Mardi 22 mai 2012
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Enseignement de la langue arabe : clarifications et mises au point

La langue arabe ne peut pas être considérée comme une langue « rare » puisqu’elle est parlée par plus de 250 millions d’individus à travers le monde et qu’elle est la langue officielle de plus de vingt pays.

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La langue arabe ne peut pas être considérée comme une langue « rare » puisqu’elle est parlée par plus de 250 millions d’individus à travers le monde et qu’elle est la langue officielle de plus de vingt pays. Elle est aussi une langue internationale reconnue comme telle par les Nations Unies. Aujourd’hui elle est devenue une langue de communication au travers de ses chaînes de télévision, de ses radios et de ses journaux.

Récemment, Mohammed Bakri dressait un constat alarmant de la situation de l’enseignement de la langue arabe dans les établissements secondaires en France[1]. Selon lui, « seulement 6.178 élèves apprennent l’arabe dans le secondaire en 2009, soit 1% des effectifs, selon le ministère ». Mohammed Bakri ajoutait que « seulement 217 établissements proposent un enseignement d’arabe en 2010-2011, avec seulement 218 professeurs, alors que le Capes d’arabe a été supprimé en 2011 ».

Ces chiffres montrent une absence totale de volonté de développer l’enseignement de la langue arabe de la part de l’Éducation nationale française alors qu’une réelle demande existe en faveur de l’apprentissage de cette langue. Cette absence de volonté résulte d’un héritage historique colonial qui a toujours cherché à étouffer l’identité culturelle des peuples arabes qui s’exprime principalement au travers de cette langue comme ce fut le cas hier dans les colonies françaises du Maghreb notamment.

Toutefois, en raison d’une très forte demande et du développement d’un dense réseau associatif visant à répondre aux demandes d’apprentissage de la langue arabe, l’État français s’intéresse de plus près à l’enseignement de cette langue. Cependant, cet intérêt repose sur de « mauvaises raisons » puisqu’il s’agit avant tout de contrer le travail d’enseignement et de diffusion de la langue arabe effectué par les associations depuis des années. En effet, différents acteurs font planer le doute sur l’enseignement de la langue arabe développé par ces associations qui, pour centaines, nourriraient de « sombres desseins ».

Évidemment leurs propos ne s’appuient sur aucun élément concret  mais cherchent uniquement à stigmatiser le travail des acteurs associatifs qui enseignent et diffusent la langue arabe. Pour ces gens, l’enseignement de la langue arabe ne doit pas être développé dans l’enseignement secondaire français pour promouvoir la connaissance d’une langue et d’une culture mais avant tout  pour « contrôler » et « maitriser » des populations musulmanes considérées comme potentiellement dangereuses.

Au-delà de ces sous-entendus stigmatisants, cet article rapporte des propos d’un orientaliste défraichi particulièrement tendancieux à l’encontre des Arabes et des musulmans. En effet, pour l’orientaliste Luc Deheuvels l’arabe «  pâtit aussi de « l’image brouillée » qu’il véhicule « entre barbus et femmes voilées » ». Ces propos réducteurs et particulièrement insultants à l’égard des musulman-es cherchent à masquer les politiques étatiques françaises visant à limiter l’enseignement de la langue arabe et à dédouaner les orientalistes incompétents qui, à l’image de Monsieur Deheuvels, ont été totalement incapables de défendre l’enseignement de cette langue en France.

N’ayant que faire de ces sous-entendus grossiers, nous continuerons notre patient travail d’enseignement et de diffusion de la langue arabe afin de faire mieux connaitre une langue et une culture à un public avide de savoir. Contrairement à ce que certains insinuent nos intentions et nos pratiques sont claires et nous n’avons absolument rien à cacher en ce qui concerne notre activité d’enseignement de la langue arabe. Cet enseignement est d’ailleurs ouvert à tous sans distinction d’appartenance religieuse ou d’origine culturelle.

Le Centre culturel Tawhid de St-Denis

[1] Mohammed Bakri, « Apprentissage de l'arabe: l'école à la traîne »,  Libération, 03/02.2011, URL : http://www.liberation.fr/societe/01012317779-apprentissage-de-l-arabe-l-ecole-a-la-traine

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Commentaires

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nanny
-10 points

Maxime Rodinson rapportait que des orientalistes haineux tout en s'émerveillant sur l'arabe disaient que les arabes ne méritaient pas leur langue.

On dirait que la nouvelle génération d'orientalistes n'est pas différente: ils ont une telle haine des arabes qu'ils font tout pour momifier cette langue et en faire une langue morte .

Il nous appartient à nous arabes et musulmans de tout faire pour qu'elle reste intacte dans la tête et le coeur de nos enfants.

A défaut être enseignée à l'école, peut-être faut-il mobiliser ces fameuses mosquées cathédrales qui font la fierté de Moussaoui et autres dirigeants dont le rôle est quand-même de défendre la langue du Coran.

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Liliane Bénard
-549 points

Il est certain que la langue arabe joue un rôle particulier dans le monde. D'un point de vue linguistique, elle est pourtant moins importante que l'anglais ou l'espagnol. Le chinois est aussi parlé par plus de contemporains.

Il n'en reste pas moins malgré les chiffres que tous ceux qui lisent le Coran sont appelés à lire l'arabe. Tous ceux également qui rencontrent des termes arabes vilipendés par les médias. Qu'il s'agisse d' "hallal", de " jihad" ou de "chari'a".

Que le CAPES de langue arabe ait été aboli en 2011 est une honte dans un pays où un grand nombre d'habitants ont l'arabe comme langue maternelle !

La richesse de la langue arabe est précisément de ne pas être une langue latine. Son alphabet est aussi particulier. Elle véhicule de plus une culture internationale. Outre que sa source sémite est une réalité accessible à toutes les religions du Livre.

Je ne suis pas arabophone mais personne ne pourra nier que l'arabe est une richesse universelle dont l'ignorance (...)

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Liliane Bénard
-549 points

L'ignorance de l'arabe pourrait bien être catastrophique, d'abord d'un point de vue religieux mais aussi civilaationnel en relation avec les cultures européennes.

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Liliane Bénard
-549 points

D'accord Mahi Zohra,
La langue du Coran est à connaître de tout lettré. Elle fait certes appel à un alphabet particulier dont la calligraphie est mirifique. Elle interdit surtout tant de contr-sens qui arrangent les colonisateurs.

Apprenons la langue du Coran qui n'hésite pas à utiliser plusieurs racines étrangères pour approcher les hommes de la vérité par delà tant de dialectes trompeurs...

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Liliane Bénard
-549 points

L'ignorance de l'arabe pourrait bien être catastrophique, d'abord d'un point de vue religieux mais aussi civilaationnel en relation avec les cultures européennes.

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Sarah
-285 points

Oumma.com,puis-je savoir pourquoi ne peut-on pas commenter les articles concernant la censure du CRIF et les élucubrations de tonton Adler?

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Sharaf
-29 points

Par sagesse ou par pudeur,il y a des cas de sujet qui peuvent se passer de tout commentaire,nous disons dans un dicton maghrébin,
que: "la langue n'a pas d'os".
- el-Lissân mâ fîh 3dam -

De même que la modération,tel que dans l'arbitrage sportif, nous est importante et utile dans nos débats d'idées en publique.
Bonne route.

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Djamila
-16 points

Cette langue ne sera JAMAIS une langue morte car c'est la langue de la Révélation, de notre Prophète bien-aimé (SWS) et surtout, surtout du Coran, n'en déplaise aux haineux et jaloux !

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Jean-Pierre CHAMBARD
-40 points

Ben, tout simplement parce que dans les deux cas :

C'est CRIF CRIF BOURRICOT !!!

Oups !!!

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Sharaf
-29 points

Très bien dit CHAMBARD !
- " Les murs ont des oreilles. "

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Pancole
-577 points

On est heureux d'apprendre que Dieu parle arabe.

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Liliane Bénard
-549 points

Cher Palazzo,
Dieu connaît certes toutes les langues et leurs prodiges comme le fait qu'elles sont traduisibles...avec certes un petit effort...