La Norvège interdit le port du voile dans la police

La Norvège interdit le port du voile dans la police

Hijab et uniforme de police sont incompatibles en Norvège, ainsi en a décidé le gouvernement qui vient de rejeter, pour la deuxième fois depuis 2009, une proposition plaidant en faveur de l’association harmonieuse des deux signes vestimentaires distinctifs.

La question, longuement débattue, du port du voile pour les femmes agents de police et même juges est revenue sur le tapis, après qu’une commission nommée par le gouvernement norvégien en ait défendu le principe.

Mais le sommet de l’Etat ne l’a pas entendu de cette oreille, et a arbitré défavorablement au nom «des symboles religieux qui ne sauraient être utilisés dans le cadre d'uniformes de la police », ainsi que l’a relayé la ministre de la Culture Hadia Tajik, lors d'une conférence de presse.

En 2008, la requête d’une norvégienne de confession musulmane, qui souhaitait pouvoir concilier le port du voile et sa formation dans la police, avait créé un précédent et sensibilisé le pouvoir en place, qui s’était alors penché avec bienveillance sur des adaptations possibles. Alors que des projets étaient à l’étude pour répondre à cette demande particulière, la coalition gouvernementale a vite battu en retraite face aux arguments nationalistes martelés par le parti du Progrès représentant l’extrême droite, qui recevaient alors un écho très favorable dans l'opinion.

Un alarmisme et une hostilité bien dans l’air du temps, faisant du voile l’épouvantail de l’Europe,  contre lequel, à l’instar de la France et de sa loi du 15 mars 2004 prise en exemple, nombre de pays du Vieux Continent se sont dressés vent debout, à quelques rares exceptions notables, dont la Suède et la Grande-Bretagne qui n’ont pas craint d’assortir le voile avec le képi.

 

 

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