Mercredi 26 November 2014
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Israël-Iran: une guerre électronique par sabotage informatique

Israël-Iran: une guerre électronique par sabotage informatique
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En pleine bataille de Syrie, à trois mois des élections présidentielles américaines, en septembre 2012, Israël a même envisagé de lancer contre l’Iran une impulsion électromagnétique (IEM), afin de paralyser l’ensemble des réseaux de transport et de communications, en vue de briser le développement de son programme nucléaire.

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Depuis la venue au pouvoir du Premier ministre israélien ultra- droitier, Benyamin Netanyahu, il y a cinq ans, Israël a lancé trois attaques virus visant le champ informatique iranien en vue de neutraliser, sinon retarder le programme nucléaire de la République islamique.

Doublée d’une campagne d’assassinats de savants iraniens, la triple campagne virale, Stuxnet, Duqu et Flame, a visé tout autant le système nucléaire iranien que le système bancaire libanais, supposé servir de plateforme de blanchiment au trésor de guerre du régime syrien et du Hezbollah libanais.

En pleine bataille de Syrie, à trois mois des élections présidentielles américaines, en septembre 2012, Israël a même envisagé de lancer contre l’Iran une impulsion électromagnétique (IEM), afin de paralyser l’ensemble des réseaux de transport et de communications, en vue de briser le développement de son programme nucléaire.

L’impulsion électromagnétique (IEM)

 L’impulsion devait prendre la forme d’une explosion nucléaire en haute altitude destinée à perturber le parc informatique du pays. L’explosion ne devait produire ni souffle, ni radiation au sol, mais provoquer une paralysie des communications et un tarissement du ravitaillement alimentaire, selon des indications fournies le 29 Août 2012 par Bill Gertz sur sa chronique vidéo sur le site conservateur américain «The Washington Beacon». Onde de choc puissante créée par l’interaction entre l’explosion et le champ magnétique terrestre, le potentiel destructeur des IEM est ravageur. Il est d’ailleurs possible de le produire à partir d’un générateur de micro-ondes.

Le virus Stuxnet et Le drone RQ-170

Auparavant, Israël avait lancé, en 2009, une offensive électronique contre le système informatique iranien via le virus Stuxnet, parallèlement à une campagne d’assassinat de savants iraniens. Près de trente mille ordinateurs auraient été infectés par ce virus malicieux qui recherchait dans les ordinateurs le système de supervision de la firme allemande Siemens Win-CC, en charge du contrôle des oléoducs, des plateformes pétrolières et des centrales électriques.

En contrepoint l’Iran a réussi a détourné, en décembre 2011, un drone ultrasophistiqué américain qui surveillait les sites nucléaires iraniens, via le Béloutchistan, atténuant quelque peu les contre-performances iraniennes.
Drone furtif et secret, le RQ-170 se présente comme un butin inestimable en ce qu’il a démontré la capacité iranienne à prendre le contrôle du plus sophistiqué des drones d’observation américain, apportant la démonstration de la capacité d’électroniciens hors pairs de ses savants. En disposant désormais d’un prototype pour reproduire l’arme secrète, l’Iran parait avoir réussi à se prémunir des attaques de ce genre d’engins, se propulsant au 2eme rang mondial dans ce secteur d’armement.

Dispositifs et Cibles des protagonistes

Le dispositif israélien (2):
Israël est crédité d’un arsenal nucléaire, l’un des plus importants hors du monde occidental, de l’ordre de 150 à 200 ogives nucléaires et d’une puissante aviation de guerre: 710 avions de combat avions, notamment des chasseurs bombardiers F-15 et F-16, 181 hélicoptères de combat, ainsi que de nombreux drones (avions sans pilote) d’attaque et de reconnaissance. Sous l’administration démocrate de Barack Obama, les Etats-Unis auraient fourni à Israël une dizaine d’avions ravitailleurs pour lui permettre des raids à long rayon d’action.

Au-delà de la force de frappe nucléaire, le dispositif israélien repose sur le système balistique de la famille américaine des GBU, plus communément désignés de «Bunkers Busters», littéralement des «imploseurs de fortifications». Le GBU 27, d’une longueur 4,2 mètres, pour un poids 900 kg, a une force de pénétration de 2,4 mètres de béton. Le GBU 28 d’une longueur 5,5 mètres, pour un poids 2,268 kg, a une force de pénétration de six mètres de béton. L’onde de choc dégagée détruirait toute construction, jusqu’à cent mètres sous terre.

A la balistique de fabrication américaine, se superpose le dispositif balistique de fabrication israélienne: Popeye-3, missile air-sol d’une portée de 350 km, les missiles de la famille Jéricho 1 Jéricho 2 et probablement Jéricho 3 qui peut en théorie atteindre Téhéran. La marine israélienne a testé avec succès, le 26 juillet 2009, un système amélioré de son missile antimissile «Barak». Tiré à partir d’une vedette Saar-5, le nouveau missile «Barak» a été développé conjointement par des experts de l’armée et de la marine israéliennes, l’Institut Rafael pour le développement des armements et le Centre pour la recherche spatiale d’Israël. Ce système de défense est développé en complément du «Dôme d’acier», voué à l’interception de roquettes d’une portée allant de 4 à 70 km.

Une technologie de pointe produite par l’industrie militaire israélienne lui assure une grande opérabilité tout terrain notamment avec le premier robot soldat produit par la firme «Elbit Systems». Transportable dans le sac à dos d’un soldat, ce robot soldat, le «VIPeR», est opérationnel tout terrain. Armé d’un fusil mitrailleur UZI, télécommandé, il est capable de lancer des grenades et de tirer à la mitraillette. Israël détient le record mondial en matière de dépenses d’armement par habitant, de l’ordre de 1.429 dollars par an par habitant (chiffres 2006). Sa période de circonscription est parmi les plus longues du monde: trois ans pour les hommes et deux ans pour les femmes avec une période de réserve d’un mois par an.

Dans la perspective d’une épreuve de force, les Etats-Unis ont parachevé un nouveau système radar au Qatar en complément de ceux déjà installés en Israël et en Turquie pour former un vaste arc régional de défense antimissile.

La défense balistique iranienne

Le commandement autonome de l’armée de l’air repose sur un double réseau de missiles: Un système de défense et d’interception et un système de riposte représenté par la gamme des missiles balistiques de type Scud

-Le système de défense et d’interception
Matérialisé principalement par sept batteries anti-aériennes de basse et moyenne altitude, de quatre lanceurs Tor-M1/SA-15 Gumblet fournis par les conglomérats russes Koupol et Almaz Anteny, et, selon des informations persistantes de la presse, par un dispositif articulé autour du missile russe S-300, l’équivalent du Patriot Pac-3, le missile américain déployé dans le désert du Néguev pour la protection des sites israéliens. Missile de haute altitude, long de 7 mètres, d’une portée de 150 km, portant une charge de 143 kg, le S-300 peut suivre 24 cibles et tirer quatre missiles en même temps. L’Iran disposerait de deux batteries de ces missiles qui peuvent être titrées d’une plateforme mobile (camion).

-Un système de riposte représenté par la gamme des missiles balistiques de type Scud, de la famille Shahab, développée avec le concours de la Corée du Nord et couvrant une distance de 300 à 1.500 kms. Shahab 1 a une portée de 300 km, Shahab 2 de 500 km. Le missile de troisième génération, Sahab 3, est une variante du missile nord-coréen No Dong I. D’une longueur de 16 mètres, pesant 16.000 kg, propulsé par un carburant liquide, Sahab 3 dispose d’une portée de 1500 km, qui le met en mesure d’atteindre Tel Aviv, Karachi, Riyad ou Ankara.

En outre l’Iran assure détenir une «bombe intelligente» baptisée «Ghassed» (messager) de 900 kg. Version améliorée du KAB-500 kr, Ghassed est une bombe planeuse d’origine russe à guidage TV, armée d’une ogive de perforation d’armure ou de bunker. La bombe peut être lancée à partir d’un chasseur-bombardier de conception iranienne «Saegheh» (éclair), produit à partir d’une synthèse de la technologie, russe, chinoise et nord-coréenne. Ce dispositif est complété par une aviation militaire comptant près de cinquante chasseurs-bombardiers peu performants face aux nouveaux appareils de supériorité aérienne du parc occidental, mais que l’Iran s’est appliquée à moderniser par un investissement de l’ordre de huit cent millions de dollars, en particulier la flotte de fabrication soviétique, les Sukhoï et les Mig.

Au plan naval, l’Iran peut aligner une flotte de sous-marins de fabrication iranienne ou russe, une flotte d’aéroglisseurs, l’une des plus importantes du monde, de ROV (véhicules actionnés à distance), de navires de surface de différentes tailles, d’unités aéroportées comprenant plusieurs escadrons d’hélicoptères, des dragueurs de mines et un important arsenal de missiles antinavires. La flotte sous-marine iranienne comprend également des «sous-marins de poche» de fabrication iranienne.

Le brouillage médiatique le plus complet règne quant à la possession par l’Iran du missile russe S-300 d’une portée de 150 km. La presse israélienne a fait état, à deux reprises, de visites secrètes à Moscou des dirigeants israéliens –le président Shimon Pères et le premier ministre Benyamin Netanyahu- en vue d’inciter les dirigeants russes à renoncer à renforcer la défense balistique iranienne. Missile de haute altitude, long de 7 mètres, d’une portée de 150 km, portant une charge de 143 kg, le S-300 peut suivre 24 cibles et tirer quatre missiles en même temps. L’Iran disposerait de deux batteries de ces missiles qui peuvent être titrées d’une plateforme mobile (camion).

Des informations de la presse occidentale ont fait état de la livraison par la Russie de ce missile de haute altitude à l’Iran, sans que toutefois cette information n’ait été confirmée ou infirmée tant du côté russe que du côté iranien. De missiles identiques ont été livrés à la Syrie pour dissuader toute attaque occidentale contre ce pays allié de l’Iran.

Selon ces informations, l’Iran disposerait de deux batteries de ces missiles d’une portée de 150 km, portant une charge de 143 kg et long de 7 mètres. Le S-300 peut suivre 24 cibles et tirer quatre missiles en même temps à partir d’une plateforme mobile (camion). Au-delà du S-300, la défense balistique iranienne repose sur un double réseau de missiles, un système de défense et d’interception et un système de riposte.

-Le drone Ayoub: Une spectaculaire démonstration de leur capacité technologique à forte portée psychologique

Au-delà des supputations, l’Iran et son allié libanais ont apporté la preuve de leur capacité à percer la défense anti aérienne israélienne. Le lancement le 2 octobre 2012 d’un avion sans pilote du Hezbollah en direction d’Israël a constitué la première incursion aérienne réussie de l’aviation arabe depuis la guerre d’octobre 1973, il y a 40 ans. Son survol du site nucléaire de Dimona, dans le Néguev, a démontré l’étanchéité du «dôme d’acier» israélien, édifié avec de couteux moyens avec l’aide américaine en vue d’immuniser le ciel israélien de toute attaque hostile.

Cet exploit militaire du Hezbollah, et par voie de conséquence de l’Iran, est apparu comme une spectaculaire démonstration de leur capacité technologique à forte portée psychologique tant à l’égard d’Israël et des Etats-Unis, qu’à l’encontre du groupement des pays sunnites gravitant dans l’orbite atlantiste.

Le drone produit par l’Iran, sans doute un clonage du RQ-170, a été monté par le Hezbollah sur le sol libanais. Son nom de code «Ayoub» fait référence à l’un des combattants du Hezbollah, Hussein Ayoub, premier artisan de cette formation tué lors d’une attaque. Par extension au personnage biblique de Job et à sa légendaire patience, comme pour signifier que cette qualité anime aussi les contestataires à l’ordre hégémonique israélo-américain dans la sphère arabo musulmane.

Les cibles potentielles des raids israéliens

Dix sites nucléaires iraniens ont vocation à faire l’objet de cibles potentielles du raid israélien:

Cinq sites majeurs, principalement situés dans le sud du pays: Arak, sud de Téhéran, chargé de la production de l’eau lourde, Natanz, sud-est de Téhéran, chargé de l’enrichissement de l’uranium, Ispahan, dans le sud du pays, qui abrite un centre de recherche, Gachine, à proximité de Banda Abbas, le port iranien sur le golfe, qui recèle une mine d’uranium, enfin Bouchehr, important centre de production électrique. Et cinq sites mineurs: trois sites situés au nord de Téhéran (Karaj, Lavizan-Shiam et Parchine), un neuvième Sakhand à la hauteur d’Ispahan, dans le sud du pays, enfin Fordo, dans la région de la ville sainte de Qom.

Au vu dispositif israélien et de sa supériorité manifeste, l’Iran ne parait pas devoir se contenter d’opérations de harcèlement, mais pourrait privilégier le «tir de saturation tous azimuts» afin de neutraliser le bouclier balistique installé tant en Israël que dans les pétromonarchies du Golf. Puis moduler sa riposte en fonction de la frappe adverse en comptant sur son propre hinterland stratégique d’une densité démographique sans pareille pour des opérations «derrière les lignes ennemies».

Avec le concours de ses alliés régionaux, notamment le Hezbollah Libanais, limitrophe de l’Etat Hébreu, la plus importante formation paramilitaire du tiers-monde, ainsi que l’importante communauté chiite du Monde arabe implantée à Bahreïn, en Arabie saoudite, dans la région pétrolifère de l’est du Royaume, dans la zone pétrolière du Nord du Koweït ainsi qu’en Irak et au Liban, dans la zone limitrophe d’Israël.

Tirant les enseignements des trois dernières guerres du Golfe (1979-1989), 1990-1991 et 2003), l’Iran a considérablement renforcé sa flotte militaire au cours de la dernière décennie, présentant ses nouvelles réalisations au cours de grandes manœuvres navales. Lors de ces exercices, en avril et en août 2006, l’Iran a présenté les derniers-nés de sa flotte, notamment le dernier torpilleur de patrouille, petit bâtiment efficace dans l’attaque de grands navires de guerre.
Tout porte à croire que l’Iran pratiquera la guérilla navale à coup d’opérations commandos, comme tend à le démontrer le dernier coup de main contre une unité britannique au printemps 2007 où Téhéran avait réussi à capturer quinze marins anglais. L’Iran ne parait pas devoir, non plus, se contenter d’opérations de harcèlement,

Doté d’une technologie de pointe sans doute parmi les plus avancées du monde notamment en ce qui concerne les équipements électroniques, pouvant atteindre une vitesse de pointe de 45 nœuds, le Joshan de même que son frère jumeau, le Peykan, disposent d’une redoutable puissance de feu. Patrouilleur lance-missiles, armé en supplément d’un canon sous-marin de 76 mm, à usage variable, le plus moderne du monde, appelé Fajr, il peut atteindre des cibles sous-marines et aériennes distantes de 19 km.

L’Iran a également développé sa coopération avec l’Erythrée et disposerait depuis décembre 2008 de facilités navales au port d‘Assab, sur la côte orientale de l’Afrique. L’Iran y aurait déployé des bâtiments de guerre, y compris des sous-marins. Elle se place en mesure de neutraliser la navigation dans le Golfe et le détroit d’Ormuz, en cas d’attaque israélienne. Djibouti, en guerre larvée contre l’Erythrée, abrite une base militaire permanente française, ainsi qu’une base des forces spéciales américaines et de l’Etat-major américain pour l’Afrique (Africom), le camp Lemonnier, visant à «sécuriser» le détroit de Bâb el Manded, à la jonction du Golfe et de la mer Rouge.

Contrairement à la Corée du Nord, l’autre puissance rebelle nucléaire, adossée physiquement à la Chine sur 1.416 km de frontières, l’Iran est entourée de cinq puissances nucléaires (Russie, Ukraine, Inde, Pakistan et Israël). Son accession au seuil nucléaire répond donc à des considérations légitimes en ce qu’il lui permet de se prémunir contre un environnement hostile de surcroît nucléarisé. Et de lui épargner un sort comparable à son voisin irakien.

Mais en instaurant un «équilibre de la terreur» au Moyen orient, au Liban comme à Gaza, la bombe iranienne risquerait de modifier radicalement le rapport des forces au niveau régional et provoquer un bouleversement stratégique majeur de la zone. Dans cette perspective, la neutralisation de l’Iran ne répondrait pas exclusivement à des considérations de formalisme juridique, le respect de la légalité internationale, tant bafouée par ailleurs par les États occidentaux eux-mêmes, voire même au souci de la non-prolifération atomique.

Elle relèverait d’impératifs militaires sous-jacents: Le maintien d’une supériorité stratégique d’Israël sur l‘ensemble des pays du Moyen-Orient réunis, et, au-delà, la persistance de la mainmise occidentale sur les réserves énergétiques de l’Asie occidentale et le contrôle des nouveaux oléoducs stratégiques en construction depuis l’Asie centrale, une des motivations latentes de l’intervention américaine en Afghanistan, en Irak et en Syrie. La dernière transaction militaire américaine à destination du Moyen-Orient tendrait à accréditer la thèse du primat israélien qui trouve sa justification la plus récente dans le comportement de la précédente administration républicaine à l’égard de ses amis et alliés au Moyen-Orient.

Le président George Bush a en effet promis à Israël, en août 2007, des fournitures d’armes de l’ordre de trente milliards de dollars sur dix ans, à titre gracieux, en contrepartie de la vente d’équipements militaires d’une valeur équivalente à quatre pays arabes représentant une population de cent millions d’habitants. Pays frontalier de l’Irak et de l’Afghanistan, les deux plus importants abcès de fixation de l’armée américaine de l’époque contemporaine, bordant tout aussi bien le golfe arabo-persique que l’Océan indien, l’Iran représente la plus forte concentration industrielle de la zone intermédiaire qui va du sud de l’Europe aux confins de l’Inde.

La réussite de sa stratégie valoriserait sa politique d’autosuffisance technologie et militaire, de la même manière qu’un succès politique ou militaire du Hezbollah chiite libanais ou du Hamas sunnite palestinien réhabiliterait l’esprit de résistance face à la finlandisation des esprits en cours dans le monde arabe, à l’effet de réhabiliterait la guérilla criminalisée sous l’ère Bush au prétexte de la «guerre contre le terrorisme».

Le succès iranien ferait en outre perdre à Israël son statut de relais stratégique majeur de l’Occident dans la zone et frapperait de caducité l’option arabe de vassalisation à l’ordre israélo américain, déterminant du coup la nouvelle hiérarchie des puissances dans l’ordre régional. Tel est le véritable enjeu, sans doute le plus important par sa force d’attraction symbolique, de la confrontation irano israélienne.
 

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Commentaires

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Hanafy
41 points

Je crois ne pas me tromper en disant que cet article, très intéressant par ailleurs, reprend la propagande officielle des 2 protagonistes. Les arsenaux militaires sont souvent exagérés, les experts militaires usent souvent de rhétorique afin de voir ce que l'"autre" répondra. C'est une guerre de communication et d'intimidation avant tout. Et si ça s'apparente à une partie d'échec ou de poker-menteur, un conflit militaire ne se passe jamais vraiment comme prévu. Et si Israel, fait plus montrer ses muscles qu'autre chose, sa stratégie consiste à pousser les USA à faire le sale boulot.

Tout le monde aura compris la stratégie du "arrêtez moi ou je fais un malheur" d'Israel. Si cette entité voulait réellement attaquer, elle n’informera pas les agences de presse de ses "attaque imminente".

La vulnérabilité d'Israel réside dans son tout petit territoire, où "juste" quelque missile conventionnelle tirées sur Tel-Aviv mettraient l'économie du pays à genoux. Et ça, les USioniste le savent !

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un connu
0 points

Quand bien même l'exagération ou plus simplement la guerre des chiffres étant déclarées, il ne faut pas en minimiser la portée et les conséquences.

Car si "tout petit territoire" il y a, ce fameux sale boulot à faire faire par les USA prendrait tout son sens si l'on n'en oubliait un détail des plus importants.

En effet, les visées expansionnistes israëliennes existent bel et bien, ce qui rend de facto la position de cet état non plus comme étant défensive mais bien offensive.

On est jamais mieux servi que pas soi même...

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michel7520
-1952 points

Indépendamment du contenu informatif de cet article, il me semble que celui-ci a été écrit par René Naba avec un peu trop de précipitation, d'où une construction du texte qui laisse beaucoup à désirer.

On y trouve le même paragraphe, à peu de choses près, à deux reprises :
- une fois en préambule du chapitre "La défense balistique iranienne" :
<< Le commandement autonome de l’armée de l’air [sic] repose sur un DOUBLE RESEAU DE MISSILES : un système de DEFENSE et d’INTERCEPTION, et un système de RIPOSTE ... >>
- l'autre fois à la fin du sous-chapitre "Le système de défense et d’interception" :
<< ... la défense balistique iranienne repose sur un DOUBLE RESEAU DE MISSILES, un système de DEFENSE et d’INTERCEPTION et un système de RIPOSTE. >>

Dans ce même sous-chapitre "Le système de défense et d’interception", on trouve à trois reprises des informations identiques sur le missile lance-missile "S-300", avec de simples variantes de formulation.
(à suivre)

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michel7520
-1952 points

(suite 1)
- dans le premier paragraphe :

<< ... selon des informations persistantes de la presse, un dispositif articulé autour du MISSILE RUSSE S-300 [..]. Missile de haute altitude, long de 7 mètres, d’une portée de 150 km, portant une charge de 143 kg, le S-300 peut suivre 24 cibles et tirer quatre missiles en même temps. L’Iran disposerait de deux batteries de ces missiles qui peuvent être tirées d’une plateforme mobile (camion). >>

- dans le cinquième :

<< Le brouillage médiatique le plus complet règne quant à la possession par l’Iran du MISSILE RUSSE S-300 d’une portée de 150 km. [..] Missile de haute altitude, long de 7 mètres, d’une portée de 150 km, portant une charge de 143 kg, le S-300 peut suivre 24 cibles et tirer quatre missiles en même temps. L’Iran disposerait de deux batteries de ces missiles qui peuvent être tirées d’une plateforme mobile (camion). >>
(à suivre)

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michel7520
-1952 points

(suite 2 et fin)
- dans le dernier :

<< Selon ces informations [de la presse occidentale], l’Iran disposerait de deux batteries de ces MISSILES [S-300, livrés par la RUSSIE] d’une portée de 150 km, portant une charge de 143 kg et long de 7 mètres. Le S-300 peut suivre 24 cibles et tirer quatre missiles en même temps à partir d’une plateforme mobile (camion). >>

Une autre remarque porte sur l'utilisation, contre l'Iran, d'une "IEM". (impulsion électromagnétique) qui aurait été envisagée par Israël en septembre 2012. L'auteur précise :

<< L’impulsion devait prendre la forme d’une explosion nucléaire en HAUTE ALTITUDE, destinée à perturber le parc informatique du pays. L’explosion [devait] provoquer une paralysie des communications [..]. Onde de choc puissante [..], le potentiel destructeur des IEM est ravageur. >>

Pourquoi l'auteur n'évoque-t-il pas les dégâts qu'une telle explosion en haute altitude provoquerait dans un espace bien plus vaste que le seul territoire iranien ?

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lapayenatou
14 points

Bjour réponse à Foulan et à Michel

Pour Foulan: Ne sur interpretez pas les textes. Les deux disposent bien de tels équipements. Je me limite à en faire l'exposé pour donner une idée du rapport des forces dans un papier précisément intitulé: la guerre asymétrique.
pour Michel
Il n'y a pas de redondance. Le doublon résulte du fait que la première mention de la riposte balistique iranienne fait office de titre, repris dans le développement. Les conséquences de l'explosion électromagnétique vont de soi. Sur la faune, la flore, sur l'environnement. Nous aurions pu aussi envisager les conséquences sur la population palestinienne sous occupation, bouclier humain d'Israël. Cela a été traité dans de précédents papiers. je ne peux me répéter. Ici je me suis borné à l'aspect technologique novateur. je ne spécule pas au delà.

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lapayenatou
14 points

Bjour réponse à Foulan et à Michel

Pour Foulan: Ne sur interpretez pas les textes. Les deux disposent bien de tels équipements. Je me limite à en faire l'exposé pour donner une idée du rapport des forces dans un papier précisément intitulé: la guerre asymétrique.
pour Michel
Il n'y a pas de redondance. Le doublon résulte du fait que la première mention de la riposte balistique iranienne fait office de titre, repris dans le développement. Les conséquences de l'explosion électromagnétique vont de soi. Sur la faune, la flore, sur l'environnement. Nous aurions pu aussi envisager les conséquences sur la population palestinienne sous occupation, bouclier humain d'Israël. Cela a été traité dans de précédents papiers. je ne peux me répéter. Ici je me suis borné à l'aspect technologique novateur. je ne spécule pas au delà.

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lapayenatou
14 points

Bjour réponse à Foulan et à Michel

Pour Foulan: Ne sur interpretez pas les textes. Les deux disposent bien de tels équipements. Je me limite à en faire l'exposé pour donner une idée du rapport des forces dans un papier précisément intitulé: la guerre asymétrique.
pour Michel
Il n'y a pas de redondance. Le doublon résulte du fait que la première mention de la riposte balistique iranienne fait office de titre, repris dans le développement. Les conséquences de l'explosion électromagnétique vont de soi. Sur la faune, la flore, sur l'environnement. Nous aurions pu aussi envisager les conséquences sur la population palestinienne sous occupation, bouclier humain d'Israël. Cela a été traité dans de précédents papiers. je ne peux me répéter. Ici je me suis borné à l'aspect technologique novateur. je ne spécule pas au delà.

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michel7520
-1952 points

Pour René Naba.

Votre réponse à ma première remarque ne me convainc nullement. Il est illogique de reprendre le préambule d'un chapitre en "développement" de l'un de ses sous-chapitres.
En l'occurrence la phrase suivante est effectivement une bonne introduction au chapitre "La défense balistique iranienne" :
<< la défense balistique iranienne repose sur un double réseau de missiles, un système de DEFENSE et d'INTERCEPTION et un système de RIPOSTE. >>
Mais, mentionnant le "système de RIPOSTE", cette phrase n'a pas sa place dans le sous-chapitre qui traite uniquement du "système de DEFENSE et d’INTERCEPTION".

Vous n'avez pas répondu à ma deuxième remarque, concernant la triple répétition des informations sur le S-300.

Quant à ma troisième remarque, n'ayant pas eu l'heur de vous lire auparavant à propos des IEM, je ne sais ce que vous avez déjà écrit sur le sujet. Vous auriez pu, quitte à vous répéter, relever qu'une telle arme ne saurait viser un seul pays, ce qui limite son emploi.

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michel7520
-1952 points

Pour foulan ibn foulan

Je ne suis pas en désaccord avec vos remarques. J'aimerais seulement apporter un "correctif" à une de vos formulations, car elle colporte - volontairement ou non - une erreur géostratégique majeure, hélas trop répandue chez les anti-sionistes.

Vous parlez d'une stratégie israélienne qui consiste à "faire faire le sale boulot par les USA". Cette expression fait penser que les USA seraient, en quelque sorte, "au service d'Israël" (certains parlent même de "valet d'Israël").

En réalité, c'est Israël, de même que le Yichouv avant 1948, qui s'est mis au service des grandes puissances occidentales, devenant leur "pion" stratégique dans le Proche et Moyen Orient : l'Angleterre de 1917 à 1945-46, l'URSS brièvement de 1947 à 1949, la France de 1950 à 1967 (dont la brève "campagne de Suez" en 1956 avec l'Angleterre), puis les USA.
En échange, il a reçu aide financière et militaire et, puissance nucléaire, peut faire pression sur son protecteur actuel. Rien de plus.