Jeudi 27 November 2014
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Elisez la personnalité musulmane de l’année

Elisez la personnalité musulmane de l’année
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Quelle est la personnalité musulmane la plus marquante de l’année, celle qui s'est particulièrement illustrée, confirmée, révélée, en se dressant contre l’islamophobie, le racisme, l'injustice, les préjugés ? Elisez celle ou celui qui, selon vous, mérite d'être distingué(e), à partir de notre sélection.

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Alors que le rideau s’apprête à tomber sur 2012, clôturant une année tourmentée et assombrie par la recrudescence des provocations, menaces et agressions islamophobes, l’instant est propice aux bilans, mais aussi à la valorisation des belles âmes musulmanes dont l’aura, le talent, les compétences, l’exemplarité, la détermination, l'humilité, et l'indépendance auront réussi à rayonner à travers la brume épaisse de l’intolérance, de l’ignorance et de la haine.

Oumma a décidé de mettre à l’honneur des personnalités émérites et méritantes, majoritairement francophones et issues de tous les horizons, de confession ou de culture musulmane, riches de leur foi, de leur éthique et de leurs convictions profondes, qui ont marqué les esprits et forcé le respect, ici et ailleurs.

Pour ce premier grand classement, prélude à une longue série d’autres, nous avons souhaité distinguer des parcours professionnels ou de vie, uniques et courageux, insensibles à la starisation facile et aux promotions alibi, ainsi que de nobles engagements, voire des réalisations originales dans l’univers créatif, musical et humoristique, chacun oeuvrant, à son niveau et dans son registre, dans l’intérêt généralen luttant contre l'islamophobie, les injustices, les fantasmes dévastateurs, mû par la volonté de changer le regard sur l'islam.

C’est à vous, chers Oummanautes, qu’il revient d'élire votre personnalité musulmane préférée de l'année, en cliquant sur votre choix ci-dessous. Alors, tous à vos claviers et ce jusqu’au 20 janvier inclus ! 

Rendez-vous le 31 janvier pour découvrir le ou la grand(e) gagnant(e), ainsi que le classement de tête plébiscité par vos votes.

Cette sélection, établie par la rédaction d'Oumma après mûre réflexion, est forcément perfectible, mais elle répond aux critères essentiels fixés pour cette année.

La sélection officielle

Diam’s : si on ne présente plus celle qui s’est imposée comme l’icône du rap féminin français, il convient encore de présenter Mélanie Georgiadès, née à Chypre en 1980 et arrivée en France à l’âge de 3 ans. Usée par un star système aux antipodes de sa quête de sens, Diam’s a embrassé l’islam en 2008. Mélanie a aujourd’hui choisi de revêtir le long voile enveloppant (abaya), signe de sa renaissance personnelle mais aussi de la fin de sa carrière. Un mode de vie qu’elle a récemment assumé aux yeux de tous, avec courage et sérénité, et face à une sphère médiatique intransigeante, sans le moindre égard pour sa personne, qui s'est déchaînée contre elle.

 

Mona Eltahawy : elle a choisi de vivre là où flotte la bannière étoilée en 2011,  Mona Eltahawy est une éditorialiste, conférencière et activiste égypto-américaine sensibilisée aux questions de la réforme du monde musulman, des droits de l’Homme et de la condition de la femme. En septembre, le métro de New York fut le théâtre de son coup d’éclat protestataire, lorsqu’elle badigeonna de rouge l’affiche islamophobe conçue par l’ultra-sioniste Pamela Geller, comparant les «musulmans qui font le djihad à des sauvages» et appelant à soutenir Israël. Interpellée et menottée sans ménagement par la police, Mona Eltahawy s’exclamait indignée devant des badauds et une caméra: "C'est ce qui se passe en Amérique lorsque vous protestez de manière non violente !".

 

Frédéric Kanouté : c’est en chaussant ses crampons d’attaquant que le très discret footballeur franco-malien, né en France et converti à l’islam à l’âge de 20 ans, s’est fait un nom, jusqu’à être considéré comme l’un  des meilleurs attaquants africains de tous les temps et le meilleur joueur étranger de l'histoire du FC Séville en 2008. Frédéric Kanouté, qui évolue actuellement en Chine au sein du Beijing Guoan, est connu et respecté pour ses valeurs humaines et son engagement humanitaire. La création de sa fondation pour les enfants du Mali, sa contribution financière pour sauver une mosquée de Séville de la fermeture, et son soutien inconditionnel à la cause palestinienne, qu’il a encore prouvé récemment en s’opposant à la tenue de l’Euro junior 2013 en Israël, parlent pour lui.

 

Peter Gould :né à Sydneyce talentueux designer australien multi-primé s’est converti à l’islam en 2002, après avoir effectué plusieurs séjours dans des pays musulmans pour enrichir son inspiration artistiqueFasciné par la calligraphie et les joyaux architecturaux que recèle le monde arabe, Peter Gould a créé une société qui porte son nom, afin de magnifier les traditions visuelles et spirituelles de l'Islam, à l’aide du graphisme contemporain, l'art numérique et la photographie. Sa dernière création pédagogique "Les enfants de la Oumma", une application pour Iphone qui dispense un apprentissage de base, tel que l’alphabet, a reçu un formidable accueil et remporté le prix "Export Award" qui récompense les productions à vocation multiculturelle. 

 

Zahra Ali : à l’âge de tous les possibles, où l’on nourrit des rêves d’avenir, surtout lorsque l’on est une lycéenne prometteuse telle que l’était Zahra Ali, on peut voir ses ambitions anéanties et sa dignité bafouée par l’application d’une loi discriminante et liberticide, celle du 15 mars 2004 contre le port du voile à l’école. Cette cruelle mise à l’index a brisé le cœur et la volonté de nombreuses jeunes filles, mais a renforcé la détermination de Zahra Ali qui a su concilier un militantisme actif au sein de dynamiques musulmanes, anti-racistes et féministes, et un parcours universitaire remarquable. La lycéenne combative s’est muée en une chercheuse très douée, laquelle, aujourd'hui, en sa qualité de doctorante en sociologie à l’Ecole des Hautes Etudes Sociales (EHESS) et à l’Institut Français du Proche-Orient (IFPO), se passionne pour l’émergence d’une conscience féministe musulmane et vient de publier l’ouvrage "Féminismes islamiques".

 

Mouloud Aounit hommage posthume à ce militant charismatique infatigable, qui a quitté la scène de la vie en août dernier, le nom de Mouloud Aounit s’est imposé comme une évidence dans notre sélection. Combattant de la première heure contre toutes les formes de racisme et d’injustice, connu pour sa grande humilité et son infini courage, Mouloud Aounit, l’enfant de Timezrit, né en 1953 dans l’Algérie française, qui fit ses premiers pas de militant en battant le pavé lors de « la marche des beurs » en 1983, avant d'entrer dans le sérail politique français et de devenir président du Mouvement contre le racisme et l’amitié entre les peuples (MRAP), restera à jamais un exemple pour toutes les générations, passées et nouvelles, issues de l’immigration post-coloniale. Décoré de l'ordre national du Mérite en 2000, la République le fit chevalier de la Légion d'honneur en 2003. Depuis 2010, il occupait la fonction de président d'honneur du MRAP, et en janvier 2012, il était à nouveau distingué par le prix des droits de l'Homme remis par le Conseil pour la justice, l’égalité et la paix (la Cojep).

 

Abdelaziz Chaambi le militantisme contre le racisme et l’islamophobie chevillé au corps depuis près de 40 ans, cette forte personnalité du monde associatif sait ce qu’il en coûte de se battre pour ses idéaux, sans compromissions. Fondateur de l'Association des Musulmans d'Aubenas et de l'Association de Solidarité avec les Travailleurs Immigrés (ASTI) en 1981, co-fondateur de l'Union des jeunes musulmans (UJM) en 1988, des éditions Tawhid, mais également du Collectif des musulmans de France (CMF), Abdelaziz Chaambi préside actuellement la Coordination contre le racisme et l’islamophobie (CRI), créée en 2008. Luttant sans répit en faveur de la souveraineté palestinienne et contre les crimes de guerre commis par l’armée israélienne à Gaza, cet homme incorruptible a payé professionnellement le prix fort de son engagement d’une rare intégrité, en ces temps troublés où la vénalité et l'arrivisme l’emportent.

 

Tawfik Mathlouthi : Radio Méditerranée, Mecca Cola, la célèbre boisson engagée devenue l’un des fleurons mondiaux des sodas alternatifs, c’est lui, Tawfik Mathlouthi est un homme d’affaires pluridisciplinaire, inspiré, avisé et militant, connu pour concilier harmonieusement la loi de l’offre et de la demande avec ses valeurs humaines intrinsèques, qui sont non négociables. Avec sa foi, son éthique, et son engagement indéfectible en faveur de la cause palestinienne comme seules boussoles, ce capitaine d’industrie franco-tunisien a brillamment mené sa barque, en dépit des nombreuses épreuves qui ont jalonné son parcours, son opposition farouche à la dictature de Ben Ali et son exil en France n’ayant pas été des moindres. Passionné de politique, dans ce qu’elle a de plus noble et citoyen, Tawfik Mathlouthi se tourne résolument vers l’avenir qu’il espère radieux pour la Tunisie, tout en continuant, avec la même ferveur, à jeter des ponts entre toutes les rives au-dessus des torrents de mépris, de dénigrement et de haine anti-musulmans. 

 

Nidhal Guessoum : Ce visage connu des Oummanautes, fervent défenseur du calendrier islamique, fait autorité dans l’univers de l’astrophysique depuis plusieurs années, passant du poste de chercheur associé post-doctoral à la NASA à celui de professeur à l’université américaine de Sharjah (Emirats Arabes Unis), dont il est également le vice-doyen. Fort d’une renommée internationale et invité régulièrement dans les colloques internationaux, aussi bien dans la galaxie musulmane que non-musulmane, Nidhal Guessoum s’emploie à réconcilier l’islam avec la rigueur méthodologique de la science moderne,sans pour autant céder au matérialisme "moderniste". On peut être un brillant astrophysicien algérien et un musulman pieux, c’est l’éclatante démonstration que fait Nidhal Guessoum aux yeux du monde, lequel se double d’un auteur prolifique traitant de la vulgarisation de la science et l’interface entre science et religion. Après avoir participé, courant 2012, à un livre collectif Science et religion en islam, il est également l'auteur de l'incontournable Réconcilier l'islam et la science moderne : L'esprit d'Averroès.

 

Mohammad-Mahmoud Ould Mohamedou : ancien ministre des Affaires étrangères de Mauritanie et politologue de renom, la carrière de Mohammad-Mahmoud Ould Mohamedou, jalonnée de postes à hautes responsabilités, fait mentir Daniel Schneidermann, directeur du site Arrêt sur images, qui avait déclaré sur OummaTV au sujet du Printemps arabe: « On ne croirait pas les politologues musulmans, il y aurait une défiance envers eux, mieux vaut recueillir l’opinion de quelqu’un comme Emmanuel Todd ». Longtemps politologue à Havard, sa parfaite connaissance des enjeux cruciaux du monde arabo-musulman et de l’histoire du terrorisme contemporain l’a conduit à Genève, où il a été nommé professeur au sein de l'Institut des Hautes Études Internationales et du Développement, mais également directeur du programme sur le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord au Centre de Politique de Sécurité. Sous sa double casquette de chercheur de premier plan et de diplomate aguerri, Mohammad-Mahmoud Ould Mohamedou, qui a apporté son passionnant éclairage sur Oumma à plusieurs reprises, est également l’auteur de nombreux ouvrages de décryptage du monde. Il fut l'invité de plusieurs émissions de télévision, en France et en Suisse, pour expliciter les tenants et aboutissants du Printemps arabe.

 

Samy Debbah : c’est en 2003 que le Collectif Contre l’Islamophobie en France (CCIF) émerge dans le paysage national, sous l’impulsion de son fondateur et actuel président Samy Debbah qui peut se féliciter d’avoir vu juste. Résolu à agir contre l’islamophobie rampante qui gangrenait déjà l'Hexagone, Samy Debbah créait alors une association qui se voulait être le meilleur rempart contre la banalisation de la haine. Près de dix ans plus tard, le pari est réussi : le CCIF s’est imposé sur le devant de la scène publique, prouvant chaque jour le bien-fondé de sa vocation et son impérieuse nécessité, à l'écoute et au service des citoyens français musulmans et de la défense de leurs droits.

 

Samia Orosemane : son arme contre l’intolérance, c’est l’humour sans vulgarité, Samia Orosemane se donne en spectacle sur la scène du rire qui déride et fait réfléchir. Une vraie gageure que cette jeune femme de 31 ans relève haut la main, sans renier ses valeurs et ses origines. Comique voilée, Samia Orosemane veut amuser en dépassant le prisme des apparences, et prouver que, contrairement aux idées reçues sur les femmes qui sont revêtues du voile, elle n’est pas si soumise que ça... On peut être femme, musulmane, impliquée dans la vie sociale, et ne pas être l’ennemie de la joie, ni de l’autodérision, telle est sa chute pertinente qui espère éveiller toutes les consciences, non-musulmanes comme musulmanes.

 

 

Ibrahim d’Ultime Espoir depuis sa création à Châtellerault en septembre 2000, c’est en paroles et en musique que le groupe de rap Ultime Espoir aspire à adoucir les mœurs, en ayant à cœur de réduire les préjugés anti-musulmans qui éloignent et divisent inéluctablement. Porteur d'un message de paix qui repose sur la meilleure compréhension de l’islam et de sa valeur universelle, le groupe fait la part belle aux textes qui collent à l'actualité et interpellent sur des mélodies de qualité, à l’image de sa dernière chanson  "Indignez-vous". Icône d'Ultime Espoir, Ibrahim, chanteur et musicien, lance là un cri du cœur qui espère résonner largement, pour que régresse l’intolérance et que progresse le vivre-ensemble.

 

Mouna Derouiche : cette grande voyageuse, à la fibre humanitaire, parcourt le monde afin de découvrir ses richesses, de créer des liens, mais aussi et surtout de venir en aide à son prochain sous le joug de la tyrannie et de la barbarie. Après avoir sillonné l’Asie du Sud-Est en solitaire pendant plus d'un an et rejoint, en Inde, la fondation Mère Teresa, Mouna Derouiche, n’écoutant que ce que lui dictait son coeur, a bravé tous les dangers pour se rendre en Birmanie auprès des Rohingya, ces musulmans victimes d’un génocide dans l’indifférence internationale. Sous les couleurs du Collectif «Halte au massacre en Birmanie», cette courageuse militante humanitaire tire la sonnette d'alarme et livre un témoignage fort et vibrant, à l’aune de sa grandeur d’âme.

 

Mohamed Tahar Bensaada : il n’est pas de ceux qui écument les plateaux de télévision, grisés par la notoriété, et pourtant son œuvre est féconde et son érudition est grande, Mohamed Tahar Bensaada est un éminent intellectuel résidant en Belgique, dont la sagacité et la probité méritent d’être mises en pleine lumière. Cet enseignant-chercheur, pour qui le monde arabo-musulman et les intellectuels musulmans réformistes du 19ème et 20ème siècle n’ont plus de secret, est un homme de conviction et de terrain qui plaide inlassablement pour la démocratisation du monde arabe, ainsi que pour la défense de la dignité de l’immigration post-coloniale. Quand les « intellectuels faussaires » nous abreuvent de leurs contre-vérités, les lumières de Mohamed Tahar Bensaada font l’effet d’un faisceau lumineux qui éclaire la compréhension du monde.

 

Yamin Makri : monté à bord du valeureux petit poucet des mers, le Dignité Al-Karama, qui a mis le cap vers Gaza en juin 2011, dans le cadre de la seconde Flottille de La Liberté, Yamin Makri, membre du collectif 69 de solidarité avec le peuple palestinien, fut le correspondant spécial d’OummaTV tout au long d’une traversée exceptionnelle et houleuse. Dire que ce chirurgien dentiste est un homme engagé et entreprenant est un euphémisme. Co-fondateur de l’Union des jeunes musulmans (UJM) en 1988, des éditions Tawhid, du Collectif des musulmans de France (CMF), et plus récemment de l’Union française des consommateurs musulmans (UFCM), Yamin Makri a l’éthique pour étendard et ne baisse jamais pavillon, même face à la brutalité des forces maritimes israéliennes qui ont barré la route au Dignité Al-Karama et à son vaillant équipage.

 

Médine il a le rap dans la peau, l’islam dans le cœur, et son credo c’est la tolérance et le respect des cultures, Médine égrène avec talent ses textes percutants pour dénoncer les islamalgames pernicieux, se faisant le porte-parole de toute une génération de jeunes issus de l’immigration post-coloniale. A 29 ans, ce rappeur à la voix rauque a déjà quatre albums solos à son actif, tous se caractérisant par une grande qualité d’écriture et une volonté de tordre le cou aux clichés qui ont la vie dure. De la composition d’une chanson engagée à la publication d’un livre qui démystifie les manipulations médiatico-politiques et condamne l’islamophobie sous toutes ses formes, il n’y avait qu’un pas que Médine a franchi avec enthousiasme pour signer "Don’t Panik" avec Pascal Boniface, directeur de l'Institut de relations internationales et stratégiques (IRIS).

 

Votez pour la personnalité de l'année 2012 :

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Diam’s
33% (1631 votes)
Mona Eltahawy
2% (120 votes)
Frédéric Kanouté
12% (583 votes)
Peter Gould
3% (171 votes)
Samy Debbah
3% (141 votes)
Zahra Ali
7% (347 votes)
Mouloud Aounit
8% (414 votes)
Abdelaziz Chaambi
5% (233 votes)
Mohammad-Mahmoud Ould Mohamedou
2% (98 votes)
Tawfik Mathlouthi
2% (97 votes)
Samia Orosemane
2% (117 votes)
Nidhal Guessoum
3% (144 votes)
Mouna Derouiche
6% (316 votes)
Mohamed Tahar Bensaada
1% (62 votes)
Yamin Makri
2% (114 votes)
Médine
5% (237 votes)
Ibrahim d’Ultime espoir
3% (126 votes)
Total des votes : 4951
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