Au bal des hypocrites, Marine Le Pen n’a rien d’une débutante, et pourtant en frayant dangereusement avec des nostalgiques du IIIe Reich, vendredi, en Autriche, ses premiers pas sur la piste d’un bal immonde, où naguère des néonazis étaient ovationnés, signent son premier grand faux pas politique.
La candidate à la présidentielle, qui a eu tant de mal à remplir son agenda lors de son séjour américain, aurait été mieux avisée de ne rien inscrire dans son carnet de bal à Vienne, et de décliner l’invitation du président autrichien du parti d’extrême droite (FPÖ), Heinz-Christian Strache.
Dehors, loin des mondanités, la polémique a en effet retenti, couvrant tous les violons du bal, pour dénoncer la coïncidence de l’événement avec le 67e anniversaire de la libération du camp d'extermination d'Auschwitz.
Mais la tentation de festoyer, sous les ors du Palais impérial d'hiver des Habsbourg, la Hofburg, en présence du gotha ultra-nationaliste du Vieux Continent, au titre de l’Alliance européenne pour la Liberté, a été plus forte que l'imposture Lepéniste du FN féminisé, relooké, rajeuni, et propre sur lui...
Le charme désuet et tourbillonnant des valses de Vienne ont eu raison de sa duplicité, et c’est au pas cadencé que Marine Le Pen en a profité pour resserrer les liens avec Martin Graf, le président de l'Assemblée nationale autrichienne, issu du FPÖ et réputé comme l’un des plus implacables représentants de l’extrême droite européenne, avant de dîner en bonne compagnie, avec son hôte Heinz-Christian Strache.
Sa révolution « Bleu Marine », qui a substitué une victime expiatrice à une autre, en l’occurrence les musulmans de France, emprunte de bien sinueux détours, qui s’éloignent du chemin pavé de bonnes intentions promis à son électorat galvanisé.
Marine Le Pen, en lice pour l'élection suprême, s’est autorisée à fêter « son entrée dans le monde » au bal des vampires du populisme européen. Ce pas de trop sera-t-il rédhibitoire dans l’opinion, alors que l’illusion du renouveau frontiste se heurte de plein fouet aux réminiscences d’un funeste passé ?




Commentaires
Ben, une réunion de famille ... en fait !
Rappelons que l'Autriche est le seul pays de l'Europe de l'ouest qui n'a jamais connu de politique ni de programme de dé-nazification. Bien avant tous les partis extrêmistes en France, Belgique, Italie, et autres, l'Autriche avait déjà ses propres partis héritiers de l'ère nazi. Kurt Waldheim, secrétaire général de l'ONU (après avoir menti sur son passé durant la guerre) en est l'illustration la plus parfaite. Pas étonnant que cette truie de LePen se sente presque chez elle, dans un bal à Vienne, la semaine même de l'anniversaire de la libération du camp d'Auschwitz.
Le plus pathétique ce sont les quelques 20% de beaufs qui voient une solution politique en elle. Et ces mêmes Français bien propres sur eux viennent faire la leçon de démocratie au reste du monde! Aristote avait peut-être raison, la démocratie est trop précieuse pour la donner au peuple...
Ou sont Palazzo et Orlando ? Salomon et Samuel je veux dire.
Ach mein Gôt, z'est le retour de la pête immonde!! Auschwitz est à nos portes!!
Vous hurlez avec les loups comme tous les médias du Système, l'UMPS et le Medef réunis, en collaboration avec le Fdg...
Mais c'est bien, surtout ne changez rien, demandez encore implicitement aux musulmans de voter pour les manipulateurs du PS et de SOS Racisme Dray-Botul Lévy-Halter and Co qui mèneront le troupeau et qui mettront un arabe en vitrine de temps en temps pour récolter des voix... C'est plus respectueux tout ça, c'est sur.