Enrico Macias veut retourner en Algérie, pas Gaston Ghrenassia…

Enrico Macias veut retourner en Algérie, pas Gaston Ghrenassia…

Il ressasse à longueur d’années sa complainte du mal-aimé en Algérie, pourtant, Enrico Macias serait bien avisé de changer de rengaine nostalgique, car ses derniers trémolos vibrent de manière contradictoire...

En effet, comme il l’a confié dans une interview au Parisien, il renonce à fouler le sol algérien sous sa véritable identité Gaston Ghrenassia, mais s’accroche à son doux rêve d’un retour au pays en fanfare, dans son habit de lumière de chanteur et surtout dans la peau du grand réconciliateur attendu comme le messie. Mais Ghrenassia et Macias ne sont-ils pas la seule et même personne ?!

"On me reproche d’être antipalestinien. C’est faux. Mais on ne peut pas me reprocher d’être pro-israélien, c’est mon peuple. Je ne veux pas que les communautés se déchirent", se défend-il, en taisant son soutien inconditionnel à Tsahal, l’armée israélienne d’occupation illégale. Un farouche militantisme pro-sioniste que toutes ses mélodies sucrées ne parviendront jamais à couvrir et à faire oublier en Algérie.

"J’ai fait un rêve" disait Martin Luther King, Enrico Macias, en mal de reconnaissance, aussi, et même deux qui reflètent son ambition démesurée de laisser son empreinte dans l’histoire contemporaine de  l’Algérie, au mépris de l’opinion publique et de son ressentiment envers lui  : "J’ai deux rêves : retourner en Algérie et créer un rassemblement pour toutes les minorités : les Gitans, les Tsiganes, les juifs, les musulmans", a-t-il ajouté.

Mais le masque de l’artiste tombe vite, quand il révèle la dimension plus politique qu’onirique de son retour aux sources... Créer un parti politique ? Cela n’aurait rien de saugrenu à ses yeux : "Pourquoi pas ? Mais je ne le ferai pas avec les gens qui sont au pouvoir actuellement en France", a-t-il précisé.

Enrico Macias aura célébré ses cinquante ans de carrière en entonnant le même refrain lancinant qui n’émeut guère que dans les chaumières françaises, là où il passe encore pour ce qu'il n'est pas, et où l’on ignore tout de l’attachement qui le lie à l’impérialisme forcené de sa terre promise : l’Etat hébreu.

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