Mercredi 22 October 2014
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Existera-t-il encore du Halal en France ? (1/2)

Existera-t-il encore du Halal en France ? (1/2)
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Pour saisir les enjeux du Halal, il faut bien comprendre que la problématique de la viande Halal et de son contrôle se pose essentiellement sur la question de la volaille.

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Texte-analyse sur l’affaire Isla Delice et les nouvelles dispositions européennes et nationales liées à l’abattage rituel

Comprendre la problématique

Beaucoup parmi nous ont reçu cette information : AVS ne contrôlera plus les produits Isla Delice. AVS est un organisme de contrôle qui a un grand crédit au sein de la communauté musulmane. Cela est assez rare dans un marché qui manque de transparence, et c’est le moins que l’on puisse dire.

La société Zaphir, propriétaire de la marque Isla Délice, était sous contrat avec AVS depuis plus de 15 ans. Cette entreprise ne commercialise que des produits dérivés « Halal » (essentiellement de la charcuterie). Le propriétaire, M. Herzog, n’est pas musulman mais cela ne l’a pas empêché de comprendre très tôt l’importance de la crédibilité pour percer sur ce marché juteux, bien que très difficile. Et c’est très logiquement que sa société décide d’être certifiée par l’organisme de contrôle le mieux structuré et qui avait l’exigence la plus sérieuse.

À cette époque, peu de gens voulaient être sous contrat avec AVS. Ce dernier imposait des contrôles quotidiens dans toutes les boucheries labellisées et il n’hésitait pas à poursuivre en justice les abattoirs qui ne respectaient pas les termes du contrat. C’était des pratiques nouvelles dans un marché habitué à l’arbitraire et à une anarchie entretenue.

Aujourd’hui, les produits Isla Delice sont présents dans de nombreuses boucheries musulmanes et surtout dans la plupart des enseignes de la grande distribution. Le pari audacieux de M. Herzog a donc été un grand succès. Cela n’a pas été sans difficulté car le contrôle tatillon d’AVS a toujours été une lourde contrainte devant un marché qui ne cessait de croître.

Pour saisir les enjeux du Halal, il faut bien comprendre que la problématique de la viande Halal et de son contrôle se pose essentiellement sur la question de la volaille. 2/3 du marché des produits carnés dits « Halal » sont constitués de volailles. Cette viande est appréciée pour son prix « bon marché » et c’est celle qui est très majoritairement la plus consommée dans le monde.

Mais produire cette viande avec des prix aussi bas a ses conditions. Et il faut visiter l’envers du décor pour le croire. De leur élevage jusqu’à leur mise sous pack, les volailles ne sont pas des créatures vivantes, ce ne sont que des « marchandises », de simples protéines sur pattes.

Un élevage Halal ?

C’est le temps qui définit la rentabilité et c’est donc le facteur le plus important dans les élevages industriels. Les bêtes doivent donc occuper le moins d’espace possible et le moins longtemps possible. Dans ces élevages, les poussins de chair sont donc élevés en seulement 41 jours. Les poulets voient leurs muscles se développer tellement vite que leurs pattes et même leur cœur ont du mal à suivre (déformations, fractures…).

Enfermées dans de minuscules cages, leur espace de vie ne dépasse pas la surface d’une feuille A4. Ils peuvent à peine bouger et subissant le stress et de multiples souffrances. Ils développent alors des comportements violents ou s’automutilent. Les industriels préviennent ces comportements anormaux liés à l’excessive promiscuité par la mutilation des bêtes : le débecquage (ablation d’une partie du bec) ou le dégriffage (ou même la coupe des ergots).

Ces concentrations énormes de volailles aux organismes affaiblis sont aussi de potentiels foyers épidémiques. Les systèmes modernes d’élevage sont de véritables incubateurs à virus (listeria monocytogènes, salmonelles, E. coli…). Les antibiotiques sont alors sur-utilisés à titre préventif, curatif, mais aussi comme stimulateurs de croissance.

Le consommateur mange donc une viande à un prix accessible mais de médiocre qualité et qui regorge d’antibiotiques. Cela conduit au développement de souches bactériennes résistantes chez l’animal comme chez celui qui le mange.

L’Abattage industriel traditionnel (non Halal)

Les conditions de l’abattage industriel des volailles sont dans la continuité des conditions inhumaines de leur élevage. Les cadences d’abattage (15 000 poulets par heure) sont telles que les considérations liées au respect animal sont une vaste plaisanterie. L’abattage est automatisé, l’homme et sa « marchandise » doivent alors se soumettre à cette cadence. C’est le règne de la productivité qui permet d’abattre vite et en masse pour la meilleure rentabilité.

Pourtant la directive de l’Union européenne 93/119/CEE1 a tenté de définir des normes d’abattage. Cette directive est destinée à prévenir « toute excitation, douleur ou souffrance évitable pendant l’acheminement, l’hébergement, l’immobilisation, l’étourdissement, l’abattage et la mise à mort. » Évidemment rien de tout cela n’est respecté.

Cette directive rend aussi obligatoire « d’étourdir les animaux avant leur abattage. » Cela vise à assurer ce qu’on appelle un « abattage humain », c’est à dire la mise à mort de la bête « sans souffrance » (sic !). C’est la raison pour laquelle l’abattage comporte généralement deux phases, d’abord l’étourdissement – officiellement pour rendre l’animal inconscient – puis la mise à mort.

Pour la volaille, l’étourdissement se fait par l’électrocution (appelé électronarcose). Une logique difficile à comprendre : on leur fait subir une lourde décharge électrique pour les assommer afin qu’elles souffrent moins quand… elles seront ensuite égorgées !

La concentration et le gigantisme des abattoirs liés à leur logique industrielle obligent souvent à de longs trajets entre les lieux d’élevage et les lieux d’abattage. Les volailles entassées dans des camions arrivent à l’abattoir stressées ou, pour certaines, déjà mortes dans leurs caisses de transport.

Elles sont ensuite retirées de ces caisses et accrochées par les pattes à un convoyeur (nom de la chaîne d’abattage mécanique). Pendues, la tête en bas, c’est encore une nouvelle étape stressante pour ces volailles qui, en raison, de la croissance accélérée qui leur a été imposée, souffrent souvent de douloureuses malformations des pattes ou de fractures parfois ouvertes.

Les volailles sont ensuite immergées la tête la première et jusqu’à la base des ailes dans un bain d’eau parcouru par un courant électrique suffisamment fort pour les « étourdir ». Mais en fait, les effets de ces chocs électriques sont très aléatoires : parfois, effectivement, ils assomment la bête, mais pour celles qui sont les plus affaiblies cela les tue et pour d’autres cela ne les assomme même pas.

La chaîne mécanique emporte ensuite les volailles vers une section où leur cou sera tranché, soit par un dispositif automatique (le disque) soit manuellement, par des employés de l’abattoir. Mais pour les quelques bêtes qui n’ont pas été réellement assommées par l’électrocution, elles arrivent en se débattant devant le disque qui parfois leur taillade la poitrine au lieu de leur trancher le cou. Et c’est parfois encore en vie que les volailles passent ensuite dans un bain d’eau bouillant (pour permettre de leur ôter mécaniquement les plumes).

En 2004, le Groupe scientifique sur la santé et le bien-être des animaux de l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) a émis un avis sur ces conditions d’abattage en milieu industriel et sur l’électronarcose en particulier. Selon le rapport de l’EFSA, cette pendaison par les pattes au moyen d’entraves métalliques dans les chaînes d’abattage automatisées : « est une posture physiologiquement anormale pour les volailles et la compression des os des métatarses par les entraves métalliques est extrêmement douloureuse. » 

Par ailleurs, l’EFSA précise que la douleur et la panique dues à cette position inversée sont la raison pour laquelle la majorité des volailles s’agitent et qu’un nombre important d’entre elles risquent de se briser les ailes. Le rapport explique que :« les chocs précédant l’étourdissement peuvent provoquer des battements d’ailes, si bien que l’oiseau risque d’échapper complètement ou partiellement au bain d’eau électrifié. L’étourdissement est alors totalement inefficace et inadéquat.»

Un abattage industriel Halal ?

La législation relative à la protection des animaux, dans les pays de l’Union européenne comporte des exemptions pour les animaux dont la viande est destinée aux communautés juives et musulmanes. Dans le cadre de l’abattage rituel, les animaux ne sont pas dans l’obligation d’être « étourdis » avant d’être abattus.

L’abattage « Halal » avec électronarcose n’est pas Halal

Mais en fait les conditions industrielles et leurs cadences effrénées rendent très difficile d’autres alternatives à l’électrocution des volailles avant l’abattage rituel. La plupart des acteurs musulmans du Halal préfèrent s’adapter à ces contraintes et ils se limitent à demander aux industriels de diminuer le voltage en espérant qu’aucune bête ne soit morte électrocutée avant qu’elle ne soit égorgée.

Mais, nous l’avons vu, les volailles qui ne sont pas (ou peu) « étourdies » se débattent tellement qu’elles brisent leurs ailes et celles de leurs congénères, tout en communiquant leur stress à toute la chaîne qui doit alors être ralentie. Si la saignée est manuelle (sans disque), l’affolement des bêtes compliquent encore le travail des sacrificateurs. Pour l’industriel, tous ces aléas (ailes brisées invendables, chaine ralentie) sont des pertes sèches.

Aujourd’hui, les gérants de ces sites, soucieux de préserver leur rentabilité, n’hésitent donc plus à augmenter le voltage des bains électrifiés afin d’être certain que la volaille ne s’agitera plus avant, pendant et après la mise à mort. Et évidemment, une très grande partie des bêtes succombent à cette électrocution.

Ainsi, ce qui était destiné à seulement « étourdir » devient une manière de tuer l’animal. L’abattage rituel qui le suit n’a donc plus aucun sens. On dit « étourdissement » ou « assommage » pour ne pas dire « abattage industriel » qui n’est ni juridiquement (fiqh) Halal ni éthiquement (akhlâq) acceptable.

De plus, même en abaissant les paramètres, il existe toujours un risque important de mort des volailles suite à l’électronarcose, du fait de leur grande fragilité et des conditions très stressantes auxquelles elles sont soumises. Dans ces conditions, la quasi totalité des conseils de savants musulmans ont déclaré que l’électronarcose avant l’abattage rituel ne pouvait pas être acceptée :

  • Le Conseil Européen de la Fatwa : « Et après l’exposition des méthodes d’abattage utilisées, et en prenant en compte les transgressions multiples des règles religieuses qui provoquent la mort d’un nombre non négligeable d’animaux (suite à l’étourdissement), surtout les volailles, le Conseil a convenu qu’il n’est pas permis de consommer la viande des volailles… »2

  • Le Conseil islamique du Fiqh, qui dépend du Congrès Islamique Mondial :« Il est interdit d’utiliser l’électronarcose pré-mortem pour la volaille, car l’expérience a montré qu’elle provoque la mort le plus souvent des cas. »3

  • Le Comité permanent de la recherche scientifique et de la consultation (Arabie Saoudite) : « Il est interdit de frapper l’animal sur la tête à l’aide d’un marteau ou d’un pistolet ou de pratiquer l’électronarcose ou de lui faire inhaler du CO2. » 4

  • L’Union des savants de la recherche islamique (Égypte) :« a refusé d’accéder à la demande d’associations internationales de protection animale qui souhaitaient que le Conseil accepte l’utilisation de l’électronarcose. »5

L’abattage Halal sans électronarcose n’est pas assez « rentable »

Malgré cela, des organismes de contrôle, comme AVS, qui refusent dans leur cahier des charges cette électronarcose sont extrêmement rares. Il faut savoir qu’un abattage sans électronarcose ne permet d’abattre que 4 000 poulets/heure, avec la présence obligatoire de trois sacrificateurs qui abattent manuellement.

En utilisant l’électronarcose, le chiffre passe à 15 000 poulets/heure ! Et le disque (abattage mécanique) permet de se passer des sacrificateurs !

Si le souci premier est le profit, s’imposer un abattage rituel sans électronarcose est donc un choix difficile. Les enjeux financiers sont énormes pour les industriels. C’est la raison pour laquelle, beaucoup parmi eux préfèrent être certifiés par des organismes de contrôle de la communauté qui sont beaucoup plus… « souples », ceux qui n’hésitent pas à permettre cette électronarcose alors que les Savants musulmans l’interdisent.

AVS a tout de même mis en place une électronarcose mais uniquement après l’abattage rituel, et cela pour éviter les désagréments causés par la volaille qui s’agiterait trop durant son agonie. C’était un compromis qui pouvait satisfaire les deux partis, les contrôleurs et les industriels.

Mais après avoir interrogé des Savants musulmans, certains ont justement fait remarquer qu’il n’était pas acceptable de ne pas laisser la bête agoniser en paix. On ne pouvait pas faire souffrir un animal qui vient d’être abattu rituellement en l’électrocutant de nouveau. Préférant ne pas s’engager sur un chemin douteux, AVS ne désire plus pratiquer cette électrocution après abattage rituel.

Pour les gérants des sites, ces multiples contraintes qu’impose le rite musulman deviennent de moins en moins supportables. C’est la raison pour laquelle, l’abattoir qui fournissait Isla Delice a décidé de rompre son contrat avec AVS pour imposer l’électronarcose avant abattage.

 

Pour aller plus loin :

Le marche du halal entre références religieuses et contraintes industrielles [ouvrage]

1http ://europa. eu/eur-lex/en/consleg/pdf/1993/en_1993L0119_do_001. pdf

2. Conseil Européen de la Fatwa et de la recherche, fatwa n° 29, Cologne du 19 au 22 Mai 1999.

3. Conseil Islamique du Fiqh, OCI -décision n° 95/103.

4. Consultation n° 235- 47 du 22/04/1427 H et consultation 24820 en date 09/06/1431 H.

5http://www.raya.com/site/topics/article.asp?cu_no=2&item_no=389327&version=1&parent_id=54&template_id=55

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Commentaires

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mougli59
2 points

Il faut revoir tout notre mode de consommation.Ici on parle alimentaire mais il faut élargir à tout ce que nous consommons:
sauver les apparences en se disant: moi je mange Halal, je porte des nikes, je bois du coca et ne pas se soucier des conditions de fabrication d'un produit, est ce islamiquement bon?

Coca-Cola et sa gestion de l'eau par exemple en inde: Coca Cola s'est installé en Inde avec l'aide du gouvernement.Les mobilisations des habitants se multiplient car Coca Cola vole l'eau de toutes les castes. Plus une goutte ne coule des canalisations qui appartiennent à l'état. Les rizières et les puits sont asséchés. Comme les champs ne sont plus irrigués les récoltes ont diminués de 40% etc etc

idem pour Nike qui exploite des enfants en indonésie, au Pakistan etc
et j'en passe

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adil zéde
7 points

Bonjour à toutes et tous.

Pour rappel le sacrifice halal a pour but d'individualiser la relation entre l'animal et l'homme. C'est une procuration demandé à dieu afin d'ôter la vie à un être vivant pour sa subsistance. Mr Makri a bien résumé la situation. Aprés la décision courageuse d'AVS, je me suis renseigné auprés de l'ARGML qui eux citent d'autres avis religieux pour le sacrifice avec electronarcose. Dés qu'il y a un doute il faut s'en écarter.
A ce jour, il vaut mieux manger moins de viandes , de meilleurs qualités en se fournissant directement chez des petits éleveurs du terroir.
Merci mr Herzog de nous rappeler que rentabilité et halal ne font pas bon ménage.

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elham
558 points

dorénavant, Isla Delice va utiliser l’électronarcose, et produira par conséquent de la viande haram.

c'est très regretable, la charcuterie isla délice était pour moi du halal authentique, mais ça c'était avant.

A Dieu isla délice!************** A Dieu isla délice!.

@Pertu:
Et tu ne manges pas non plus ''végetarien'', ni''casher''?

où est le problème? sinon arrêtes de trop regarder la télé.

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jeanmoulin
32 points

Si l' ARGML citent d'autres avis religieux pour le sacrifice avec électronarcose, quelle les nomme et que ces avis soient adaptés a la nouvelle réglementation du 1 janvier 2012. Pas si sûr...

Par ailleurs, sur le site de l' ARGML nous trouvons:
"L’électronarcose est un procédé d’insensibilisation des volailles par l’utilisation d’un bassin d’eau légèrement électrifié dans lequel passe la volaille accrochée sur la chaine avant passage au poste de sacrifice.
Cette méthode de tranquillisation est très encadrée et utilisée avec beaucoup de précautions. Le réglage des paramètres est sous la responsabilité exclusive du contrôleur ARGML. "
Sauf que de nombreux scientifiques réfutent non seulement la thèse selon laquelle l' électronarcose permet a la volaille de ne pas souffrir ( en réalité le contraire) mais également met en évidence que les bêtes meurent a l'occasion de l'utilisation de ce procédé ( viande "jifa" morte avant d'avoir été égorgé !)

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jeanmoulin
32 points

Nous sommes au pire face a une réalité industrielle qui donne une réalité au haram... Et au mieux, nous sommes devant le doute. Que faire ?

Zede a donc raison de dire que nous devons nous eloigner face au doute car le musulman se veut toujours plus scrupuleux sur les éléments équivoques.

" le fait de s'éloigner de toute ambiguïté relève d'une grande exigence éthique et morale personnelle qui participe d'un véritable cheminement personnel : al wara3 ( le scrupule ) défini par le Prophète Muhammad :

« Les choses licites sont bien définies et les choses interdites sont bien définies. Entre les deux il y a des choses équivoques que peu de gens connaissent. Celui qui s'est mis à l'abri des choses équivoques a tout fait pour blanchir sa foi et sa réputation et celui qui s'y est laisser tomber est tombé dans les choses interdites, tel le berger qui ne cesse de faire paître ses troupeaux autour du domaine (du roi).

Il n'est donc pas loin de l'empiéter. Sachez que chaque roi a son domaine

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jeanmoulin
32 points

Sachez que chaque roi a son domaine réservé et sachez que les domaines réservés de Dieu sont Ses interdits. Sachez que dans le corps humain il y a une bouchée de viande. Quand cette bouchée est bonne, tout le corps est bon ; et quand elle est devenue mauvaise, tout le corps le devient. Sachez que cette bouchée est le coeur.» Rapporté par Al-Bukhârî.

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Pancole
-4221 points

Athée , je n'ai absoulment pas l'intention de cautionner et de rétribuer le culte musulman.
C'est aussi simple que cela.

Pourquoi devrais-je contribuer à payer des imams pour qu'ils s'assurent que les poulets sont bien tournés vers la Mecque au moment de leur égorgement?
Vous musulmans accepteriez-vous de payer des rabins si nos viandes devaient obligatoirement passer entre leurs mains?
Mon absence de religion ne justifie pas que me soient imposées des pratiques que je n'approuve pas et que je considère comme ridicules et inutilement cruelles.
Le hallal comme la casher devraient d'abord respecter les règles d'abattage en vigueur dans notre pays et ensuite être réservées esxclusivement à ceux qui les jugent indispensables à leur alimentation.
C'est cela la laïcité vs alimentation.

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bidar
9 points

AVS et l'elctronarcose
Il y a une contradiction dans votre article sur l'electronarcose et AVS car au début vous parlez "des organismes de contrôle, comme AVS, qui refusent dans leur cahier des charges cette électronarcose" et après vous parlez "AVS a tout de même mis en place une électronarcose après"
Dans les deux cas il y a choc électrique maintenant pour celui après avez vous les fatwas de tous les conseils cités plus haut.
Le choc electrique appliqué après est encore plus risqué que celui avant puisqu'il premièrement stoppe le processus d'exsangunination le but de la saignée, et deuxièment peux provoquer la mort de la dinde.La condition émise par les savants consultés par AVS est que l'animal soit vivant après saignée et le choc electrique. Vous ne pouvez pas discerner cela avec les cadences actuelles. Il faudrait brancher un electrocardiogramme sur chaque dinde pour verifier le coeur.

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jboudrani
4 points

@pertu

On ne peut pas toujours distinguer les chrétiens des autres?

à moins peut être que tu portes une croix ou une pancarte par exemple.

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Fanette
21 points

Salam aleikoum à tous, et merci à oumma pour cet article.

Personnellement, je suis assez sensible à la souffrance animale, et quand je voyais chez mon boucher musulman des embalages d'escalopes toutes pareilles, et les cuisses... on voit que ce ne sont pas des bon poulets, mais des poulets "électriques". Ces pauvres animaux ne voient jamais la lumiere du jour et vivent une vie courte de calvère avant de creuver comme des *** et de remplir ces barquettes à la chaine.

Pour me ce n'est pas halal, pour moi ca ne peux être halal, des animaux élevés dans des telles souffrances,dans des usines. Alors j'ai arrêté. Je préfère manger bio, j'ai plus l'impression d'être en harmonie avec mes convictions. Ma conscience n'est pas bien sinon.

J'ai passé un peu de temps aux USA et j'ai eu le plaisir de découvrir là bas des éleveurs bio musulmans. Le rêve, là bas c'est la meilleurs qualité, la plus chère.

Mangez moins de viande et privilégiez la qualité, à tous les niveaux.

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elham
558 points

@palazo,

la viande halal en plus d'être ''rituelle'', c'est une viande géneralement moins chère que la viande non halal.

s'il t'arrive d'en consommer, tu n'as qu'à t'en prendre à ton protefeuille, visibelement pas bien garni.

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3bdulHakym algarabun alawashki
-35 points

Salam,

En revanche ce serait bien d'arrêter de dire "anarchie" au lieu de désordre. Le désordre, c'est le désordre, et l'anarchie, c'est l'anarchie. Ca n'a aucun rapport, à moins d'adhérer à la propagande de l'état.

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3bdulHakym algarabun alawashki
-35 points

Salam,

N'écoutez donc personne. Grands savants de ci ou de mi : qui sont-ce ?

Essayez l'électronarcose, la pendaison par les pieds après avoir vécu dans la plus stricte contigüité sous néon, faites-vous découper le ventre et le cou.

Bien sûr que tout ça ne fait pas mal : c'est du baratin pour nous endormir ! Une spirituonarcose !
Dès que la pression sanguine diminue même un peu, la bête, stupide par essence, inconciente donc, le devient totalement : c'est connu.
D'autant que comme la poule est bête, elle souffre d'autant moins ! Ce sont ses mouvements qui le font croire : mais c'est en réalité la musculature qui a une contraction sporadique et incontrôlée : rien de bien méchant.

Quelqu'un ici mangerait de la bonne viande humaine ? De l'insanodélice, miam.

Il paraît que c'est la même matière que l'animal...

Et celui qui médit publiquement de l'absent, peu importe qu'il ait mangé halal.
Les sabres des Anges ne font pas de quartier,
et je pars en vacances un bon, bon mois i A

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Cheminot
20 points

Salam à tous , manger de la viande en islam c'est pas une obligation,ont peu sans passer , et peut être en manger à certaine occasion ou on est certain que la viande est comforme je suis sur qu'on appréciera dans manger à des moments unique et rare.hamdullah il y a plein d'autres aliments qui peuvent remplacer la viande et flatter nos papilles.l'aïd el kebir peut être un de ces moments ou l'on peut ce rendre dans un pays ou pratiquer le souvenir du sacrifice et pas compliquée et ce retrouvé devant un bon repas composer de viande saine et comforme au rite islamique . Bon c'est que mon avis.

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bidar
9 points

@Palazzo
Il n'y a aucun imam qui s'assure que les poulets sont tournés vers la Mecque. Vous avez vu ça dans quel abattoir svp? Le halal comme le casher respecte les règles puisqu'il y a une dérogation pour abattage rituelle. Le peu de halal qui existe en France ne suffit pas et les abattoirs doivent piocher dans le non halal pour satisfaire la demande. Allez faire un tour dans les abattoirs de volaille de Belgique votre avis changera sur la question changera.

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MARC
0 points

Mais arrêtez votre hypocrisie et celle de l'auteur en disant:(AVS a tout de même mis en place une électronarcose mais uniquement après l’abattage rituel, et cela pour éviter les désagréments causés par la volaille qui s’agiterait trop durant son agonie. C’était un compromis qui pouvait satisfaire les deux partis, les contrôleurs et les industriels.
Mais après avoir interrogé des Savants musulmans, certains ont justement fait remarquer qu’il n’était pas acceptable de ne pas laisser la bête agoniser en paix. On ne pouvait pas faire souffrir un animal qui vient d’être abattu rituellement en l’électrocutant de nouveau. Préférant ne pas s’engager sur un chemin douteux, AVS ne désire plus pratiquer cette électrocution après abattage rituel.)
AVS n'a jamais dit qu'ils pratiquent l'éléctronarcose même post-mortem aujourd'hui qu'ils ont perdu le marché ils viennent nous raconté leurs vision des chose, tout ce bruit c'est à cause des sous. j'invite l'auteur à rajouter ce que faisait AVS haram

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LeDocteur
35 points

Polémique Hallal : Ou comment j'en suis venu a cautionner la Malbouffe !

Vous dites "devraient respecter les lois d'abbatage en vigueur" ?

Sachez que ces lois ont été votés afin de permettre d'abbatre plus de betes a la minute et de "shunter" les problemes sanitaires qui deviennent l'affaire de detaillant ou pire... du client !

En vérité, vous ne savez rien et vous voulez faire "terroir" alors que vous contribuez a sa destruction

Alors vous savez ce qu'est le Minerai en agro-alimentaire ?
Eh bien c'est tout ce qui reste sur la carcasse quand on l'a découpé ( Tendons, nerfs, bouts de viande, membranes sereuses) C'est lavé a l'amoniaque, rincé, puis conditionné et envoyé pour fabriquer des plats préparés "Laïcs tout autant que Hallal" !!!

Eh oui, verifiez et bon appetit!

J'achete ma viande en boucherie hallal, dument certifiée! Et si vous aimez pas ca, allez voir votre boucher traditionnel qui sera tres heureux de vous compter parmis ses clients!

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farid352
0 points

Salem je suis d'accord on tous cas dans le Rhône il Ya des boucherie et des restaurants qui font que de l'AVS alors renseigné vous et en plus j'ai entendu parler d'un particulier qui vend de l'AVS sur Corbas vers la zone industriel rue Vercors