attaque U.S.S. Alexandria et le bâtiment de soutien U.S.N.S. Supply», un bâtiment dont l’efficacité a été démontrée dans les affrontements en close-combat avec les forces iraniennes dans le golfe Persique.
3- Le déploiement international dans le Golfe d’Aden pour lutter contre la piraterie maritime le long des côtes somaliennes au titre des opérations suivantes:
• l’EUNAVFOR («Atalanta»), lancée par l’Union européenne en décembre 2008, à l’initiative de la France et de l’Espagne.
• la TF 150, à l’origine, une «task force» multinationale à dominante américaine effectuant de l’antiterrorisme (Enduring freedom, Antiterror)
 • Ocean Field, une force navale provisoire de l’Otan, prélevée sur des groupes en manoeuvre dans l’océan Indien. Ce dispositif ne tient pas compte des unités détachées par les marines nationales des Etats-Unis, Russie, Inde, France, Chine, Egypte, Australie et Malaisie pour des missions limitées.Couloir maritime majeur reliant le Moyen-Orient, l’Asie de l’Est et l’Afrique avec l’Europe et le continent américain, l’Océan indien possède quatre voies d’accès cruciales facilitant le commerce maritime international, qui constituent autant de «goulots d’étranglement» pour le commerce mondial du pétrole, à savoir le canal de Suez en Égypte, Bâb el-Mandeb (longeant Djibouti et le Yémen), le détroit d’Ormuz (longeant l’Iran et le sultanat d’Oman) et le détroit de Malacca (longeant l’Indonésie et la Malaisie)

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