Vendredi 25 July 2014
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Gaza réussira-t-elle à imposer une nouvelle équation stratégique à Israël ?

Gaza réussira-t-elle à imposer une nouvelle équation stratégique à Israël ?
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Dans cette guerre psychologique qui ne dit pas son nom, les rôles sont inversés. La victime devient bourreau et le bourreau victime.

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Les raids de l’aviation israélienne qui ont ciblé plusieurs sites de la résistance palestinienne à Gaza, tuant au passage, Ahmed Jaabari, le chef des opérations militaires de la branche armée du Hamas, constituent-ils le prélude à une nouvelle guerre d’agression après l’échec de la guerre précédente de décembre 2008-janvier 2009 ? Deux éléments permettent de redouter sérieusement cette éventualité si les initiatives de bonne volonté visant

D’une part, l’ordre de mobilisation de 75 000 réservistes de l’armée israélienne laisse penser que le gouvernement israélien pense sérieusement à une offensive terrestre. D’autre part, les réactions complaisantes de l’Amérique et de l’Europe constituent paradoxalement un encouragement à cette sale guerre au moment même où les dirigeants de ces puissances, qui ne ratent aucune occasion pour rappeler leur intérêt pour l’instauration d’une paix durable dans cette région, déclarent agir en vue d’éviter une escalade dangereuse.

Pour les centaines de milliers de Gazaouis qui n’ont jamais connu depuis leur naissance autre chose que la misère de l’occupation, le blocus et la guerre, cette agression israélienne n’est pas une surprise. Reste à comprendre les ressorts et les objectifs avoués et cachés de cette nouvelle guerre contre le peuple palestinien. Aux bombardements de l’aviation et de l’artillerie israéliennes, le peuple palestinien doit aussi faire face à la guerre psychologique dans laquelle excellent les appareils médiatiques à la solde de la Finance internationale et qui n’ont jamais caché leur soutien inconditionnel à Israël dans les moments critiques.

Dans cette guerre psychologique qui ne dit pas son nom, les rôles sont inversés. La victime devient bourreau et le bourreau victime. Si le gouvernement israélien a décidé d’envoyer ses avions bombarder les sites du mouvement Hamas à Gaza, ce serait tout simplement en réaction aux tirs de roquettes de ce mouvement en direction des colonies israéliennes. Pour l’Amérique et l’Europe, les attaques israéliennes s’apparentent à un acte d’auto-défense légitime.

Le fait que ces attaques israéliennes se produisent dans une période électorale est un indice supplémentaire que la droite israélienne conduite par Netanyahu cherche à mobiliser les centaines de milliers de voix des colons excédés par les tirs de roquettes du Hamas. Même quand ils feignent de pointer du doigt le cynisme de Netanyahou, les médias proches de la gauche bien-pensante comme Le Monde ou Libération insinuent perfidement que quelque part il y aurait une alliance tacite entre la droite israélienne et le Hamas.

Les pseudo-analystes qui s’adonnent à la géopolitique de dimanche vont jusqu’à commercialiser la thèse selon laquelle cette guerre serait avant tout dirigée contre l’Autorité palestinienne de Mahmoud Abbas et son projet de demande de reconnaissance de la Palestine par l’ONU. Que le cynisme sans limites de Netanyahu puisse inclure un tel objectif parmi tant d’autres dans son agenda stratégique et diplomatique, cela n’aurait rien d’étonnant en soi. Mais cela ne doit pas conduire à confondre l’accessoire et l’essentiel et à passer à côté des véritables enjeux stratégiques de la guerre.

L’entêtement des dirigeants israéliens et de leurs protecteurs américains et européens à refuser une demande de l’Autorité palestinienne qui ne représente aucun danger pour la sécurité d’Israël montre tout simplement à quel point l’arrogance sur laquelle les Israéliens semblent eux-mêmes fonder leur existence politique nationale ne peut s’accommoder d’aucune demande palestinienne sérieuse aussi symbolique fût-elle.

Mais pour offensante qu’elle soit, cette arrogance israélienne qui consiste à dire aux Palestiniens : « Même un Rien, vous ne l’aurez que si nous le décidons et dans la forme que nous aurons décidée » ne doit pas faire oublier l’essentiel : La solution des deux Etats sur laquelle la communauté internationale espère toujours fonder une hypothétique paix dans la région est rendue chaque jour impossible par la multiplication des colonies israéliennes et ce, en contradiction flagrante avec les recommandations de tous les négociateurs internationaux depuis 1993 ! Ce fait, grave et massif, à savoir qu’Israël, par sa politique de colonisation, est en train de mettre en danger le principe même de la solution diplomatique des deux Etats et donc de tout espoir de paix est reconnu même par un fervent et intelligent défenseur de l’Etat d’Israël, l’eurodéputé Daniel Cohn-Bendit.

En effet, il y a une chose qu’aucun média-mensonge ne saurait cacher : Il n’y aura aucun espoir de paix sérieuse dans la région tant que les colonies israéliennes ne sont pas démantelées en Cisjordanie occupée. Or, non seulement les Israéliens ne semblent pas disposés à cela, mais les dirigeants actuels de la droite au pouvoir n’hésitent pas à accélérer le programme de construction de nouvelles colonies y compris à Jérusalem-Est. En politique, si cela ne s’appelle pas un acte de guerre, c’est en tout cas un acte dirigé sciemment contre tout processus de paix.

Les observateurs et analystes qui feignent d’ignorer ce paramètre par ignorance, aveuglement ou complaisance ne rendent pas service à la paix dans la région. Ils ne font que cacher les causes profondes et véritables de la guerre endémique que subit régulièrement le peuple palestinien. Une guerre qui n’est que la continuation par d’autres moyens de la politique de négation, de colonisation et d’expulsion menée depuis des décennies à l’encontre du peuple palestinien.

Les enjeux cachés d’une guerre

La guerre d’agression que le gouvernement Netanyahu vient de déclencher contre Gaza dépasse de loin les petits calculs d’épicier d’un dirigeant en campagne électorale obsédé par la perspective toute symbolique d’une reconnaissance internationale d’un Etat palestinien qui n’existe que sur le papier. C’est une guerre préventive contre un bastion de la résistance palestinienne qui n’est pas seulement sorti indemne de la précédente guerre de 2008-2009, mais qui semble en plus s’être renforcé politiquement et militairement par les derniers changements géostratégiques qui ont affecté la région, principalement en Egypte.

On ne comprendra rien à l’agression israélienne contre gaza si on ne l’inscrit pas dans le contexte géostratégique régional global. La sentinelle avancée de l’Empire dans la région suit avec anxiété les changements géopolitiques survenus à la faveur du « printemps arabe ». Si certains de ces changements semblent rassurer l’Empire et sa sentinelle israélienne quant à la possibilité de tirer profit de la subversion des régimes autoritaires qui ne jouent pas le jeu impérial comme en Libye et en Syrie, l’évolution des évènements ne semblent pas toujours aller dans le sens souhaité par les puissances bellicistes qui ont été trop optimistes dans leurs calculs.

La raclée reçue par les Américains en Afghanistan, leur déception profonde en Irak, un pays qu’ils ont « libéré » pour assister à son retournement progressif comme en témoigne sa position dans le conflit syrien, son méga-contrat militaire de 5 milliards de dollars avec la Russie et la récente cession du permis d’exploitation des puits pétroliers du sud irakien à une compagnie russe sans parler de ses relations amicales avec l’Iran, la résistance de l’Iran face à l’embargo international et son recours à ses capacités d’innovation technologique nationales en plus de l’utilisation intelligente de certaines filière internationales, la résistance du régime syrien qui a su utiliser à son profit aussi bien son alliance avec l’Iran que les craintes géopolitiques des puissances comme la Russie et la Chine qui voient d’un mauvais œil la nouvelle croisade démocratique de l’Empire, la montée des périls dans la Jordanie voisine qui risque de tomber à son tour entre les mains de « Frères Musulmans » pas aussi sympathiques que l’auraient espéré les Israéliens mais surtout le retour de la grande Egypte sur la scène géopolitique régionale, un retour d’autant plus inquiétant qu’il a tout l’air d’une « révolution tranquille » qui contraste avec les postures verbeuses et inefficaces du passé, sont autant d’éléments géopolitiques qui concourent à accroître l’inquiétude des dirigeants israéliens.

Les rares analystes israéliens qui ont essayé de tirer la sonnette d’alarme et à mettre en garde contre les retombées stratégiques non désirées du « printemps arabe » auront finalement eu raison. Mais c’est trop tard. La politique internationale n’a rien à voir avec les jeux de simulation vidéo. Les tendances sociologiques lourdes qui structurent les espaces publics dans la région sont trop puissantes pour être apprivoisées par des officines budgétivores qui seront toujours en retard par rapport à une réalité mouvante dont les subtilités culturelles échappent au demeurant à des cadres formés au mieux par l’orientalisme douteux de Bernard Lewis et consorts.

Tout ce que les Israéliens peuvent faire aujourd’hui est de sortir leurs capacités dissuasives pour montrer aux nouveaux acteurs géopolitiques de la région qu’Israël reste l’acteur stratégique majeur par excellence. En attendant ou plutôt à défaut de frapper l’Iran, ce qui reste une opération risquée et pour le moment non désirée par le protecteur américain, l’armée israélienne peut montrer ses dents contre Gaza. Le message est censé être d’autant plus important qu’il s’adresse à plus d’un acteur, à l’Iran bien-sûr qui arme la résistance palestinienne, au Hezbollah qui défie la puissance israélienne au Liban et à l’Egypte nouvelle dont on ne sait pas encore jusqu’où elle pourrait aller dans la défense de Gaza. La nouvelle guerre de Gaza s’apparente à un test stratégique régional grandeur nature. L’enjeu est de taille puisqu’il ne s’agit ni plus ni moins que de prouver la capacité dissuasive de l’Etat d’Israël dans un nouvel environnement régional aux contours encore inconnus.

Une nouvelle équation stratégique ?

Au vu des opérations militaires de ces derniers jours, le test israélien s’avère catastrophique. C’est ce que les médias à la solde des lobbies israéliens font tout pour cacher. La résistance admirable de la résistance palestinienne est en train de changer l’équation stratégique régionale. Les raids de l’aviation israélienne ne constituent pas une nouveauté dans le conflit israélo-palestinien. En revanche, ce qui est nouveau, c’est la capacité de la résistance palestinienne à tirer des missiles de moyenne portée capables de toucher la profondeur d’Israël. Les missiles FAJR 5 livrés à la résistance par l’Iran constituent une nouveauté qui renseigne sur le degré d’engagement de l’Iran aux côtés de la résistance palestinienne. Dans une vidéo de propagande, l’armée israélienne n’a pas pu cacher l’inquiétude que lui inspire la possession de ces missiles par les mouvements palestiniens.

Si elle ne manque pas de courage, la décision de l’Iran d’armer de manière aussi conséquente la résistance palestinienne indique que ce pays prend au sérieux les menaces israéliennes visant son programme nucléaire et son intégrité territoriale. C’est en toute logique qu’il a décidé d’anticiper les menaces du gouvernement de Netanyahou et d’armer la résistance palestinienne afin de fixer une partie de l’arsenal israélien sur le front de Gaza. Ce faisant, les rodomontades de Netanyahu se sont retournées finalement contre la sécurité d’Israël.

Mais ce qui est encore plus spectaculaire, c’est que la résistance palestinienne ne s’est pas contentée de faire rentrer les missiles iraniens à Gaza et à entraîner ses combattants à leur utilisation, ce qui est déjà une gageure, elle a en outre commencé à s’en inspirer pour la mise en œuvre d’un projet de fabrication de missiles locaux, les fameux AM75 qui ont la même portée que le FAJR5 , soit 75 km et donc capables d’atteindre Tel Aviv et Jérusalem sans parler de missiles de moindre portée comme le « Nasser » dans ses différentes versions de 20 à 40 km.

Dans cette bataille de l’innovation technologique, la résistance palestinienne est en train d’enregistrer des progrès fulgurants comme en témoigne le test d’essai d’un drone palestinien à Gaza qui semble inquiéter sérieusement les services secrets de l’armée israélienne.

Et cerise sur le gâteau, une partie des missiles Grad de fabrication russe dérobés dans les arsenaux libyens s’est retrouvée à Gaza entre les mains de la résistance palestinienne et c’est peut-être un de ces missiles qui aurait atteint un drone et un chasseur israéliens. Le scénario tant redouté de l’arroseur arrosé est en train de se réaliser au-delà des attentes des uns et des autres.

Le gouvernement israélien se trouve aujourd’hui piégé dans son jeu propre guerrier. En essayant d’envoyer un message confirmant la toute-puissance d’Israël à ses électeurs, aux Palestiniens et au monde, le gouvernement israélien qui ne s’attendait pas à une telle riposte qualitative de la résistance palestinienne est obligé de dévoiler une cruelle vérité qui constitue à n’en pas douter un tournant dans le conflit du Proche-Orient : Israël a perdu son immunité stratégique. Il pourra toujours compter sur sa suprématie stratégique et sa supériorité aérienne absolue dans la région, mais il ne pourra plus espérer que ses villes et ses colonies resteront à l’abri des coups de la résistance.

Même si la disproportion entre les armes des deux protagonistes reste indiscutable, les tirs de missiles palestiniens sont assez suffisants pour changer la donne psychologique et politique. C’est la première fois depuis 1991, date à laquelle Saddam Hussein avait tiré 39 missiles Scud sur Tel Aviv, que la capitale israélienne se réveille au bruit de missiles palestiniens, et ce malgré un moderne et coûteux dispositif anti-missiles appelé « Dôme de fer » qui n’a pas réussi jusqu’ici à intercepter plus du tiers des missiles lancés par la résistance palestinienne. La peur est en train de changer de camp comme le montrent les mouvements de panique et de dépression qui s’emparent des habitants et des réservistes israéliens au son des sirènes d’alerte et du bruit occasionné par la chute des missiles palestiniens sans parler du coût financier que l’économie israélienne doit supporter en cas de prolongation d’un conflit qui s’avère plus risqué que le conflit précédent.

Il s’agit là vraisemblablement d’une nouvelle équation stratégique et nul doute que tous les stratèges israéliens sont en train d’étudier ses retombes à moyen et long termes. Si Israël ne peut pas empêcher la riposte balistique de deux mouvements de guérilla palestiniens, comment pourra-t-il empêcher demain la riposte éventuelle du Hezbollah qui est sans doute mieux équipé que les mouvements palestiniens ou à fortiori la riposte d’armées conventionnelles comme les armées iranienne, syrienne ou égyptienne ?

C’est ce qui explique sans doute la nervosité du gouvernement israélien. D’un côté, la riposte palestinienne le pousse à accentuer l’escalade militaire pour étouffer dans l’œuf ce qui lui paraît déjà une menace stratégique à terme. De l’autre, il n’est pas sûr que le prix de l’escalade militaire ne dépassera pas le seuil que peuvent supporter sa campagne électorale et la stabilité du front intérieur israélien.

Mais outre l’intrusion de facteurs militaires nouveaux sur la scène palestinienne, les Israéliens et leurs protecteurs occidentaux doivent tenir compte de nouveaux facteurs géopolitiques autrement plus décisifs. Si l’agression contre Gaza avait aussi pour but de tester l’attitude de l’Egypte, les Israéliens et leurs alliés en ont été pour leurs frais. Même s’il n’est pas spectaculaire, le changement est perceptible. Les capitales concernées ont bien reçu le message de la nouvelle Egypte.

Par la voix de son président, Mohammed Morsi, l’Egypte a fait la promesse solennelle qu’elle ne laissera pas Gaza seule. Le déplacement du premier ministre égyptien à Gaza suivi du déplacement du ministre tunisien des affaires étrangères s’inscrivent dans un nouveau schéma diplomatique qui risque d’embarrasser Israël qui se retrouve face à différentes formes d’intervention difficiles à combattre en même temps (Le soutien politique de l’Egypte, le soutien militaire de l’Iran et le soutien financier du Qatar) Même la Turquie, pourtant membre de l’Otan, ne peut rester en marge de ce mouvement de solidarité sans perdre le peu de crédit politique qu’il lui reste dans la région, après s’être laissée piéger par le conflit syrien.

L’articulation de ces niveaux d’intervention n’a pas d’importance. La résistance palestinienne n’a pas besoin de plus. Sans tomber dans une politique aventuriste préjudiciable à ses intérêts stratégiques, l’Egypte peut faire mal à Israël. Il suffit de laisser les tunnels fonctionner normalement et de laisser la société civile égyptienne organiser librement le soutien actif à la résistance palestinienne.

Même en faisant semblant d’acquiescer aux demandes américaines qui sont des pressions déguisées en vue de la pousser à freiner la résistance palestinienne, l’Egypte peut œuvrer en vue d’arrêter ou du moins baisser l’intensité du conflit, ce qui serait déjà une victoire pour la résistance palestinienne qui saura exploiter la moindre trêve pour mieux s’organiser, se renforcer et se préparer aux batailles futures.

La boussole palestinienne

Au-delà de la riposte admirable à l’offensive israélienne, la résistance palestinienne est en train d’écrire une nouvelle page dans l’histoire de la résistance des peuples de la région aux tentatives de redéploiement impérial. Le fait que les différentes factions de la résistance palestinienne aient pu s’unifier dans l’action contre la dernière agression en date de leur ennemi commun est une preuve de leur maturité stratégique qui est restée intacte malgré les différends secondaires que certaines officines cherchent à faire dévier en conflits ouverts.

Le conflit entre le Hamas et le Fatah de Mahmoud Abbas est connu, et malgré les enjeux stratégiques qui s’y rapportent, des forces présentes dans les deux camps ont empêché qu’il dégénère en guerre civile susceptible de porter atteinte à l’arme stratégique principale du peuple palestinien dans cette étape difficile de son combat : l’unité nationale.

Le conflit syrien par lequel certaines capitales occidentales ont voulu se débarrasser d’un régime coupable de ne pas s’intégrer dans le nouveau grand jeu impérial dans la région a divisé, comme on pouvait s’y attendre, les forces nationales palestiniennes. D’un côté une partie du Hamas s’est retournée contre l’ancien allié syrien pour se ranger du côté de leurs frères idéologiques de l’opposition syrienne et de l’autre le « Djihad islamique », connu pour son alliance stratégique avec l’Iran, continue de soutenir le régime syrien.

Mais quelle que soit la complexité du conflit syrien qui se nourrit malheureusement de contradictions locales rendues insurmontables par l’aveuglement et l’incapacité des deux parties à se hisser au niveau des exigences stratégiques et qui est aggravé par les ingérences extérieures, le fait que le Hamas et le Djihad islamique aient évité d’importer ce conflit sur la scène palestinienne de Gaza constitue une victoire morale sur l’ennemi qui a tout fait pour favoriser un tel scénario.

Et nul doute que la dernière agression israélienne en date ne fera que renforcer le front intérieur palestinien et au-delà, faut-il l’espérer, l’ensemble du front anti-impérial dans la région. C’est dire que dans une conjoncture historique marquée par l’interférence contradictoire de nombreux facteurs internes et externes qui rendent la scène régionale opaque et mettent les acteurs politiques devant des choix difficiles, Gaza la rebelle, qui résiste admirablement, constitue peut-être la boussole tant recherchée par tous ceux qui ont décidé de se soulever pour leur émancipation nationale, démocratique et sociale.

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Commentaires

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Saladin
-81 points

personnelement, je ne pense pas que gaza soit une cible réelle pour les sionistes, c'est juste un laboratoire d'experimentation pour leurs armes et pour leurs performances militaires ainsi que pour faire peur au monde et en particulier aux peulples arabes et les gazaouis ne doivent pas tomber dans le piège, on peut pas parler à mon avis de guerre s'il ne y'a pas le moindre équilibre dans la balance des forces militaires et s'il ne y'a pas deux armées réelles qui s'affrontent, on a beau parlé par le passé de victoires mais à quel prix ? est ce que les innocents, femmes, enfants et veillard doivent continuer de subir les conséquence de la même stratégie ? je crois que c'est contre-productif et inutile pour l'interet des gazaouis en particulier et de la nation musulmane en général, je pense qu'il faut arrêter en ce moment la guerre et se consacrer à travailler la nation, vous voyez bien que les musulmans sont bcp plus nombreux que les sionistes mais sans aucun poid politique ou militaire.

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safi benbouzid
19 points

A la question que pose le titre de l’article, la réponse est indubitablement oui.
1. La résistance à Ghaza a tenu près d’un mois là où trois armées arabes ont été défaites en six jours.
2. L’auteur parle d’«une réalité mouvante dont les subtilités culturelles échappent au demeurant à des cadres formés au mieux par l’orientalisme douteux de Bernard Lewis et consorts ».
La preuve en a été apportée par les Algériens qui connaissaient l’adversaire alors que ce dernier commettait la double erreur de croire qu’il les connaissait. (Ils ne reconnaissent que la force. Négocier est pour eux une preuve de faiblesse etc..)
3. Oui, les missiles sur Tel-Aviv et Jérusalem ont provoqué une révolution copernicienne dans les mentalités des Israéliens, adeptes des guerres à 0 mort.» (à suivre)

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safi benbouzid
19 points

4. Oui, « la dernière agression israélienne en date ne fera que renforcer le front intérieur palestinien »
Les supplétifs Qataris ont approché les groupes ghazaouis, autres que Hamas, pour négocier une trêve. La réponse a été cinglante : «Obtenez d’abord l’accord de Hamas ».
5. Tout le monde savait, lors des guerres qui ont précédé celle de 2006 que l’économie sioniste ne pouvait supporter un conflit de plus de 21 jours. Par la suite, ce délai a été prolongé de quelques jours. C’est pourquoi, l’état-croupion a fait intervenir ses parrains pour obtenir un arrêt des combats au Liban en 2006 et à Ghaza en 2008-2009.
La donnée nouvelle, c’est que l’économie sioniste, en plus de supporter l’absence des réservistes aura à le faire avec les acteurs confinés dans les abris.

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safi benbouzid
19 points

4. Oui, « la dernière agression israélienne en date ne fera que renforcer le front intérieur palestinien »
Les supplétifs Qataris ont approché les groupes ghazaouis, autres que Hamas, pour négocier une trêve. La réponse a été cinglante : «Obtenez d’abord l’accord de Hamas ».
5. Tout le monde savait, lors des guerres qui ont précédé celle de 2006 que l’économie sioniste ne pouvait supporter un conflit de plus de 21 jours. Ce délai a été prolongé de quelques jours. C’est pourquoi, l’état-croupion a fait intervenir ses parrains pour obtenir un arrêt des combats au Liban en 2006 et à Ghaza en 2008-2009.
La donnée nouvelle, c’est que l’économie sioniste, en plus de supporter l’absence des réservistes aura à le faire avec les acteurs confinés dans les abris.

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safi benbouzid
19 points

Les paris perdus de Netanyahou.
Le premier, c’est d’avoir soutenu la candidature de Romney.
Le second c’est d’avoir ouvert, ce qu’un éditorialiste du très sioniste Yediot Ahronoth a appelé, le troisième front.
Il a voulu créer un élan patriotique qui lui aurait assuré un confortable succès électoral. Malheureusement pour lui, le sortilège s’est retourné contre le sorcier. Aucun premier ministre responsable de la mort de soldats n’a été réélu. Les réservistes commencent à se plaindre du manque de nourriture et même du manque d’espace pour garer leurs engins à la frontière avec Ghaza.
Enfin, le troisième, c’est que ce qui devait être un pilonnage sans danger a déclenché une riposte humiliante pour ‘’l’armée invincible’’ battue à plusieurs reprises et à plate couture.
Les supermen du Mossad, du Aman et du Shin bit ne sont plus ce qu’ils étaient pour avoir ignoré que les Ghazaouis disposaient d’un pareil arsenal. (à suivre)

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Sarah
-30 points

Bravo pour votre analyse très complète et loin des lieux communs proposés par des géopolitologues à la solde de lobbys.

Je pense comme vous que ce dernier massacre à Gaza n'a pas pour but de gagner les élections en Israel(Olmert en 2009 les avait perdues après l'opération plomb durci),ni d'empêcher la demande de l'Autorité palestinienne à l'ONU,demande totalement inoffensive(veto us+ demande d'un statut d'observateur et non d'état membre).
Seuls les naifs(et malheureusement ils sont nombreux dans notre camp,y compris sur ce blog)ou quelques propagandistes peuvent encore croire à cette version des faits.
Israel veut faire peur aux nouveaux dirigeants des pays arabes(Egypte,Tunisie,Qatar,etc),et tester sa capacité de dissuasion dans une région qui lui est de plus en plus hostile.
Je pense comme vous que nous assistons à une révolution tranquille en Egypte,sans bruit,sans discours enflammés,mais une révolution bien réelle et capitale.

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safi benbouzid
19 points

Auparavant, ils ont ignoré que la résistance libanaise disposait de drones (le pluriel s’impose) capables de parcourir trois cent kms sans être repérés par les radars de la FINUL, de la flotte américaine et de l’état-croupion, de survoler les sites les plus sensibles avant d’être abattus à la deuxième tentative. Le premier missile a manqué sa cible en raison du caractère furtif de l’engin.
Il faut rappeler que les Iraniens qui sont passés maitres dans la guerre cybernétique ont fait atterrir presque sans dommage, en décembre 2011, un drone furtif américain de dernière génération.
Cela a nécessité de le repérer, puis de désactiver son système d’autodestruction et enfin de neutraliser le système de guidage américain et de lui substituer l’iranien.
Ainsi, les Iraniens ont pu disséquer leur butin et adapter les technologies à leurs besoins et d’en faire bénéficier leurs alliés.

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Lesoleilseleveàlouest
2 points

A Saladin,

Il vous a fallu longtemps pour nous pondre une analyse aussi creuse ? Vous donnez l'impression que les palestiniens ont d'autres choix. Or ils n'ont pas d'autres choix que de resister à l'armée sioniste et là il n'est pas question de musulmans ou je ne sais quoi...il est question d'êtres humains, vivant dans un camp de concentration à ciel ouvert sur laquelle une super puissance économique, militaire et médiatique s'acharne de façon régulière...Et contrairement à ce que vous ecrivez les palestiniens pésent plus que les sionistes par le fait qu'ils resistent envers et contre tout. Si vous vous n'en voyez pas les bénéfices eux si...et le monde entier en est témoin.

PS : Votre analyse de sape ne fonctionne pas cher ami, d'autres avant vous ont essayé en vain et savez vous pourquoi ? Parce que la vérité est plus forte que le mensonge.

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safi benbouzid
19 points

L’Iran et la guerre cybernétique
Après l'affaire de l'engin furtif RQ-170 Sentinel récupéré par les forces iraniennes, la semaine passée, voilà qu'un MQ-9 Reaper s'est écrasé sur l'aéroport international de Mahé. Mieux encore, des services de renseignements européens affirment que l'Iran a stupéfait l'Occident en réussissant à neutraliser un satellite espion de la CIA grâce à une technologie de brouillage de pointe au laser, qui aurait rendu le satellite complètement aveugle.

le président de la société Google, Eric Schmidt, interviewé par CNN, a mis en garde contre l'inexplicable savoir-faire iranien en matière de cybernétique : « Les Iraniens ont un talent inhabituel en matière de guerre cybernétique, et nous ne comprenons pas vraiment pourquoi. »
Voila une remarque qui fleure bon le racisme de papa.

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Saladin
-81 points

@Amazone, eh bien si mon analyse ne fontionne pas, elle doit alors fonctionner parcequ'un conflit qui dure depuis des decennies et dont les premières victimes sont les plus faibles et la population désarmée, il faut que ca s'arrête, j'aimerais bien croire à votre stratégie mais à quoi nous a t-elle mené jusqu'à aujourd'hui, est ce qu'elle a été efficace ou a t-elle permis seulement aux sionistes de montrer leurs musucles, le prophète sur lui la paix et le salut a vécu 10 ans à la meque et les musulmans pendant cette periode étaient faible et opprimés, est ce que leur a demandé de porter les armes et de s'attaquer aux polyteistes, bien sûr que non, il lui est arrivé de passer par un couple torturée et lui dit : patience O famille yasser , votre rendez vous sera au paradis, il a commencé par l'éducation des compagnons, il a construit leurs personnalité et leur a enseigné l'islam véridique, ensuite aprés 10 de travail pédagogique et d'édification morale, il a emmigré pour établir son état

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Lesoleilseleveàlouest
2 points

A Saladin : Personne ne conteste qu'il faut que ce conflit cesse mais pour qu'un conflit cesse il faut que les deux protagonistes soit d'accord or il semblerait que l'état sioniste ne veut surtout pas de la paix et savez vous pourquoi ? Parce qu'il ne pourrait plus jouer à l'éternelle victime ! Ce statut d'éternelle victime qu'il affectionne tant pour justifiée sa colonisation rampante !
Concernant la méthode utilisée par le Prophète (SAS), celle ci s'est appliquée dans un autre contexte qui était celui de servir DIEU. Là il n'est pas question pour les Palestiniens de servir Dieu mais de survivre à un Etat qui veut les exterminer.
Seriez vous entrain de proposer aux Palestiniens d'émmigrer pour un autre Etat ? Vers quel autre Etat peuvent-ils emmigrer ?
Les PAlestiniens n'ont pas d'autres choix et vous le savez s'ils avaient eu une autre solution ils l'auraient déjà exploitée non ?
Pourquoi ne pas demander à l'état sioniste d'emmigrer vers les USA par exemple ????

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medakimabdou
8 points

Mais Saladin, pour les palestiniens, on ne les permettent meme pas la possibilite d'aprendre librement. Si on s'acharne presque eternelement a me combattre, a vouloir ma mort, je ne peux que chercher d'abord ce qui me permettrait de resister contre cette mort. Les palestiniens sont la. La guerre on l'impose a eux, pas qu'ils la veulent.

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Saladin
-81 points

@Amazone,

Dieu n'a pas besoin d'être servi, le prophète a agit pour l'interêt de toute l'humanité: et ne nous t'avons envoyé qu'en miséricorde pour les mondes(coran), je ne dis pas qu'il ne faut pas resister mais cette résistance doit être efficace et conforme aux enseignements islamiques, et c'est ce qu'a fait le prophète sur lui la paix et le salut à la meque et à medine, et je crois que c'est un bon exemple à suivre, il suffit de lire sa biographie et de s'en inspirer pour se rendre compte qu'on commet bcp d'erreurs dans notre vie sociale, politique ou autre, d'ailleurs, comment voulez vous que les palestiniens vainquent leur ennemi s'ils n'ont pas une seule voix, s'il ne sont pas unis, s'il n'ont pas un seul gouvernement ? il faut d'abord travailler l'interieur afin de pouvoir affronter correctement l'exterieur, je ne dis pas qu'ils doivent immigrer puisque aucun état arabe frère ne leur a proposé cette option mais je veux qu'ils s'unissent pour être forts, efficaces et meilleurs.

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safi benbouzid
19 points

Les missiles frappent également là où cela fait très mal, à savoir au portefeuille.
D’après la presse sioniste, le coût quotidien de l’agression s’élève à 400 millions de dollars.
Selon le ministre de la guerre sioniste le dôme d’acier a lancé 350 missiles à 11000 $ pièce.
Le coût du rappel des réservistes revient à 760 000 $/ jour.
Cela aggrave la crise économique et sociale, sans précédent, qui frappe l’état-croupion. Plus grave encore, selon ‘’globus’’ l’activité économique a chuté de 32/%, tant au niveau de la production que de la consommation. Les exportations sont en nette diminution, alors que les importations connaissent un pic et que le shekel est sous perfusion.
Enfin, les compagnies d’assurance ont reçue 500 demandes d’indemnisations.
Il ne faut être grand clerc pour prévoir une nouvelle victoire de la résistance.
Le voyage de Fabius en est le signe avant-coureur.

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chb
-15 points

Très bonne analyse, dans cet article peut-être trop optimiste (il y en a besoin pourtant, d'optimisme, quand la folie furieuse de Tsahal se déchaîne !).
Mine de rien, l'implication de l'Iran pendant que la Syrie n'est pas sortie d'affaire présage une issue très très sanglante. La Jordanie et le Liban ne vont pas bien, l'Egypte est écartelée entre l'indispensable dollar et les loyautés malgré tout arabes... et l'opinion européenne n'a pas le coeur à s'émouvoir pour les palestiniens.

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safi benbouzid
19 points

La résistance palestinienne a gagné.
Si le voyage ubuesque de Fabius était un signe avant-coureur, celui du secrétaire général de l’ONU en Egypte est une confirmation éclatante que l’état-croupion a appelé au secours ses parrains pour le sortir du guêpier dans lequel il s’est fourré.
L’inénarrable Fabius, à l’appel de son ami Netanyahou, a prétendu aider à obtenir un cessez-le-feu et ce en ne discutant pas avec les combattants, mais avec Mahmoud Abbas, comme si ce dernier disposait de la moindre carte dans ce jeu compliqué, dans un Moyen-Orient qui par les bouleversements qui n’arrêtent pas s’y produire, devient encore plus compliqué pour les occidentalo-atlantistes. (à suivre)

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michel7520
-1952 points

Si l'analyse de Mohammed Tahar Bensaada offre un regard nouveau et passionnant sur la géostratégie dans cette région, il fait néanmoins une extrapolation extrêmement hasardeuse, en écrivant, peut-être entraîné par son enthousiasme et son admiration :

"Si Israël ne peut pas empêcher la riposte balistique de deux mouvements de guérilla palestiniens, comment pourra-t-il empêcher demain [..] la riposte d’ARMEES CONVENTIONNELLES comme les armées iranienne, syrienne ou égyptienne ?"

C'est là une erreur qui, si elle était par malheur partagée par les chefs de ces armées, conduirait celles-ci tout droit à une destruction totale.

Si la résistance de Gaza ne peut pas être éliminée, c'est parce que la petitesse de ce territoire et sa surpopulation l'excluent comme cible d'une frappe nucléaire israélienne. Tandis que des ARMEES CONVENTIONNELLES "ripostant" à Israël feraient des cibles parfaites pour les armes nucléaires tactiques, ou même stratégiques, de cet Etat qui en détient des centaines.

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Justine
-388 points

Assalâmou alaykoum wa rahmatoullâhi wa barakâtouhou,

La résistance palestinienne est admirable : il n'y a de force et de puissance qu'en Dieu.

Que les aides internationales affluent pour construire des bunkers indépendants ou sous les logements aux fins de protéger la population civile lors des prochaines exactions israéliennes - les sionistes ne vont pas s'arrêter en si bon chemin, la pitié et l'éthique de guerre, ils s'en balancent!

Aujourd'hui, mon jeûne est dédié aux Palestiniens en priant que Dieu acceptent mes invocations à leur endroit.
J'invite la communauté des croyants à jeûner et à prier pour tous les opprimés de la Terre.

Wa salâm

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safi benbouzid
19 points

Lors d’un séjour à l’étranger, je me suis trouvé en présence de Lakhdar Bentobal, Ministre de l’intérieur du gouvernement provisoire et de notre ambassadeur dans ce pays.
Nous lui avons posé la question, pourquoi les armées des frontières n’avait pas attaqué les barrages à coups de ‘’bengalores’’ alors qu’elles en avaient la capacité.
Il nous a donné une leçon inoubliable de stratégie politique et militaire.
Les armées des frontières de plus en plus nombreuses, de mieux en mieux armées et entrainées constituaient un abcès de fixation qui frappait de plein fouet le colonialisme au portefeuille.
A chaque fois que l’ennemi faisait mine d’alléger ce dispositif qui lui coutait très cher, nous faisions semblant de vouloir passer en force.
Détruire les barrages pouvait inciter les militaires français à attaquer les territoires marocain et tunisien, même au prix d’une sédition. (L’histoire lui a donné raison. Cf le putsch de Salan et consorts) à suivre

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safi benbouzid
19 points

Soyez rassuré Michel7520, les résistances libanaise et palestinienne n’ont aucune raison de changer leur stratégie gagnante. Elles ont infligé à l’ennemi 3 cuisantes défaites en 6 ans, car Ghaza a gagné.
Sinon, pourquoi Fabius (rires), Ban Ki-moon et maintenant Hilary Clinton volent au secours de l’état-croupion.
Lequel ‘’état’’ continue à clamer « Retenez-moi ou je fais un malheur ».
Il balance des tracts invitant les Ghazaouis à fuir et la résistance lui répond par un missile sur la ‘’Fleur des Cités’’ (Célèbre chanson des frères Rahbani, chantée par Fayrouz)
Si l’état- croupion devait utiliser son arsenal nucléaire, c’est contre elles qu’il devra le faire et renouveler ainsi l’exploit de Samson.
Gloire à celui qui peut tout changer et qui lui ne change jamais !!! (Traduction libre mais qui garde la connotation affective)

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Justine
-388 points

Assalâmou alaykoum wa rahmatoullâhi wa barakâtouhou,

http://www.youtube.com/watch?v=BKtq7VL-gwM&feature=em-uploademail

Wa salâm

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rimas72
63 points

Les palestiniens n'ont de choix que s'unir et de trouver des alliances plus efficaces pour libérer leur pays.
Entre l'OLP trop mou et le Hamas trop dure, il faut trouver un juste milieu.
Les pays musulmans doivent s'unir et ne parler que d'une seule voix, c'est comme ça qu'ils pourront isoler isreal sur la scène internationale en atténuant le soutien des occidentaux, qui faut le rappeler, est juste une question d’intérêts, avec une diplomatie plus forte.
Faut pas oublier aussi, que les occidentaux ont plus d’intérêts avec les pays musulmans qu'avec israel, malgré leurs puissant lobbys
Peut être que je rêve en parlant d'unité des pays musulmans mais vu les printemps arabes, tout est possible.

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Sarah
-30 points

@ safi:

Ce n'est pas la peine de faire dans la surenchère.

On sait tous que Israel,sur un terrain conventionnel(armée contre armée)est imbattable,que ce soit par n'importe quel pays arabe.

Ce qui est normal puisque Israel a le soutien militaire,financier et diplomatique non seulement de la superpuissance américaine mais aussi de l'Europe.
Vous avez déformé le sens de l'article qui ne dit pas du tout que la résistance palestinienne a gagné,mais que les perspectives régionales lui sont plus favorables.
De toute façon,le conflit israelo-palestinien ne se résoudra pas de sitôt,et la perspective de la solution à deux états s'éloignant,il faudra bien qu'Israel accepte un jour les mêmes droits pour tous les habitants de la région(entre la méditerranée et le Jourdain)sinon c'est le conflit permanent.
Et je suis désolée de le souligner,mais dans ce cas-là les forces militaires ne sont pas en faveur des pays arabes.

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Rachid Zani
-302 points

Amin.

Bien à vous safi.

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safi benbouzid
19 points

J’ai eu le privilège de voir la frégate Hanit sombrer corps et biens, face au port de Beyrouth et vu en vidéo la seconde gravement endommagée, face au port de Sidon.
L’armée que vous dites imbattable a subi trois défaites en 6 ans. Que serait ce si elle était battable?
Je comprends que Oumma vous note à – 235.
Inutile de me répondre. Comme disait Confucius, on peut discuter avec celui qui sait, on peut discuter avec celui qui ne sait pas mais les Dieux eux-mêmes ne pourraient s’en tirer avec celui qui croit savoir.

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safi benbouzid
19 points

Il faut comprendre ce que j’écris. Les résistances n’ont aucun intérêt à ce que les armées arabes se mêlent de leur combat. De toute façon aucune d’elles n’est disposée à le faire et c’est tant mieux..
Vous lancez péremptoirement:
« On sait tous que Israel, sur un terrain conventionnel(armée contre armée) est imbattable,que ce soit par n'importe quel pays arabe ».
N’avez-vous jamais entendu parler de la ‘’divine victoire’’ remportée, en 2006, par la résistance libanaise?
Là, il ya eu des combats entre armée classique et guérilléros.
Les brigades d’élite givati, nahal, golani et les paras ont été incapables de pénétrer dans la ville de Bent Djbeiel et les bourgs d’Aita Achab et Maroun Eras situés à un jet de pierre de la ligne de démarcation.
A Wadi Saluq, une colonne de Merkavas de 4ème génération, réputées invulnérable a été détruite en totalité

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Rachid Zani
-302 points

"« Le devoir primordial aujourd’hui est d’ouvrir les frontières et de faire parvenir des missiles à la résistance a Gaza. Où sont donc ces Arabes qui envoient des armes aux opposants syriens mais n’osent envoyer aucune balle à Gaza », a-t-il demande sarcastiquement."

Sayed Hassan Nasrallah

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Justine
-388 points

Assalâmou alaykoum wa rahmatoullâhi wa barakâtouhou,

http://www.challenges.fr/transports-et-defense/20121120.CHA3264/gaza-7-jours-de-conflit-avec-les-palestiniens-ont-permis-a-israel-de-tester-ses-armes-anti-roquettes.html#xtor=EPR-14-[Quot10h30]-20121121

Wa salâm

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safi benbouzid
19 points

@ Rachid Zani.
Bonjour ! Ce n’est pas Amin qu’il faut dire, mais wa lillah alhamd, parce que
la Résistance palestinienne sort victorieuse de cet affrontement.
Ban Ki Moon qui se contentait d’appeler à la retenue, se précipite au Caire, suivi sur ses talons par Hilary Clinton ‘’soi-même’’. Ne pas en déduire que c’est à la suite d’un SOS lancé par l’état-croupion relève de l’incapacité ou du désir de ne pas comprendre.
Alors, mon ami disons Alf mabrouk aux Ghazaouis.
Ce n’est pas la 1ère fois que l’état-croupion agit de cette façon.
En 2006, des diplomates arabes sont intervenus auprès du sinistre John Bolton pour un arrêt des combats. Il leur a répondu que l’affaire était pliée, que le Hizballah allait être écrasé et que le ‘’Nouveau Moyen-Orient’’ allait naitre, ce que disait également la tante ‘’Tom’’ C. Rice (de l’oncle Ben- jeu de mot facile, je l’admets). A suivre

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safi benbouzid
19 points

Suite et fin
@ Rachid Zani.
Cela parce que la fenêtre temporelle, environ un mois, avait atteint son échéance.