Dimanche 12 mai 2013
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L’héritage dans le Coran : Une recommandation ne fait pas Loi (Partie 3 sur 3)

L’héritage dans le Coran : Une recommandation ne fait pas Loi (Partie 3 sur 3)
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Ceci sera le dernier volet consacré à cette étude. L’analyse littérale des versets S2.V180-182 ; S2.V240 ; S4.V7-8 avait montré que le legs testamentaire ou wasyya, était la mesure de référence édictée par le Coran concernant la transmission des biens. Cette disposition prioritaire permettait de répartir ses biens librement et sans limitation ou ségrégation de genre.

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Ceci sera le dernier volet consacré à cette étude. L’analyse littérale des versets S2.V180-182 ; S2.V240 ; S4.V7-8 avait montré que le legs testamentaire ou wasyya,  était la mesure de référence édictée par le Coran concernant la transmission des biens. Cette disposition prioritaire permettait de répartir ses biens librement et sans limitation ou ségrégation de genre. D’autre part, l’analyse littérale de S4.V11-12 met en évidence que l’héritage à quoteparts dit “héritage coranique”, al warth, n’était qu’une mesure complémentaire faisant si nécessaire suite au dit legs testamentaire. Par ailleurs, il apparaissait que ce type d’héritage ne fondait ou n’appuyait aucune forme d’inégalité entre les hommes et les femmes. Nous avions aussi montré que contrairement à l’idée commune, cet héritage n’avait littéralement aucun caractère obligatoire.

• Nous aurons donc noté que la prescription de la wasyya en S4.V7 avait, quant à elle, un caractère obligatoire marqué par l’emploi du verbe kataba, écrire, prescrire. Ne venant qu’en second lieu après la wasyya, l’héritage devrait être logiquement à caractère seulement recommandé, tel est littéralement le cas : “ Dieu vous recommande [awsâ – yûsîkum] quant à vos enfants : pour le garçon l’équivalent de la part des deux filles. S’il n’y a que des femmes, au moins deux, alors à elles les deux tiers de ce qu’il a laissé […] Attribution de Dieu ; certes, Dieu est Savant et Sage.” S4.V11.

Nous avions fait remarquer qu’en ces versets dits de l’héritage, le marqueur de valeur était précisément le verbe awsâ signifiant sans ambiguïté recommander. De plus, stricto sensu, ce n’est point l’héritage lui-même qui est ainsi recommandé, mais les modalités de calcul des quoteparts.

Plus encore, une recommandation n’est point une loi. Et pour la défense de la cohérence coranique cela est heureux, car il peut aisément être réalisé les observations suivantes :

– Si les énoncés coraniques en matière d’héritage avaient été une « loi divine », alors le Législateur, Dieu, aurait été imparfait ! En effet, certains héritiers seraient oubliés par la Révélation – fait pourtant signalés par les juristes – ce qui entraînerait des injustices patentes. Ainsi en est-il du cas de l’orphelin de père qui n’est pas mentionné dans le Coran comme pouvant héritier de son grand-père paternel, de même il n’est pas fait mention de ce qui revient aux grands-parents et arrières grands-parents,  état de fait dont on comprend aisément qu’il puisse être préjudiciable. Mais, si l’on admet ce que dit réellement le Coran : « il ne s’agit là que de recommandations », il serait alors logique que tous les cas théoriques possibles n’aient pas été nécessairement envisagés par la Révélation. Il n’y a donc ni contradiction ni oubli réels à ce sujet dans le Coran.

– De même, nous pouvons mentionner le très connu hadîth rapporté par At-Tirmidhî, Ibn Hanbal, Abû Dâwud et Ibn Mâjah. L’on y voit  la femme de Sa‘d ibn ar-Rabî‘ interpeller le Prophète en lui disant que son mari est mort à la bataille de Ohod laissant deux filles, mais que le frère de  Sa‘d a pris pour lui tous les biens laissés par ce dernier, nous avons déjà indiqué qu’il semble que telle était la coutume d’alors. Suite à cet incident, auraient été révélés lesdits « versets de l’héritage », en application directe de quoi le Prophète attribua aux deux filles les deux tiers, à leur mère un huitième et le reste au frère de Sa‘d, soit un peu moins du tiers.  Ce hadîth, lui aussi donné comme « circonstance de révélation » des « versets de l’héritage », est seulement classifié hasan et le cas théorique fourni vise semble-t-il à montrer que le système des quoteparts coraniques d’héritage n’amène pas systématiquement à donner le double aux mâles. Cet exemple nous rappelle aussi que dès lors que des versets sont jugés essentiels pour la construction de l’islam l’abondance de l’entreprise exégétique arrive à produire dans le temps plusieurs « circonstances de révélation » pour un même verset ou groupe de versets.[1] Par ailleurs, il est heureux que ce « hadîth » ne soit pas authentifié, sahîh, puisque l’on y voit le Prophète non pas appliquer le sens littéral exact du Coran, mais les règles de calcul instaurées postérieurement par le Droit…

– Selon une même approche, les juristes eux-mêmes ont signalé qu’en certaines configurations, lorsqu’on calcule les quoteparts en considérant les règles fixes et intangibles, il arrive que le nombre de parts dépasse le tout ! Classiquement, il avait été inventé un système de réduction proportionnelle, al ‘awl, pour résoudre la difficulté. Inutile de ruser avec la « Loi divine » quand, à l’écoute du Texte, l’on entend bien ce que recommandation veut dire et, surtout, quand le principe non coraniquement fondé de « au mâle la part de deux femelles » n’est pas érigé en étalon!

– Pragmatiquement, tel que conçu classiquement, le système de Droit successoral fractionne les biens et dilapide la solidité des acquis, les capitaux sont en quelque sorte répartis mathématiquement et s’en trouve en bien des cas dispersés et déstructurés. Ceci, sous un autre aspect, plaide en faveur du recours à la wasyya,  encore une fois, le fiqh est en opposition avec la rationalité pragmatique du Coran.

– Outre le fait que ce système d’héritage n’aboutit pas systématiquement à léser de moitié les femmes, nous en avons donné des exemples, il est évident que cela représentait à l’époque de la Révélation un progrès sensible en leur faveur. Il est bien connu, et parfois rapporté sans preuve comme « circonstance de révélation », à nouveau, qu’en ces temps-là les biens du défunt ne revenaient qu’à la descendance mâle, celle qui était considérée apte à combattre. Ces mesures coraniques sont donc une première étape en faveur des femmes. Nous disons étapes, puisqu’il ne s’agit pas d’un ordre figé pour l’éternité, mais, surtout, du fait que le principe de wasyya – libre de toute mesure et de tout critère de répartition – permettait et permet encore plus à présent de répartir les biens du défunt en fonction des réalités. Par réalités il faut entendre aussi bien celles du cas par cas que celles issues de l’évolution des sociétés. A bien le lire, le Coran en son énoncé obvie et littéral ne dit rien d’autre et il n’est point nécessaire de l’adapter à notre temps, il le précède encore.

• Avant que d’en revenir à une approche coranique de la notion de recommandation, il nous faudra rappeler qu’à l’occasion les autorités responsables de la « Parole de Dieu » et de la « Loi divine » menacent les musulmans du feu de l’Enfer s’il advenait qu’ils veuillent répartir autrement leurs biens. Nous aurons compris que les censeurs ne sont pas plus maîtres du châtiment qu’ils ne le sont d’eux-mêmes. Rien en un système de recommandation n’entraine de « punition » en cas de manquement, et ce, d’autant plus, que le legs testamentaire autorise tous les possibles.

Pour être exact, les gardiens de cette orthopraxie justicière citent généralement les versets 13-14 qui semblent conclure le passage consacré à l’héritage :

تِلْكَ حُدُودُ اللَّهِ وَمَنْ يُطِعِ اللَّهَ وَرَسُولَهُ يُدْخِلْهُ جَنَّاتٍ تَجْرِي مِنْ تَحْتِهَا الْأَنْهَارُ خَالِدِينَ فِيهَا وَذَلِكَ الْفَوْزُ الْعَظِيمُ (13)

وَمَنْ يَعْصِ اللَّهَ وَرَسُولَهُ وَيَتَعَدَّ حُدُودَهُ يُدْخِلْهُ نَارًا خَالِدًا فِيهَا وَلَهُ عَذَابٌ مُهِينٌ (14)

“Telles sont les limites [hudûd] de Dieu. Qui obéit à Dieu et à Son Messager, Il l’introduira en des jardins sous lesquels courent ruisseaux ; ils y demeureront, telle est la récompense suprême. Mais, qui désobéit à Dieu et à Son Messager et transgresse Ses limites, Il l’introduira en un feu où il demeura, il recevra un châtiment avilissant.” S4.V13.14.

Le mot-clef est ici hadd dont nous avons traduit le pluriel hudûd par limites. Ce terme polysémique possède une vingtaine de significations et ce n’est que dans le domaine du Droit, donc en une époque postérieure à la Révélation, qu’il prit le sens de châtiment corporel en cas d’infraction à la Loi divine. Par extension toujours, hadd en vint à désigner la limite fixée par Dieu, les normes divines, les ordres de Dieu. Mais nous devons bien comprendre que ce mot n’avait absolument pas à l’origine ces acceptations dans le Coran. Par contre, dans le contexte d’emploi coranique, hadd peut signifier manière, définition, but, limite. Ce dernier sens est ici le plus vraisemblable et un tel usage est maintes fois vérifiable dans le Coran. Ex : en S2.V187 où l’expression identique « Telles sont les limites de Dieu », tilka hudûdu-llâh, est suivi de l’ordre suivant : « ne vous en approchez pas », fa lâ taqrabûhâ. L’on comprend aisément ce que signifie «  ne vous approchez pas des limites établies par Dieu », alors que « ne vous approchez pas des Lois de Dieu » signifierait que nous ne devrions pas en tenir compte ![2] 

Par limites que doit-on comprendre ?  Lorsqu’il s’agit de limites supérieures, c'est-à-dire à ne pas franchir, une telle mesure doit être logiquement assortie d’une interdiction. Ce n’est pas le cas, nous l’avons démontré, il s’agit donc de limites inférieures ou basses, des minima que l’on ne doit pas transgresser, c'est-à-dire négliger. Rien n’interdit donc de faire plus ou mieux. Une telle conception s’accompagne ainsi logiquement d’une recommandation et non pas d’une interdiction. Tel est bien le cas concernant l’héritage indiqué dans le Coran en tant que mesure complémentaire après le legs testamentaire.

Enfin, nous ferons observer que ces versets ne concluent pas uniquement les deux versets relatifs à l’héritage, mais l’ensemble des recommandations qui ont été faites depuis le début de la sourate « Les femmes ». Elles concernent : la gestion des biens des orphelins, le legs testamentaire, les conditions de licéité du mariage, et le fait d’épouser des veuves en charge d’orphelins.

CONCLUSION

L’abus de sens engendré par l’investissement juridique du terme hudûd, limites, et non pas ordres, est régulièrement source d’une erreur majeure de compréhension du Coran. L’on pouvait s’y attendre, la traduction saoudienne traduit hudûdu-l-llâh par ordres de Dieu, mais elle n’est pas la seule à commettre cette trahison textuelle. Ces très anciennes manipulations exégétiques visent à construire le concept de “Loi divine” et à l’imposer aux hommes. Bien que nous ne puissions en cet article développer ce sujet, le titre que nous avons choisi pour ces articles : « L’héritage dans le Coran : Loi Divine, Droit des hommes, ou droit de femmes ? » porte en soi toute la problématique : il n’y a pas confondre les droits accordés par la Révélation avec le concept fictif de « Droit divin » compris en tant que système réalisant la “Loi de Dieu” ou ses formes incarnées la Sharia et le Droit musulman.[3]

L’ensemble des versets relatifs au legs testamentaire, wasyya,  et à l’héritage, warth, a fait l’objet d’un intense surinvestissement exégétique en vue de légitimer les constructions du point de vue du Droit musulman, le fiqh. Ce dernier, en fonction d’intérêts particuliers et de mentalités certaines – ici, qu’on le veuille ou non :  entériner la valeur moindre de la femme – a tout fait pour imposer l’héritage coranique en tant que Loi divine à caractère immuable au détriment du legs testamentaire coranique bien plus souple et adaptatif.

En cette étude, il nous aura été donné l’occasion de suivre le déroulement de la synthèse d’un point précis de l’islam et de mesurer l’écart entre la Révélation et l’islam, notre religion, qu’il serait plus rigoureux de qualifier d’islam historique puisqu’issu d’un procédé complexe d’élaboration – certes à partir du révélé qui lui est spécifique, le Coran – l’inscrivant dans le temps des hommes, l’Histoire. Concernant notre démonstration parallèle, l’égalité des hommes et des femmes dans le Coran, nous aurons pu constater que le point de vue imposé par l’islam, conjugué à notre ignorance du message réel du Coran, engendre des mentalités elles aussi historiques. Nous, musulmans, sommes conditionnés par l’islam à accepter certaines formes d’inégalité et d’injustice comme à savoir gérer les contradictions patentes entre notre foi, la raison, nos croyances et la réalité. 

Une recommandation s’adresse de principe à la responsabilité éthique des hommes, elle les accompagne, comme un viatique, tout au long de leurs parcours. L’on comprend aisément que le Coran s’adresse aux hommes sur ce mode là. Une loi, est dirigiste, elle ordonne et impose. Il n’est pas nécessaire d’élever son niveau moral pour appliquer la loi, la crainte y suffit, il ne s’agit pas d’un système d’éducation, mais de surveillance. Il peut alors arriver que l’obligation légale se substitue à l’obligation morale ou en devienne un substitut. Cela ne signifie pas, bien évidemment, que l’islam ne soit pas une religion morale, mais indique, ou explique, que parfois l’individu néglige de porter un jugement moral, un jugement de valeur, adapté à la réalité. En ce cas, le concept de « loi divine » déresponsabilise et évite le questionnement. Ainsi, n’a-t-on plus à se positionner moralement s’agissant de la lapidation de l’adultère, ou du fait d’épouser une enfant, ou de déposséder des orphelines vertueuses au profit de leurs frères dévoyés, entre autres exemples.  L’abstraction « loi divine » peut découpler la raison du cœur et dédouaner de tout effort éthique. Cela peut s’avérer, par carence morale des individus, être un véritable passe-droit ! La morale, le respect, l’intelligence, sont des valeurs universelles que Dieu a données aux hommes pour qu’ils en fassent usage.

[1]  Cf. par exemple la multiplication des « circonstances de révélation » pour S4.V3.

[2] Ne reculant devant jamais le ridicule intellectuel et la manipulation, la traduction wahhabo-saoudienne dit : « Voilà les lois d'Allah : ne vous en approchez donc pas.» Pour rétablir une pseudo logique, elle est alors dans l’obligation d’ajouter un entre parenthèses : « …ne vous en approchez donc pas (pour les transgresser) ».  L’on appréciera le sophisme…

[3] Rien n’est effectivement plus faux et plus lourd de conséquences. Il ne parait pas possible de comprendre les débats internes et externes qui animent à l’heure actuelle la scène sans avoir au préalable parfaitement décrypté cette problématique. Sans doute faudra-t-il un jour que les musulmans soient à même de défaire ce véritable nœud gordien plutôt que le trancher. Nous avons explicité ces différences essentielles en notre ouvrage "Que dit vraiment le Coran" aux chapitres : « Sharia » et « Loi révélée».

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Commentaires

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Yasmina
100 points

excellent!

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husseyni
-44 points

Tout les grands savants sont unanimes sur le fait que toute interprétation ou distorsion des textes qui sort du cadre de l'effort d’interprétation issu des compagnons(رضي الله عنهم اجمعين) et des grands imams et savants des écoles juridiques connues, est tout simplement caduque ,
je précise bien que ce consensus tient lorsqu'il s'agit de sujet définitivement scellés tel que l’héritage ou le statut de celui qui apostasie ou commet l’adultère tout en étant marié etc

il est clair que certains "vaincus" sont dans une position ou il se sentent toujours obligés de se justifier face aux pressions de de la culture occidentale car disant le honnêtement et sans aucun détoure ,oui,des préceptes de l'islam se heurtent violemment avec la pluparts des idéologies occidentales ,
et ce n'est surement pas nous qui devons se remettre en cause

donc il faut arrêter d'essayer de s'aligner sur l'occident on adhérera jamais à des thèses aussi "victimiste" et contraire aux consensus des savants

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Liliane Bénard
-536 points

Cher Docteur,
La question est bien Loi de Dieu et lois des hommes. Tout texte est donc ambigû...

L'idée selon laquelle les hommes ne sauraient se contenter de la lecture du Coran pour respecter la volonté de Dieu me semble importante. Il nous a donné al-furqan, le discernement et surtout la filtra, un fondement originel qui conteste tant de lois des hommes.

Vous savez que pour un chrétien ne subsiste que la Loi d'amour, la loi de charité qui interdit toute injustice...ma lecture du Coran m'a montré qu'il n'y a pas de contradiction. Il reste certes difficile d'aimer !

Votre choix du thème de l'héritage est vraiment difficile. Asad l'a réservé aux spécialistes. C'est une manière d'esquive...

Bravo pour avoir osé sans peur !

Amitiés.

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Saladin
-92 points

Les régles de l'héritage bien qu'ils représentent toute une science islamique ne font l'objet, à ma connaissance, d'aucune divergence au sein des ulémas, donc dire qu'il sont une recommandation et pas une obligation ne repose sur aucune preuve du coran, ni de la sunna, ni des avis des ulamas

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fraise des bois
-5 points

Texte mis appart

levez vous allez voter dimanche et pas pour sarko, il nous a assey humilié comme cela.

Sachez que le vote blanc ou le vote avec un message sur le bulletin ne vaux rien! les gens qui ouvrent les bulletins ne les comptes pas et les déchirent, juste un trait de crayon ou un signe sur le bulletin et il n'est pas pris en compte, on nous l'apprend à l'école

Ne vous trompez pas, ne vous laissez pas faire, levez vous et nombreux! faite tomber sarko, celui qui accepte l'ARAB MONEY de khadafi et qui lui envoi ses troupes le lendemain pour le renverser, ne lui faite surtout pas confiance!

liliane, à plusieurs reprises, je vois tes commentaires notamment sur les présidentielles, tu descend hollande ou tu incite à voter blanc, en gros t'es pour sarko, car si on ne vote pas sarko a une chance
tu nous parle du mariage homosexuel que hollande veut autorisé, avant tout on est dans un pays coffar, c'est pas notre problème, et même au maroc le mariage homo est autorisé

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Massîh
2 points

Qu'Allâh vous récompense grandement très cher docteur Al 'Ajamî!

Il devient rare de trouver un homme qui médite les Versets du Coran sans vouloir y surimposer ce qu'il en pense ou ce que d'autres ont dit qu'il dit!

C'est pourquoi j'aimerais tellement pouvoir vous joindre afin de prendre auprès de vous des conseils pour accéder à une formation sérieuse d'étude de la Révélation si Dieu me le permet.D'ailleurs le fait d'apprendre que vous avez été former à l'art médical avant de devenir "exégète" m'a amusé car j'étudie la médecine également mais j'aimerais plus que tout pouvoir méditer le Coran et votre méthode d'analyse littérale m'a beaucoup impressionné!

Pardonnez le caractère impersonnel de cette tentative de prise de contact cher docteur mais je n'ai pas trouvé d'autre façon d'y procéder! voici mon adresse mail: massy78@hotmail.fr
J'espère de tout coeur que vous prendrez le temps de me répondre, plaise à Dieu, malgré votre emploi du temps.
Salam 3aleykum wa Rahmatullâh wa Barakat

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Liliane Bénard
-536 points

Chère Fraise,
Pour tout vous dire, je vais voter Hollande car le rapprochement Sarkozy et Marine Lepen est dangereux comme la campagne anti-musulman de Sarko...

Ce détail est très éloigné de la réflexion du Dr.Al-Ajami sur les lois concernant l'héritage !
Sarko a pour sa part réduit certaines taxes liées à des successions...

J'ai toujours pensé que se considérer seulement comme héritier est injuste et improductif...

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Hayat
71 points

Salam ,

Il est toujours curieux de constater que l'on oppose aux textes magistralement et rigoureusement argumentés du Dr Al Ajamî le seul consensus des savants.

Dans la lignée du travail précédemment présenté par le Docteur, il serait intéressant, justement, que l'on puisse avoir une analyse sur les fondements religieux de cette notion de consensus utilisée actuellement, semble-t-il, d'avantage pour brider l'effort de réflexion et de remise en question (pourtant inhérents à l'esprit de l'islam) que pour fédérer des points de vues différents.

Par ailleurs, si l'on assimile tout effort de réinterprétation des Textes à une honteuse concession faite à la culture occidentale, alors on peut, avec la même logique, pointer le fait que les interprétations qui ont fait consensus jusqu'à présent ne sont pas non plus exemptes de concessions faites à la culture des grands savants qui en sont à l'origine.

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fraise des bois
-5 points

liliane, ce n'est pas d'un commentaire que je parle mais de tous vos commentaires depuis le début des présidentielles, chacun peut vérifier de lui même.

Vous pouvez dire ce que vous voulez, mais à ce que j'ai vu depuis le début, à chaque fois vous incitez à voter blanc ou alors vous descendez hollande... Vous savez vous même trèèèès bien que si on ne vote pas ou que l'on vous écoute, sarko va rester, après vous avez le droit, chacun ses choix mais ne vous faite pas passer pour ce que vous n'êtes pas!

enfin, SACHEZ QUE TOUS LES PARTISANS D'EXTREME DROITE AINSI QUE LA COMMUNAUTE JUIVE ICI EN FRANCE ET A L'ETRANGER FONT TOUS FAIRE BLOC CONTRE HOLLANDE ! IL VEULENT QUE SARKO RESTE (vous pouvez le vérifier dans les forums juifs ou d'extrême droite sur internet, il est bon de se renseigner!)

Alors levez vous la lutte continue

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Pancole
-998 points

Ma chère Hayat, là vous vous laissez aller, vous devenez franchement trop occidentale.
L'esprit critique est une perversion dangereuse dont tout bon musulman doit se défier.

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Orlando
-1420 points

"des préceptes de l'islam se heurtent violemment avec la pluparts des idéologies occidentales ,
et ce n'est surement pas nous qui devons nous remettre en cause

donc il faut arrêter d'essayer de s'aligner sur l'occident"

Comment traiter les questions d'héritage lorsqu'on est musulman et citoyen français, vivant en France ? En France, ce sont les lois républicaines qui s'appliquent. Il est beaucoup plus logique que les enfants héritent de leurs parents, qui ont fait l'effort de les élever, et que les filles héritent autant que les garçons.

"le statut de celui qui apostasie ou commet l’adultère tout en étant marié etc"

Si le sort de l'apostat, c'est la mort, il vous faut trouver des pays éclairés où c'est encore possible. Quant à l'adultère, il se commet entre individus consentents. Il est baucoup moins hypocrite que la polygamie officielle et la possession de concubines esclaves, comme l'ont fait jusque dans un passé récent tous les musulmans riches et importants. N'oublions pas que le coran a été écrit opportunément par un homme et pour des hommes, en fonction des besoins du moment

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Liliane Bénard
-536 points

Hayat,
Votre analyse est intéressante. Il convient toujours de situer qui parle, de quoi il est question et à quel ensemble culturel on se réfère. Vous parlez de consensus.

Ce concept mesure une variable sociologique, différente d'une réflexion individuelle. Même s'il importe de savoir l'opinion du groupe, nul n'ignore qu'elle ne pense pas. Elle accuse certes tant les juristes orientaux qu'occidentaux pour se ranger sur l'un ou l'autre bord.

La difficulté est précisément que l'islam n'est ni d'orient ni d'occident. Il ne permet pas de faire l'économie de la réflexion. Ajami nous dit :
"Parfois l’individu néglige de porter un jugement moral, un jugement de valeur, adapté à la réalité. En ce cas, le concept de « loi divine » déresponsabilise et évite le questionnement. Ainsi, n’a-t-on plus à se positionner moralement s’agissant de la lapidation de l’adultère, ou du fait d’épouser une enfant, ou de déposséder des orphelines vertueuses au profit de leurs frères dévoyés..."
Son retour à

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Liliane Bénard
-536 points

Son retour à l'héritage en conclusion souligne sa cohérence et son humour.

L'héritage peut être moral ou immoral, des frères peuvent être vertueux et des orphelines ( leurs soeurs) dévoyées ! Les droits et les devoirs des hommes sont équivalents à ceux des femmes. Le concept de Loi de Dieu ne saurait déresponsabiliser les êtres humains. La justice de Dieu est une certitude et aussi les revendications humaines en faveur de son institution dans le monde.

La notion d'héritage a empoisonné des familles en occident, provoquant des crimes et des mariages sous la contrainte. Elle n'a rien de pur non plus que les héritiers...

L'héritage véritable est probablement d'un autre ordre et plus spirituel ! En notre temps, il ne s'agit plus d'or et d'esclaves, il est plus question de terres et d'entreprises. Il est légitime si et seulement si il ne favorise pas l'esclavage et la domination des riches sur les pauvres. N'avons-nous pas hérité du sens de la justice ?

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Justine
5 points

Assalâmou alaykoum wa rahmatoullâhi wa barakâtouhou,

J'achève à l'instant la lecture de votre excellent article, Dr Al 'Ajamî et dès que je le pourrai, ce sera avec beaucoup de plaisir que je commanderai vos ouvrages, in châ Allâh.

Wa salâm

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Mailoc
10 points

Qu'en est-il de l'héritage entre un fils et son père , l'un étant musulman et pas l'autre ? Merci de me renseigner .....

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Mailoc
10 points

Qu'en est-il de l'héritage entre un fils et son père , l'un étant musulman et pas l'autre ? Merci de me renseigner .....

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Mailoc
10 points

Qu'en est-il de l'héritage entre un fils et son père , l'un étant musulman et pas l'autre ? Merci de me renseigner .....

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Orlando
-1420 points

Je ne cite pas tout ce que vous avez écrit.

Liliane, avez-vous encore toute votre tête ?

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Justine
5 points

Assalâmou alaykoum wa rahmatoullâhi wa barakâtouhou,

Au secours ! :-))
J'ai apparemment un(e) admirateur(-trice) qui a le doigt coincé sur le pouce vers le bas me concernant. :-)))))
A cet admirateur ou à cette admiratrice : ça va mieux ?
Allez,bonne continuation, ça me déride !

Wa salâm

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Mehmet
9 points

Dr. Al Ajami,

Merci pour ce passage éclairée du Coran. Cela montre qu'il y a vraiment beaucoup à faire pour retrouver la juste voie du Coran. Le titre de votre livre « Que dit vraiment le Coran » en dit long aussi.

Il un fait que les mots dans le Coran sont excessivement bien choisis à leur juste place et valeur.

Dans ce contexte, lire le Coran au premier sens et avec une vision noir/blanc n'est vraiment pas suivre le Coran ni être Musulmans.

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Liliane Bénard
-536 points

Le Goff : la question ne se pose pas en France puisque l'héritage légal ne saurait dépendre de la religion mais du degré de parenté. Un fils hérite directement de son père. Il peut même refuser un héritage s'il comporte des dettes importantes.

Orlando : ma tête n'est pas celle d'un juriste. La question est celle de la transmission des biens à la mort d'un citoyen qui en était propriétaire.

Le Coran prévoit cette transmission avant la mort. La législation des arabes à l'époque de la révélation était connue et complexe. Sa justice est en question.

Muhammad Hamidullah expliquait le privilège masculin avec les charges supportées par ce sexe à cette époque. Il y avait pourtant dans le même temps des femmes riches et des hommes pauvres(cf.Khadija et Muhamad).

En occident, les lois de l'héritage ont évolué. Elles ont aussi maintenu l'inégalité sociale...Des héritiers ont reçu sans rien faire des richesses, y compris le droit de faire des études et de conserver des privilèges. Le sexisme

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Liliane Bénard
-536 points

Le sexisme a existé et existe encore en occident ! malgré le progrès des lois sur l'héritage.

La loi de Dieu a toujours été celle de l'égalité des sexes, les lois des hommes restent différentes...

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EL MRASKRI
-7 points

Encore un exemple de production "intellectuelle" avec pour objectif de proposer un courant moderniste d’interprétation des textes sacrés.Presque tout ce qui est proposé par l'auteur est approximatif et finit dans l'erreur.Pour exemple premier est de s'imaginer en décalage par rapport à une horde d'oulémas qui benoîtement n'aurait pas saisi les nuances grammaticales, de sémantiques ou contextuelles.La parodie atteint son paroxysme quand ce docteur voulant nous sauver de la sclérose séculaire nous imagine prisonnier d'un fiqh réduit à léguer(non à léser) nos soeurs dans l'héritage.Vous n'aviez pas besoin d'envoyer un message subliminal contre ce que vous appelez les wahabites saoudiens ou autres salafistes pour essayer de donner de l'épaisseur à vos "à peu près" et qui ne servent que vos admirateurs et donneurs d'ordre néo-orientalistes dont la posture à l'égard des oulémas du hijjaz ne trompent que les lecteurs crédules.Je vous reviendrai en attendant lisez Abdel-Adhîm ibn Badawy!

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Doryphore
-113 points

Salam Justine

Vous aurez ma contribution positive tant que la justinophobie aura cours sur ce site :)

Je ne vous demanderai rien en échange car bien que mon score "s'Orlandise", il atteste que mes propos irritent aussi quelques pleutres mahométan(e)s (pardonnez l'oxymore).

En souhaitant que mon soutien n'aggrave pas votre situation :D

Salam

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Yasmina
100 points

d'accord avec vous Hayat. Pour abonder dans votre sens:

Voilà les lignes de front du réformateur : retourner à l’Histoire, au Texte, par une approche anthropologique et sociologique, et décaper la jurisprudence( que certains appellent "charia") de toutes ces scories… Seul le Coran est sacré. Seul le Coran oblige.le Coran, en amont, est une parole divine puisque c’est Dieu qui parle, c’est une parole théandrique selon le terme théologique approprié.

La réforme ne viendra jamais du dehors mais de l’intérieur de la mosquée. Et là, tout est possible, si l’on est musulman de conviction, par le libre jeu de la réflexion critique, du doute, de la mise en interrogation, car il n’y a pas de conviction sans interrogation.

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Yasmina
100 points

Dieu nous ordonne de faire le Bien:

Verset90, sourate les Abeilles XV1:

" Dieu ordonne l'équité, la bienfaisance, la libéralité envers les parents et interdit la turpitude, tout ce qui soulève la réprobation, l'insolence.Il vous exhorte afin que vous vous souveniez."

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Justine
5 points

Assalâmou alaykoum wa rahmatoullâhi wa barakâtouhou,

(A)ELMRASKRI,

On sent bien tout l’amour fraternel que ces deux tendances se portent : c’est dommage.

Abdel-Adhîm ibn Badawy est une référence pour un site (entre autres) dont je reçois la newsletter, et il est heureux de constater qu’un des prêcheurs de ce site qui suit les érudits du Hidjaz ait appelé à voter pour l’élection présidentielle française : on a perdu 20 ans, comme dirait un prêcheur de tendance ikhwan sur un site de sa tendance. Mouhim, les musulmans, majoritairement se sont accordés sur cette question, alhamdoulillâh.

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Justine
5 points

(B) Les querelles de savants restent des querelles de personnes compétentes, et à mon niveau, je me contente de prendre connaissance de leurs productions intellectuelles sans esprit partisan puis de choisir ma voie en toute responsabilité. Comme on le sait, le clergé n’existe pas en islam et ne jouons pas sur les mots comme l’a fait un prêcheur marocain-belge, que j’apprécie néanmoins, en parlant d’hiérarchie, et ce, pour inciter et l’Etat belge et la Oumma à ne donner la parole qu’aux imams et représentants musulmans officiellement reconnus.

@ Doryphore passant,

Baraka Allâhou fik pour votre soutien fraternel. Ne vous inquiétez pas, même à -1OOO, je serai encore là, in châ Allâh (merci Orlando pour l'exemplaire ténacité!).

Wa salâm

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fraise des bois
-5 points

Toujours le texte mis appart :

des militants de sarko ont vandalisés des bureaux de vote à marseille!

une amie portant le voile qui était sortie devant chez elle c'est fait cracher au visage ce matin ! par un homme passant en voiture

Une autre toujours portant le voile c'est vu adresser des doigt d'honneur par ses voisins français...

eh bien, elle est belle la france raciste! sarko a fait monter l'intolérance (qui sont les sauvages?)

ALLEZ VOTEZ IL EST ENCORE TEMPS

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fraise des bois
-5 points

Toujours le texte mis appart :

des militants de sarko ont vandalisés des bureaux de vote à marseille!

une amie portant le voile qui était sortie devant chez elle c'est fait cracher au visage ce matin ! par un homme passant en voiture

Une autre toujours portant le voile c'est vu adresser des doigt d'honneur par ses voisins français...

eh bien, elle est belle la france raciste! sarko a fait monter l'intolérance (qui sont les sauvages?)

ALLEZ VOTEZ IL EST ENCORE TEMPS