La Ligue Arabe condamne le film «copte» contre l’Islam réalisé en vue du 11 septembre

Comme chaque année, la commémoration des attentats du 11-septembre fut empreinte de solennité, de gravité, et d’émotion aux Etats-Unis, alors que le pays tout entier rendait un hommage posthume, désormais rituel, à ses disparus, américains et étrangers, parmi lesquels, est-il besoin de le rappeler, on compta de nombreux musulmans.

La Ligue Arabe condamne le film «copte» contre l’Islam réalisé en vue du 11 septembre

C’est précisément ce grand moment de recueillement, où le temps est suspendu pour laisser place au souvenir de ce qui restera dans les annales comme un cataclysme planétaire, que des activistes coptes, vivant à l’étranger, ont choisi de troubler. Ces semeurs de chaos se sont improvisés réalisateurs et producteurs d’un film apocalyptique sur l’islam et le Prophète (saws), afin d’exploiter le chagrin et la douleur toujours vivaces, d’électriser les foules et de provoquer une nouvelle onde de choc dans un monde assis sur un volcan.

Ce film de propagande, ignominieux et hautement inflammable, a été fustigé par la Ligue Arabe qui a aussitôt réagi pour en condamner avec virulence le contenu et la visée funeste, le qualifiant de «provocateur et de criminel».

Selon le secrétaire général adjoint de la Ligue, M. Ahmed Benhalli, ce film «condamnable et provocateur», qui a inscrit la haine sur la pellicule, a été également vilipendé par les Chrétiens et l’Eglise, suscitant l’indignation de nombre de religieux dans le monde arabe,  et au-delà.

La perspective de sa projection a soulevé un tollé parmi les Egyptiens, dont les coptes, le mufti Ali Gomaa n’ayant pas de mots assez forts pour dénoncer une entreprise de manipulation de masse dévastatrice, qui ne peut pas se retrancher derrière l’alibi facile de la liberté d’expression.

Ahmed Benhalli a tenu à rappeler que la Ligue arabe place le respect des symboles religieux parmi les principes primordiaux consacrés par les Nations Unies,  et a souligné la nécessité de poursuivre les responsables de ces comportements «provocateurs et criminels». 

Pour sa part, le ministre égyptien des wakfs, Talaat Afifi, a dénoncé une oeuvre infâme, et a alerté contre ces «actes irresponsables qui attisent la haine appelant la communauté internationale à barrer la route devant ceux qui portent atteinte aux symboles religieux». 

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