Véronique Genest se lâche dans une interview accordée à Tel Aviv

Véronique Genest se lâche dans une interview accordée à Tel Aviv

Son nouveau rôle de propagandiste islamophobe lui sied à merveille et s’exporte très bien, surtout en Israël où il lui promet une belle fin de carrière, ses tweets nauséeux et ses empoignades télévisuelles minables en ayant comblé plus d’un, Véronique Genest, l’actrice sur le retour du « Derrick » français, a pu se lancer dans sa tirade anti-islam parfaitement maîtrisée, sous les cieux hospitaliers de Tel Aviv.

L’ambassadrice de l’obsession française, venue passer les fêtes de fin d’année sur une terre promise qui lui est acquise d’avance, avait un boulevard pour jouer les Cassandre de l’islamisation galopante lors d’une interview accordée au site israélien JSSNews, franchissant allègrement la ligne jaune au pays de la ligne verte*…

Dans sa bouche pleine de sophismes, les territoires occupés ne sont plus que les "territoires contestés", où "les gens de là-bas vivent très bien", notamment à Ramallah qu’elle compare à Tel Aviv, remettant en cause la réalité présentée par les médias. Sauf en ce qui concerne Gaza, où le flic de TF1 refuse de mettre les pieds… Courageuse mais pas téméraire, notre grande gueule nationale de l’islamophobie !

Revenant sur son tweet qui lui a valu son titre de gloire, Véronique Genest feint la surprise, mais sa grande scène de l’étonnement indigné n’abuse personne, à part elle-même : "Je ne m’attendais pas à ça. Je ne m’attendais pas à me faire traiter d’islamophobe et de raciste pour ce tweet. Alors j’ai tweeté : « l’islam est dangereux pour notre démocratie, et il le prouve tous les jours ». Je voyais ce qui se passe en Tunisie, ce qui se passe en Egypte". Et de renchérir : avec mon mari, "on ne s’est donc pas tellement trompé, voilà ce qui leur arrive… et ils ne sont pas sortis de l’auberge !".

Interrogée sur l’émission de Morandini, où elle a fait forte impression en Israël après s’être déclarée ouvertement islamophobe en raison de sa peur de l’islam, Véronique Genest n’a pas été tendre ni pour l’animateur qui "pétait de trouille" selon son expression d’une grande finesse, ni pour les journalistes en général. "Les gens ont peur de parler, car il y a une sorte de terreur qui s’est installée dans mon pays… et ce n’est pas normal,  l’Islam est presque arrivé à imposer une sorte de... ils ont réussi à réimporter chez nous la chose blasphématoire", déplore la fervente supportrice de Sarkozy qui, sans complexe et sans légitimité, s’arroge aussi le droit de parler au nom de la condition de la femme arabo-musulmane.

"Mais mon vrai combat est pour les femmes. Je me bats aussi pour les femmes du monde arabe. Qu’on ne vienne pas me dire qu’elles sont heureuses quand on voit comment elles se soulèvent. Et l’égyptienne qui s’est montrée à poil, elle ne serait pas menacée de mort. On ne va pas me dire qu’une femme voilée n’est pas un geste politique", s’époumone-t-elle, en laissant éclater son aversion contre le voile : "Une femme voilée, qui revendique cela à ce point, c’est forcément politique. C’est la partie idéologique, socio-politique de l’Islam".

Dénonçant "l’islam conquérant" qui aspire à reconquérir l’Espagne (rien que ça !), la tyrannie intellectuelle de la comédienne se veut, elle, terriblement offensive, entre deux mensonges grossiers qu’elle n’hésite à commettre, car plus c’est gros, plus ça passe… Avec un culot monstre, cette dernière ne se contente pas d’affirmer haut et fort que "75% des français la soutiennent dans son combat", mais elle assure également qu’elle a "lu le Coran deux fois". Heureusement, sa supercherie n'est pas allée jusqu'à prétendre qu’elle l’avait lu en arabe et qu'elle en est une exégète reconnue, car là la ficelle aurait paru vraiment trop grosse…

Se sentant en confiance à Tel Aviv et face à des journalistes israéliens la portant aux nues, Véronique Genest a conclu son réquisitoire contre l’islam dans un feu nourri de contre-vérités abjectes, et d’invectives calomnieuses, dont entre autres perles, il y eut  : "Parlons de l’Algérie. Il y avait quoi, avant, en Algérie ? Il n’y avait rien ! C’était qui en Algérie ? Il y avait les kabyles et les barbares".

La seule bonne nouvelle concerne les pays du Maghreb puisqu’elle aurait décidé de ne plus y retourner, même si son propos est un tantinet contradictoire : "Ah de toutes façons, pour moi, tant que les femmes n’y seront pas traitées de manière équitable, je n’y mettrais plus les pieds ! Je peux encore aller en Algérie et au Maroc". A répandre la haine de l’islam à tous les micros, Véronique Genest, qui en a fait à son tour son fonds de commerce, n’aurait-elle pas plutôt le trouillomètre à zéro ?

* la ligne verte : ligne de démarcation datant de l'armistice de 1949 entre Israël et certains des pays arabes voisins (Syrie, Liban,Transjordanie, et Égypte), à la fin de la guerre israélo-arabe de 1948. 

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