Dimanche 12 mai 2013
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Du Printemps arabe et des intérêts de l’Occident

Du Printemps arabe et des intérêts de l’Occident
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L’Occident est-il en train de tirer les fils de la tragédie syrienne et, de façon plus générale, ceux des révolutions et révoltes arabes ?

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L’Occident est-il en train de tirer les fils de la tragédie syrienne et, de façon plus générale, ceux des révolutions et révoltes arabes ? On le sait, cette question divise car, de sa réponse, dépend la position adoptée vis-à-vis d’un processus qui a débuté en décembre 2010 – avec les premières émeutes en Tunisie – et dont personne n’est capable à ce jour d’en prédire l’aboutissement.

En tout état de cause, une idée revient en force y compris en Algérie : ce que l’on appelle « Printemps arabe » ne serait qu’un complot euro-américain. Autrement dit, la chute du régime de Ben Ali, la démission forcée de Moubarak, les victoires électorales des islamistes en Egypte et en Tunisie, la mort de Kadhafi ainsi que la dislocation actuelle de la Syrie, tout cela est donc vu comme ayant été programmé par quelques cabinets occultes occidentaux voire israéliens. On le sait, c’est l’intervention de l’Otan en Libye qui, la première, a modifié la perception générale et donné crédit à l’hypothèse d’un grand plan mis en œuvre pour redessiner les contours du Maghreb et du Machrek (en attendant, peut-être, le Golfe).

Aujourd’hui, le drame syrien et le soutien accordé par les Etats-Unis et l’Europe à la rébellion – notamment via leurs auxiliaires et supplétifs des monarchies pétrolières – confortent cette idée. Mais faut-il pour autant crier au complot ?

Dans un récent éditorial du Quotidien d’Oran, M. Saadoune a remis les choses en perspective (*). Faisant référence à un article d’Abdelbari Atwan dans Al-Quds Al-Arabi, il rappelle qu’à la base il y a bel et bien une volonté populaire – et surtout légitime - de se défaire de dictatures implacables cela indépendamment du fait que, par la suite, les Occidentaux ont tout fait pour récupérer et orienter les révoltes.

Ni Ben Ali, Ni Moubarak, Ni Kadhafi et encore moins Assad ne peuvent être défendus. Quitte à se répéter, il faut rappeler que ces dirigeants ont été ou sont encore la principale raison de la ruine de leurs pays. En divisant et en maltraitant leur peuple, en leur niant le droit aux droits, ils ont créé les germes de la division et ouvert la voie aux ingérences extérieures. Les gens qui ont pris les armes contre Kadhafi ou Assad l’ont d’abord fait pour eux-mêmes.

Pour résumer les choses, ce n’est pas la CIA qui a poussé Bouazizi à s’asperger d’essence même si cette agence, comme ses partenaires européennes, savait que tôt ou tard que ce type d’événement déboucherait sur une révolte générale (et les plans pour agir en conséquence existaient certainement dans ses cartons).

Dans cette affaire, deux naïvetés s’opposent. La première consiste à croire que l’Occident n’a aucune idée derrière la tête vis-à-vis du monde arabe. La seconde pousse quant à elle à s’indigner du fait que, justement, il cherche à tirer profit de la situation. La vérité c’est qu’un Etat digne de ce nom fera toujours tout pour défendre ses intérêts qu’ils soient économiques, militaires ou politiques. A long terme, il déploiera de nombreuses stratégies basées notamment sur la prospective – via notamment l’étude de tous les scénarios possibles - et l’anticipation.

A court terme, il cherchera toujours à profiter des circonstances pour, justement, être au plus près de ses objectifs de long terme. Pour autant, aucun Etat n’est infaillible. A lire les ouvrages spécialisés et les biographies des grands de ce monde, on voit bien que cela ne se passe pas toujours de manière idéale. L’idée que des mécaniques d’une grande précision sont à l’œuvre est très répandue chez les Arabes.

Elle est pourtant exagérée, car l’Occident, c’est aussi de l’improvisation (on dira ce que l’on voudra mais ce fut le cas de l’intervention en Libye), des politiques à court terme qui débouchent sur des catastrophes, des intérêts internes divergents qui s’opposent et, pour finir, de grosses erreurs (cas de l’Iran en 1980, de l’Irak en 2003).

Cela étant précisé, personne ne peut nier que pour l’Occident, Etats-Unis en tête, ce qui se passe actuellement est une grosse opportunité. Passé un premier temps de flottement - ce fut le cas avec les révoltes tunisienne et égyptienne - de nombreux mécanismes de prise en charge des mouvements contestataires ont vu le jour. Qu’il s’agisse de « l’encadrement » de l’opposition syrienne en exil à la prise en charge plus ou moins directe de la période de transition post-Kadhafi en passant par la mise à disposition de « l’expertise démocratique et électorale » à la Tunisie d’après-Ben Ali, les Occidentaux sont très présents. Mais pourquoi faire ?

Pour prendre le contrôle du monde arabe ? Pour l’asservir ? Pour garantir la sécurité et la domination régionale d’Israël ? Nombre d’Arabes sont persuadés que c’est cela qui est en jeu : plus d’un demi-siècle après les indépendances, les révolutions et révoltes en cours mèneraient ainsi à une nouvelle mise sous tutelle de leurs pays par l’Occident. Et c’est là où – conséquence des propagandes sur le thème de la souveraineté - intervient un incroyable déni de réalité. Car, dans les faits, le monde arabe est déjà sous contrôle depuis des décennies.

D’abord, les tyrans qui sont tombés étaient des tigres de papiers ayant tous fait allégeance à l’Occident d’une manière ou d’une autre. Même Assad, qui finira par perdre le pouvoir, a longtemps été le « meilleur ennemi » d’Israël, comprendre un adversaire qui sait regarder ailleurs quand l’aviation israélienne bombarde le Liban ou Gaza. Ensuite, il suffit de se reporter à l’économie. En 2012, le monde arabe importe 80% de ses besoins en ingénierie et produits industriels et 60% de ses besoins alimentaires. Vue de l’intérieur, cette dépendance et cette insécurité ne font même pas débat.

C’est que les Arabes vivent dans l’illusion d’une résistance à l’impérialisme occidental et à la mondialisation libérale telle qu’elle a été conçue par les Chicago Boys et Wall Street. Or, exception faite des Palestiniens (quoique…) et, dans une autre mesure, du Hezbollah libanais, cela fait plus de vingt ans que leurs gouvernements – et leurs élites - ont abdiqué. De Casablanca à Dubaï, le monde arabe n’est plus qu’un immense bazar aux fondations fragiles et incapables de vivre de manière autonome.

Au-delà des habituels gargarismes nationalistes, il est temps de reconnaître que les pays arabes sont tenus. Et que les efforts de l’Occident vis-à-vis des processus de changement en cours visent simplement à ce que cette domination perdure voire à ce qu’elle se renforce. Quant aux plans à long terme de l’Europe et des Etats-Unis vis-à-vis d’une région qui détient plus du tiers des réserves pétrolières et gazières de la planète, c’est là une question qui mériterait une véritable analyse stratégique des principaux concernés, autrement dit les gouvernements arabes eux-mêmes. Et il n’est même pas sûr que cette réflexion soit menée…

Le Quotidien d'Oran

(*) Un constat testamentaire, dimanche 5 août 2012.

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Commentaires

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Saladin
-92 points

Si américains occidentaux, israeeliens et monarchies du golf, comme prétend l'auteur, soutiennent vraiment la rebellion, pourquoi ils ne lui fournissent pas alors des armes sophistiqués pour liberer la syrie de la dictature du parti baas, pourquoi ils n'imposent pas une zone d'exclusion aeerienne pour couvrir la progression des rebelles et proteger les civiles des bombardements de l'aviation syrienne, pourquoi ils veulent l'accord de la russie alors que cette dernière n'a pas besoin de leur accord pour armer le régime syrien et lui fournir des hélicoptères de combat, pourquoi les monarchies du golf qui achètent des armes de haute technologie à des milliard de dollars aux états- unis et à l'europe ne les envoient pas à la rebellion pour changer la donne sur le terrain, à mon avis les régimes arabes, surtout les monarchies du golf, ne veulent pas la chute de Bachar parcequ'ils craignent qu'aprés sa chute la révolution gagne leur pays et l'occident aussi ne veut pas perdre ses interets.

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baraa
57 points

Pourquoi ne pas défendre Kadhafi ou Assad ? Pourquoi cet a priori? Ben Ali et Moubarrak sont tombés immédiatement, ce qui prouve que, interventions ou pas des services occidentaux, ils n'avaient pas de base sociale suffisante au sein de leur peuple. En Libye, ce ne sont pas des Martiens qui ont défendu le régime pendant plusieurs longs mois face à une pression extérieure énorme et aujourd'hui, 1 million de Libyens se sont réfugiés à l'étranger, ce qui montre que Kadhafi avait une popularité certaine. On peut le comprendre quand on voit le niveau de vie et le niveau culturel de son peuple! En Syrie, la pression militaire, médiatique, économique est encore plus forte et pourtant le régime ne se désagrège presque pas, et plusieurs indices (sondages d'opinion, élections, référendum, manifestations, appartenance aux organisations officielles ou de l'opposition anti-ingérence, etc.) prouvent que, là encore, le régime a une certaine popularité. On doit donc essayer de comprendre cette base.

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Waglioni
-42 points

Il faudrait une bonne fois pour toutes, se débarrasser de l'encombrant vocabulaire de "complot". Car le plus souvent il ne s'agit pas, même dans l'esprit de ceux qui l'emploient, à proprement parler de "complot", mais de "manoeuvres plus ou moins concertées pour tirer les marrons du feu".
Alors dans tous les incendies du monde, nombreux sont ceux qui, sans en être à l'origine, les alimentent et les propagent, ou au contraire les étouffent et circonscrivent, au gré de ce qu'ils estiment être de leur intérêt.
Et ce qui est le plus remarquable dans les développements récents de la situation proche-orientale, c'est le désordre le plus complet dans les décisions prises par "le camp occidental". L'impression générale est que les pays qui le composent (dont la France déboussolée), jouent à "qui perd gagne".

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arabworld
-1 points

Mr. Akram BELKAID en qualifiant assad de meilleur ennemie détournant le regard pendant les bombardements de gaza et du sud liban, vous vous trompez. Je vous invite a consulté l'interview de hassan nasrallah disponible sur le blog mejliss. Il évoque les rapports avec ASSAD et affirme très clairement que la défaite des juifs au liban en 2006 est essentiellement à mettre au crédit de la coopération de bachar. Dan l'etat actuel des choses, aucune armée arabe ne peut affronter frontalement, je ne sais pas si c vrai totalement ou seulement de la propagande. Mais bachar lui applique ce postulat.

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Kosovo
-11 points

Salam,
Cet article considère l'Occident comme étant un bloc monolithique ce qui est une première erreur. C'est comme si je disais "les Arabes" en mettant tout le monde dans le même sac dans l'analyse.
Par ailleurs, l'administration Obama a été prise au dépourvue par les événements en 2011 et en 2012. Il suffit de lire la presse américaine pour s'en rendre compte (il existe des bons journaux imprimés aux USA).
Enfin, l'arrivée par exemple du Président actuel egyptien fait craindre à l'administration Obama des revirements par rapport à des questions régionales. Les USA se seraient encore bien contentées d'un Moubarak par exemple.
L'auteur parle enfin de "mondialisation libérale" c'est également un simplisme et une caricature. La plupart des pays dans le monde ne sont ni des démocraties libérales ou des économies libérales. Si un mouvement existe pour globaliser l'économie et libéraliser certains segments de celle-ci on en est encore loin. Voyez à ce sujet les débats houleux à l'OMC...

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mysterio
37 points

Je suis d'accord sur le fait que le monde arabe est en quelque sorte sous tutelle et dépendants de trop d'importations, comme on dit on est même pas capable de fabriquer des vélos. Mais si un pays tend à devenir de plus en plus autonome sur le plan économique et financier (voir khadafi avec son projet de banque centrale africaine, de satellite africain de télécom) il court droit à de sérieux ennuis car les multinationales occidentales ne le tolèreront pas car trop d'argent à perdre.

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wail
6 points

@Saladin
Effectivement, les gouvernements occidentaux craignent les révolutions parce qu'ils venaient de mettre sous contrôle les dictateurs. Il était facile, lorsqu'une dictature s'opposaient à eux de l'isoler, en rappelant justement qu'il s'agit d'un régime critiquable sur de nombreux plans.
Cette astuce marchera beaucoup moins bien contre des démocraties.

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wail
6 points

Je suis terriblement déçu par cette attitude méprisante pour les révolutionnaires et leur combat.
L'argument qui résume ces libérations à une manipulation occidentale ne tient pas debout : les régimes renversés étaient soit des fidèles de l'Occident : Ben Ali, Moubarak, soit des pays proches de la Russie : alors pourquoi ne pas dire que Khaddafi et Assad sont des pantins de la Russie ? On aurait pourtant de bons arguments, considérant toutes les livraisons d'armes et le soutien à l'ONU qu'ils reçoivent de Moscou.
Et rappelons aussi l'Union pour la Méditerrannée, ce machin où Sarkozy a réuni tous les dictateurs pour les arrimer à son camp.
"une idée revient en force y compris en Algérie" : cette façon insidieuse de défendre ces dictatures laïcardes, corrompues et toujours battues par Israel n'est que de la propagande de ces dictateurs qui oppriment plus les musulmans que les pays de l'OTAN dans leurs propres frontières.
Soyez avec les peuples musulmans, pas avec les dictateurs laïcs.

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Rachid Zani
128 points

"Les Sionistes et leurs alliés n'ont lésiné sur rien pour que le monde entier oublie la question palestinienne. Or, il est du droit du monde islamique de résister devant cette machination et ce complot", a martelé le Guide suprême, qui a, ensuite, rappelé l'intérêt tout particulier que l'Imam Khomeyni accordait à la question palestinienne au début de la Révolution islamique iranienne."

C'est malheureusement ce terme:complot,qui irrite Waglioni(à tort ou a raison peu importe) qui revient sans cesse tel un boomerang se projeter violemment sur nos consciences quand il nous rappelle que le monde musulman est plongé dans un comas profond mais pas irréversible ,Dieu merci.

Son réveil imminent sonnera le glas de tous ces assassins qui n'ont eu de cesse de dilapider les trésors que Dieu,dans son infini Bonté a mis à disposition pour l'humanité tout entière et non pas qu'ils deviennent la propriété d'une petite caste qui n'a de foi qu'un vulgaire veau d'or.

...

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Rachid Zani
128 points

...

"Sans ce complot, toutes ces guerres, ces différends et ces ingérences des Arrogants et des puissances hégémoniques n'auraient pas eu lieu", a souligné l'honorable Ayatollah Khamenei.

Toute cette violence,tous ces morts;que de sang coulé au nom des valeurs "occidentales" dont se targue le pseudo filousophe qui la ramènera encore avec sa judéïté lorsqu'Assad sera tombé.Que deviendra l'Iran dont je prie pour qu'il reste calme? L'Amérique échappera à la faillite une fois encore alors qu'Elle a ruiné le monde,Pourquoi?

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anas4120
8 points

Pourquoi l'occident ne s'engage t-il pas plus dans le soutien de la rébellion ?
La réponse à ta question est simple.
Parce que le suzerain de la Syrie est un acteur de taille, c'est la Russie et son allié la Chine. Il ne s'agit plus de se confronter à un petit régime mais à deux grandes puissances. L'occident avait prévu un scénario à la Libyenne, mais c'est un autre scénario qui a émergé. Donner des armes sophistiquées à la rébellion signifie prendre le risque de plus d'implication de la Russie.
Une autre raison, qui a été évoquée de manière explicite par un rapport de l'OTAN, est le risque de renforcer l'islamisme radical sunnite qui a pris le leadership de la rébellion et que l'occident ne voudrait pas voir menacer Israël et les intérêts américains.
L'occident n'est pas dupe, il est bel et bien conscient des types pantins dont il tire les ficelles.
Cela dit, en ce moment, Washington tente de faire rentrer la Turkie en guerre en prétextant la montée en puissance du PKK.

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Waglioni
-42 points

@Rachid Zani, ce n'est pas que le terme "complot" m'irrite (car alors, qu'importe en effet !), mais c'est qu'il est mal employé. Comme lorsque, comme tant d'autres, vous traduisez de l'anglais "plot", et mettez cela dans les propos de la plus grande sagesse de l'ayatollah Khamenei. Ils et il méritent mieux que cette mauvaise traduction, car un "plot" n'est qu'une réunion de circonstance, une façon de (se) représenter les choses a-posteriori, quand un "complot" suppose un projet malveillant, et dont Littré propose comme synonyme une "cabale" !
Vous voyez où cela nous mène. Mais sans même aller jusque-là, on peut simplement noter que le mot français ne peut équivaloir l'anglais, puisqu'il l'inclut en lui ajoutant un préfixe.
Non, dans le contexte des propos que vous citez (et d'ailleurs, une référence serait bienvenue), une traduction par "intrigue" rendrait mieux compte de la réalité des faits et du propos de Khamenei (qui jamais ne "martèle", Grand Dieu !).

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Rachid Zani
128 points

J'en voulais simplement d'édulcoré un terme qu'on a trop souvent employé à tort,dont les stigmates et les ramifications s'étendent jusque dans les limbes de l'inconscient collectif .

Il n' y a pas plus de complots,que d'intrigues,il y a que des signes(bienveillants ou malveillants).

Cher Waglioni mes références sont certes limitées mais le "hasard" qui n'est autre que le Bon Vouloir de Dieu m'a conduit à relire les échanges à la prodigalité inégalée entre les sieurs Omar Mazri,François et vous-même survenues dans un autre débat proposé par M.Chouiref ,il ya quatre ans déjà et dans lequel on pouvait lire ceci:

"Einstein, homme de foi, a résumé cette problématique en disant qu’il est plus facile de casser un atome que de casser un préjugé."
"En ce qui concerne Einstein je sais comme vous le savez et tant d’autres qu’il a soutenu le sionisme. Il n’est pas le seul a avoir été leurré. J’essaye comprendre comment un homme de génie, qui aime l’humanité, les enfants, la vérité et qui ...

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Rachid Zani
128 points

...affiche sa foi à chaque occasion que Dieu lui donne puisse être croyant et sympathisant pour le sionisme. Il n’y a pas de contradiction si on met un homme devant les circonstances de son existence : il est juif, il porte en lui les malheurs et les persécutions de son peuple et pour celà il mérite déja mon admiration car ce n’est pas le cas de tous les musulmans qui réussisent en Amérique ou en France et qui s’empresse de se débarasser de leur peau. Stigmatisé par la persécution des siens dans un monde où la propagande monte en puissance on ne peut lui demander d’aller contre l’Amérique qui l’a "récupéré". On ne peut lui demander de manifester sa sympathie pour les palestiniens alors ques les rois et princes arabes participaient au depeçage, au morcèlement et à la congélation de la cause arabe et palestinienne." Omar Mazri ici

Saha f'tir kom

Dieu est le plus Savant

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Waglioni
-42 points

Cher Rachid Zani, c'est triste à dire mais les échanges que vous rappelez étaient d'une qualité que je ne retrouve pas. Je jurais alors tous mes grands dieux que jamais je ne pouvais prononcer "Dieu est grand", sans m'interroger sur l'absurdité d'une telle affirmation, que j'assimilais à une idolâtrie. Et j'en appelais à l'étymologie de "akbar", où je voyais un "a" privatif, d'où le vrai sens de "non-mesurable". Mais j'ai mieux encore à proposer : la racine trilitère AKB renvoie à AGP ou "ἀγάπη", c'est-à-dire l'Amour Divin.

Pour revenir à notre propos, le mot en anglais pour "complot", n'est pas "plot", mais "conspiration". On voit bien que "plot" fait petit, comparé à "conspiration". Mais je trouve finalement que Littré a raison, et l'on devrait (re) parler systématiquement de "cabale". Le grotesque des ministres français (Fabius) et US (Clinton) est bien de ce registre-là. Un vrai complot, une vraie conspiration suppose un peu d'intelligence que ces gens n'ont pas (plus ?).

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Rachid Zani
128 points

" La question d’al-Qods (Jérusalem) vue par le Guide suprême iranien Seyyed Ali Khamenei "

« l'usurpation de la terre islamique de la Palestine où les sionistes se sont installés par la force, a jeté les bases d'une structure difforme au sein du Moyen-Orient. Elle est source de problèmes pour tous les peuples de la région, ces dernières décennies »

ici

Saha aïd kom

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afef
-1 points

l'intérêt de l'occident est que bachar reste au pouvoir. Il leur a tellement bien servi durant des années. D'ailleurs si vous aviez visité la syrie avant que commence les manifestations vous aurez remarqué que des camions UN américains circulaient en toute liberté dans les rues de Damas, que l'etat syrien avait entammé la colonisation silencieuse de la syrie par des shiites d'iran.
Avant même qu'il y ait des rebelles, l'etat syrien massacrait cruellement sa population. Le but était de tuer un max. Bachar s'était mis en tête de massacrer alors que la population était désarmée. plus de six mois la population s'est laissée massacrer sans défense, on était même étonné et en colère qu'il n'y ait pas d'homme qui puisse défendre les femmes et enfants devant cette rage du pouvoir qui avait pour but de tout détruire. Dieu merci enfin des hommes on compris qu'ils n'avaient plus le droit de laisser faire. sans eux la situation aurait été bien pire! l'occident a massacré aux côté de bachar