Forum social mondial : un autre monde est-il possible sans les "islamistes" ?

Les quartiers populaires du Sud et du Nord et la mouvance musulmane dite "islamiste" ne sont plus présents lors de ces mobilisations altermondialistes : certains sont fatigués, d’autres précarisés et d’autres se sont embeurgeoisés, ou ont renié leurs convictions pour aller au soleil des monarchies pétrolières.

Forum social mondial : un autre monde est-il  possible sans les "islamistes" ?

Avec quelques militants des quartiers populaires, nous nous sommes investis dans la dynamique altermondialiste dès le début car nous pensions qu’un autre monde était possible, et que ce noble objectif nous permettrait de dépasser les clivages idéologiques, philosophiques ou religieux comme le prévoit la Charte de Porto Alegre. C’est ainsi que nous avons organisé le Forum Social des Quartiers Populaires en France et participé aux rassemblements Anti G8, au Rassemblement du Larzac et aux Forums Sociaux Européens, Maghrébins et Mondiaux,  et à la campagne pour les présidentielles de José Bové, avec toujours le même objectif de convergences des luttes pour un monde plus juste et plus fraternel, au-delà des particularismes des uns et des autres.

Malheureusement, ces participations et cette mixité ont quasiment disparu et les quartiers populaires du Sud du Nord et la mouvance musulmane dite islamiste ne sont plus présents lors de ces mobilisations altermondialistes : certains sont fatigués , d’autres précarisés et d’autres se sont embeurgeoisés ou ont renié leurs convictions pour aller au soleil des monarchies pétrolières.

Nous avons eu la possibilité de participer à la préparation du Forum Social Mondial qui s’est déroulée à Monastir en Tunisie les 16 et 17 Juillet 2012, avec l’espoir que certains enseignements seraient tirés des expériences passées, et de l’évolution du monde arabo-musulman, dont les révolutions dégagent les dictateurs, et bousculent les pratiques et les idées reçues en ce qui concerne la place des islamistes dans l’évolution des choses et leur conception de la démocratie.

J’utilise ce terme bien que la dénomination d’islamiste ne soit pas bien définie dans ces milieux, et qu’elle est  criminalisée en Occident, et particulièrement en France, où un glissement sémantique a transformé ce terme en synonyme de criminel, les médias et les politiques nous parlent d’arrestation de présumés islamistes. Nous nous contenterons de dire que le terme islamiste désigne une personne qui est engagée ou fait de la politique au nom de sa religion ou en référence à ses principes. La sensation que les « islamistes » ne sont pas les bienvenus dans ces forums nous a été confirmée lorsqu’un militant des Droits de l’Homme tunisien  a demandé aux organisateurs des journées de préparation du FSM à Monastir « d’enterrer la hâche de guerre ! ».

DES INCIDENTS REVELATEURS

Plusieurs incidents ont jalonné l’organisation ou la préparation de différents forums sociaux, et les leçons de ces incidents et confrontations n’ont jamais été tirées, à notre grand regret, ce qui alourdit le passif et rend plus difficile une convergence entre les différents acteurs.

Lors du 2e forum social européen qui s'est tenu à Paris, Saint-Denis du 12 au 15 novembre 2003, la participation d’associations et d’acteurs musulmans avait été actée difficilement, (malgré la participation d’un responsable du Collectif des Musulmans de France lors du premier Forum Social à Florence), et la participation de Tariq Ramadan avait suscité de vives polémiques, aggravées par la publication de son texte sur les intellectuels communautaires.

Le 3e forum social européen à Londres du 14 au 17 octobre 2004, a été lui aussi source de véritables batailles entre ceux qui considéraient que les musulmans avaient leur place dans le Forum : (les Anglais) et ceux qui considéraient qu’en tant qu’islamistes ils n’avaient rien à y faire : (les Français) surtout lorsque certains musulmans ont dénoncé la politique répressive de la France concernant le foulard islamique à l’école, ou lorsque le prédicateur Youssef El Qardawi a été invité à prendre la parole par le maire de Londres.

Un autre incident révélateur d’une forme d’ostracisme s’est produit lors de l’Assemblée Générale de préparation du Forum Social Maghrébin qui s’est déroulée les 27-28-et 29 janvier 2006 à Bouznika au Maroc, lorsqu ‘un  membre de la Résistance Islamique Libanaise, le docteur Ali Fayyadh a pris la parole pour proposer d’élargir le Forum pour en faire le Forum Machrek -Maghreb afin d’inclure la question Palestinienne et la question de l’Iraq, entre autres, et c’est alors qu’il s’est fait agresser par certains laïcards tunisiens dont l’objectif évident, et affirmé publiquement, était d’évincer la présence des courants dits islamistes de toute participation. Une réunion de préparation du groupe Immigration s’est déroulée à Paris, avant l’Assemblée générale de ce  Forum Social Maghrébin, et aucune association musulmane (ou d’obédience musulmane) n’a été invitée. Au cours de cette réunion, l’un des participants a même affirmé publiquement qu’aucune association musulmane ne serait présente pour ce Forum Social.

Pourtant l’histoire nous prouvera que Monsieur Fayyadh était précurseur puisqu‘aujourd’hui le Forum Machrek-Maghreb est une réalité, mais... Monsieur Fayyadh malheureusement n’y participe pas !?

Un autre évènement m’a personnellement surpris car,  bien qu’inscrit et investi dans la dynamique et sur les listes du Forum Social Maghrébin depuis le début, mon adresse mail a disparu de la lite de diffusion dans la même période où le Forum organisait une rencontre dans « ma ville de Lyon » en Février 2012  sur le problème du Sahara et à laquelle évidemment ni moi-même en tant qu’acteur de la dynamique musulmane, ni d’autres militants et militantes de la même mouvance n’étaient conviés, bien que l’organisateur de la rencontre soit lui-même lyonnais et avait toutes nos coordonnées.

Quelques autres anecdotes vécues lors de différents Forums ou rencontres sont révélatrices d’un état d’esprit belliqueux, intolérant et quelque peu stalinien peu enclin au dialogue et à l’ouverture. C’est ainsi que lors d’un Forum Social Maghrébin, au Maroc, nous avons entendu une militante tunisienne ayant des responsabilités nous dire à la tribune devant 500 personnes « que ce n’était pas seulement la Chariâ qu’il fallait combattre mais le Coran lui-même » !.    En Tunisie lors d’une tournée de soutien à la Révolution, en 2011, un responsable de l’UGTT nous dit au micro du Bus qui nous conduit vers le sud « nous avons vaincu le dictateur maintenant on doit battre le fascime vert » !  Une autre militante française nous a dit, à Monastir, en juillet 2012,  qu’elle est venue à la préparation du forum pour qu’on « parle et qu’on combatte le Salafisme comme nous on combat le Front National chez nous », lançait-elle.   Et pour finir ces exemples qui donnent une idée du climat insécurisant dans lequel moi-même, musulman engagé, je me suis retrouvé, j’ai entendu l’un des responsables du Forum Social Mondial (un peu âgé et un peu paternaliste certes ! ) dire à une amie militante venue de France, féministe chevronnée, mais musulmane portant le foulard : «  ton mari t’a laissée venir au Forum ?»  Cette dernière anecdote est en fait très révélatrice du climat et des préjugés entretenus autour de la participation sociale et militante des musulmans et l’essentialisation entretenue par certains. La diabolisation est en effet entretenue par certains pour continuer à être les seuls interlocuteurs des dominants occidentaux, qui finiront par prendre pour vérité absolue ce qui leur est proposé comme lecture des faits et des réalités de ces pays en mutation, et finiront par leur lâcher quelques subsides et une reconnaissance en retour.

Malgré ces péripéties, je me suis personnellement entêté à croire dans les convergences des luttes et des acteurs et j’ai proposé à d’autres militants et militantes d’intégrer la dynamique du Forum Social Maghrébin et avec nos compagnons de lutte du MIB , de DiverCité , des ASTI , du CMF , de CRI , d’Ac Le Feu , de Justice pour le Petit Bard ou de Takticollectif etc.. nous avons décidé de mettre en place à quatre reprises le Forum Social des Quartiers Populaires de 2008 à 2011 en  y impliquant toutes celles et tous ceux qui étaient intéressés ou concernés par les problématiques liées aux quartiers populaires et aux effets de la mondialisation sur leurs habitants. La présence des acteurs et actrices musulmans n’a jamais posé problème dans ce cadre là, même si certaines de leurs revendications spécifiques ont été moins mises en avant. Par contre cette excroissance de la dynamique altermondialiste s’est développée en marge des grands rassemblements internationaux, à cause de cette tendance à marginaliser le courant musulman et les gens des quartiers populaires, et à cause des moyens financiers qui font défaut et à la précarité subie par les acteurs. Le Sud du Nord continue à être un laissé pour compte, à croire qu’il y aurait une politique de classe dans les milieux altermondialistes. N’assiste -t-on pas là à une forme d’hégémonie de riches globe-trotters  de l’altermondialisme qui sont de toutes « les messes » pour orienter les choses à leur guise ?

LE PRINTEMPS ARABE ET SES REPERCUSSIONS

Le déclenchement du Printemps Arabe qui a suscité de grands espoirs d’unité et de solidarité entre les différentes composantes de la société tunisienne , va très vite nous ramener à la triste réalité. Des combats d’arrière garde dans lesquels l’idéologie et la démagogie vont prendre le dessus au détriment des véritables problèmes, des défis à relever pour améliorer le sort du peuple tunisien, et proposer au monde un modèle de société basé sur des valeurs de solidarité, de liberté, de fraternité et de justice.  C’est ainsi que nous avons eu  droit à une campagne pour tenter d’éradiquer la notion d’islamité dans la constitution et nous imposer la notion de laïcité familière à une infime minorité du peuple tunisien.  Puis voyant que ce concept d’importation propre à l’histoire de France, et unique en son genre en Europe, ne s’imposait pas en terre arabo-musulmane, tout le monde , laicards y compris, en sont venus bizarrement à reconnaitre que l’arabe est la langue du pays et l’islam sa religion.

Un grand nombre de ces réseaux dits progressistes , composants une partie de la société civile , est aussi investi dans la dynamique des Forums Sociaux  et y a importé une des principales problématiques à leurs yeux : la lutte contre l’islamisme ou l’islam politique ou radical avec un véritable flou entretenu sur la sémantique pour mieux essentialiser les musulmans qui s’intéressent à la chose publique ou à la vie de la cité. Cette minorité active qui a toujours eu l’oreille attentive de l’Occident trouve un écho considérable et disproportionné dans les Médias des deux rives  ,  auprès des décideurs européens en particulier, mais aussi auprès des forces de l’ancien régime ;  et les résultats des premières élections libres et transparentes en Tunisie ont permis de se faire une opinion sur ce qu’ils représentent réellement, et sur leur capacité à respecter le résultat des premières élections libres et transparentes dans le mode arabo-musulman.

A titre d’exemple, nous rappelons l’agression inacceptable par des Salafis à Bizerte d’un élu franco tunisien cet été 2012 ou le viol d’une jeune fille par des policiers qui ont fait la Une de plusieurs journaux télévisés en Tunisie et en France, alors que l’assassinat du jeune franco tunisien Hakim Ajimi par des policiers à Grasse , ou le viol récent dans les Yvelines d’une jeune fille de 13 ans par une vingtaine de pompiers, n’a même pas été abordé par les mêmes médias)

Cette minorité agissante, qui, au nom du progrès, du féminisme, de la laïcité et du modernisme tend à éradiquer le courant islamiste, s’accommode parfaitement depuis la création des Forums sociaux de la présence d’autres courants religieux qui se manifestent à travers le Comité Catholique contre la Faim et pour le Développement, de la Cimade, de Caritas et autres fondations et acteurs religieux catholiques, juifs ou protestants qui sont en grande partie décideurs et/ou  financeurs des Forums.

LA TUNISIE :  LE BON CHOIX ?

Le choix de la Tunisie pour l’organisation du prochain Forum Social Mondial du 26 au 30 Mars 2013 est un choix politique au sens politicien du terme , à l’image des prises de position de l’Union Générale des Travailleurs Tunisiens qui annonce ouvertement qu’elle joue aussi un rôle politique face au gouvernement de la Troïka et de la situation dans le pays. L’accueil dans ses locaux, avec une forte présence de ses cadres, de la réunion de préparation du Forum Social Mondial des 15 et 16 Décembre 2012, démontre une convergence d’intérêts pour ne pas dire une forme de connivence  pour régler des comptes et diaboliser certains.

Peut-on mettre sur le concours de circonstances ou sur le compte de l’oubli,  le fait qu’au Maroc et en Tunisie les associations d’obédience musulmane ne soient pas conviées aux réunions de préparation des Forums ? Lors de la réunion de préparation du Forum Social Mondial qui a eu lieu à Monastir en Tunisie les 16 et 17 Juillet 2012, certains se sont étonnés que ces dates coïncident avec le congrès du parti Ennahdha dont les militants ne pouvaient pas participer à la préparation du Forum qui va se dérouler dans leur pays.

Même si le parti islamiste n’est pas réputé pour ses penchants altermondialistes, et que la situation difficile du pays ainsi que certains référentiels idéologiques les poussent à s’aligner sur l’axe libéral et  à hypotéquer le pays auprès du FMI , du Qatar et autres spéculateurs et financiers, il nous semble de notre responsabilité à tous de  leur ouvrir la porte et de les impliquer pour les convaincre de rejoindre le combat altermondialiste. Car au fond, les valeurs que nous défendons et la Charte de Porto Alegre sont de mon point de vue parfaitement compatibles avec un islam de progrès,  d’ouverture et de résistance à l’injustice et l’oppression; et l’exemple Andalous,  la Réforme du début du XXème siècle ou les luttes de décolonisation sont là  pour nous le rappeler.  

N’est-il pas temps de favoriser l’émergence d’un islam engagé dans les luttes sociales, écologiques, contre le capitalisme financier, l’impérialisme, le sionisme et la domination ?  Une théologie de la libération en Islam est en marche, il suffit de ne pas lui mettre « des bâtons dans les roues » en jouant sur la peur et les amalgames avec des minorités obscurantistes. La Réforme du début du 20ème siècle a été en grande partie avortée du fait des guerres mondiales puis de l’impérialisme et de l’instauration des dictateurs, mais aujourd’hui que le vent de la Liberté a soufflé sur les pays arabo-musulmans, tous les espoirs sont permis.

A  l’image de l’un des pères de la Réforme, Jamel Eddine El Afghani, dont l’œuvre a été marquée par un caractère social et politique évidents, les musulmans doivent  s’émanciper et mettre la théologie au service de la lutte pour la justice sociale qui fait tant défaut dans leurs pays.  

UN PEU PLUS DE COHERENCE

Il nous semble important de préciser que les acteurs du Forum Social Mondial ont acté la notion d’inclusion comme fondamentale pour la réussite du FSM de Tunis. Nous ne pouvons que nous réjouir de cet esprit d’ouverture mais est il suivi de faits ? Lorsque j’ai demandé, lors des journées de préparation de Monastir, d’ouvrir la porte et d’intégrer le courant islamiste, une syndicaliste algérienne m’a rétorqué : « nous sommes tous musulmans ! » et cette réponse veut dire en langage courant : circulez il n’y a rien à voir, et en même temps une forme de mépris comme si nous ne savions pas tous le sens des mots.

D’autres signes ou évènements doivent être éclaircis pour permettre une participation sereine de tous les courants qui acceptent le jeu démocratique et ses règles, islamistes ou pas.  Quelle crédibilité peut – on accorder à des militants ou organisations qui incriminent, attaquent ouvertement et en permanence le parti Ennahda, dénoncent et manifestent des deux cotés de la Méditerranée contre ses responsables, et dans le même temps s’afficher publiquement avec Hamadi Jebali ou Hocine El jaziri, premier ministre et secrétaire d’Etat à l’immigration. Comment dans le même temps on les sollicite pour une aide fondamentale,  accordée semble-t-il,  pour l’organisation du FSM à Tunis et dans le même temps exclure de fait les associations ou militants de ce même parti, en ne les sollicitant pas dans leur propre pays ?  Une délégation du FSM a été reçue cet été par le secrétaire d’état à l’immigration et en est revenue réjouie face aux facilités que le gouvernement est prêt à faire pour le bon déroulement de cet évènement . Ce même secrétaire d’Etat incitait à la participation au FSM et faisait l’éloge et remerciait publiquement devant 300 associations de l’immigration deux militants tunisiens l’un démocrate et l’autre laïcard chevronné. Même s’il s’agit de pratique ou de calcul politique il faut saisir la main tendue et au pire : « suivre le voleur jusqu’au seuil de sa porte ».  On ne peut pas comme dit le proverbe arabe : manger le fruit et insulter ceux qui l’offrent.

D’un autre coté, il nous parait indispensable que le parti Ennahda clarifie ses positions au regard de l’altermondialisme et des objectifs de la Charte de Porto Alegre, car la tendance générale depuis sa prise de pouvoir tend plus vers le libéralisme, l’endettement, et l’hypothèque du pays pour obtenir le satisfecit du FMI et de la Banque Mondiale et autres racketteurs du Golfe en oubliant au passage les couches sociales et les régions les plus défavorisées du pays. Ce ne sont ni la charité ni la zakat seuls qui rétabliront la justice, le partage des richesses, l’égalité entre tous, ni qui mettront fin au suicide collectif de notre jeunesse qui continue à fuir le pays en se jetant dans le cimetière marin qu’est devenue la Mer Méditerranée.

Cet été j’avais eu l’espoir que ce parti organisé et structuré allait saisir la balle au bond pour s’investir dans le FSM, puisque , fort des propos du secrétaire d’Etat à l’Immigration cités plus haut , j’avais moi-même entrepris la démarche auprès de responsables pour l’organisation d’une demi journée d’information sur le Forum Social en direction de tous les responsables du parti Ennahda chargés du développement sur l’ensemble du territoire tunisien, et, c’est la veille qu’on m’apprend que cette session n’aura pas lieu, sans aucune explication. L’enseignement que j’en ai retiré  c’est que Ennahda et les organisateurs du FSM se disent avec des non-dits : « je t’aime moi non plus ».

Pour conclure je voudrai répondre à une question qui ne manquera pas de m’être posée , bien que je ne sois encarté nulle part : mais alors que fais-tu en tant qu’islamiste au FSM ?  J’y répondrai en disant que j’y ai découvert de vrais démocrates, de vrais humanistes capables de transcender les divergences et les appartenances et qui sont capables de respecter les convictions des autres pour les amener à œuvrer pour l’intérêt commun. Mais aussi parce que ma conception de l’islam ; comme celle de bon nombre de militants islamistes d’Ennahda et d’ailleurs est une conception progressiste, fraternelle, respectueuse de la dignité, de l’égalité, de la liberté de chacun et universelle, même si certains prétendent que l’universel leur appartient de manière exclusive et qu’il est blanc, occidental et parfois judéo-chrétien.

Il faut sortir de cette guerre de tranchée qui ne dit pas son nom et donner une chance à la Tunisie et au Forum Social Mondial, en dépassant les déclarations pompeuses qui clament haut et fort la protection de la démocratie et la préservation des acquis pour les uns,  et les processus inclusifs et la participation de tous pour les autres. Ces notions nobles et généreuses doivent être mises à l’épreuve des faits pour que l’expérience du FSM en Tunisie soit une réussite et une occasion historique pour ses déclinaisons dans le monde arabo-musulman.

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Président du collectif contre le racisme et l'islamophobie

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