Les 500 musulmans les plus influents du monde

Les 500 musulmans les plus influents du monde

C’est devenu un rendez-vous médiatique incontournable, le prestigieux classement des 500 personnalités musulmanes les plus influentes du monde, réalisé par le Centre royal d’études stratégiques d’Amman, a révélé pour la quatrième année consécutive les noms de celles et ceux dont l'aura personnelle et le rayonnement politique, religieux, culturel, économique, ou encore sportif, auront marqué l’année 2012.

«Cette publication vise à déterminer l'influence que des musulmans exercent sur cette communauté, ou au nom de la communauté», a écrit en préambule le rédacteur en chef de ce rapport, Abdallah Schleifer, professeur émérite à l'Université américaine du Caire. Ce classement, qui est publié chaque année en collaboration avec le prince Al-Walid Centre Bin Talal pour la compréhension islamo-chrétienne à George Town University, aux États-Unis, récompense d'abord les 50 musulmans les plus remarquables, avant de hiérarchiser les 450 musulmans les plus en vue dans 15 catégories.

Sans grand bouleversement par rapport à l'année dernière, les dirigeants politiques et religieux se disputent les dix premières places. Leader indétrônable de ce « Top 50 » trié sur le volet,  le roi Abdallah II d’Arabie Saoudite est consacré grand vainqueur, talonné cette fois-ci par celui qui fait une percée dans le trio de tête, le ministre turc Recep Tayyip Erdogan, tandis que le roi du Maroc Mohammed VI arrive en troisième position.

Nombre de chefs d’Etat sont mis à l’honneur dans cette hiérarchisation des pouvoirs sur l’échiquier mondial, à l’instar du nouveau venu Mohamed Morsi, le président égyptien, qui se hisse à la 11e place, surclassé par Mohammed Badie, le guide suprême des Frères musulmans, qui rafle la cinquième place, immédiatement suivi de l’émir du Qatar, Hamad bin Khalifa Al-Thani, récompensé pour une stratégie de développement qui a conquis le monde.

Les noms de chefs religieux à l’image des grands muftis d’Arabie Saoudite et d’Egypte s’égrènent dans ce classement pyramidal, où seules trois femmes réussissent à se frayer un chemin : Munira Qubeysi, leader du mouvement qui porte son nom pour la promotion de l'éducation des femmes, arrive à la 21e place, la reine Rania Al-Abdullah de Jordanie se positionnant à la 37e place, sans oublier Sheikha Moza Bint Nasser Al-Missned, femme de l'émir du Qatar et présidente de la Fondation pour l'éducation, les sciences et le développement communautaire du Qatar. 

Tariq Ramadan se voit attribuer une mention honorable pour son influence importante auprès des musulmans d’Europe, alors que, représentant la France, on découvre les noms de Mohammed Moussaoui, le président du Conseil français des musulmans de France (CFCM), de Sohaib Bencheikh, ancien mufti de Marseille, et Mohammed Bechari, président de la Fédération nationale des musulmans de France (FNMF) et fondateur de l’institut Avicenne à Lille.

Dans la sphère culturelle, l’acteur Saïd Taghmaoui et le chanteur sénégalais Youssou N’dour, nommé ministre du Tourisme et de la Culture en avril 2012, sont notamment cités, le sport roi figurant également en bonne place à travers des ambassadeurs de choix, tels que Zinedine Zidane, mais aussi Frédéric Kanouté, ancien joueur de Séville, en Espagne, dont le Centre royal d’études stratégiques islamiques d’Amman loue les valeurs humaines et éthiques qui l’ont conduit à porter à bout de bras des projets caritatifs, comme la construction d’une mosquée à Séville.

 

 

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